Monde en Question

Analyse de l'actualité économique, politique et sociale dans le monde

Archives Mensuelles: septembre 2011

Réinventer la politique après Marx


La pensée politique semble être aujourd’hui dans une impasse. L’épuisement de la tradition marxiste et de toute forme de pensée radicale ainsi que la domination d’une pensée libérale dont les principes sont presque unanimement acceptés sont autant de phénomènes qui traduisent l’essoufflement d’une philosophie politique qui n’est plus articulée à un projet émancipateur.

Parmi les pensées faisant exception à cette tendance générale, l’une des plus fortes est sans nul doute celle de Cornelius Castoriadis. Cet ouvrage se propose ainsi d’éclairer l’intérêt de cette pensée, de montrer en quoi elle permet de répondre aux grandes questions de la philosophie politique et d’offrir une alternative à l’imaginaire dominant en réaffirmant la valeur du projet d’autonomie – à l’origine aussi bien de la philosophie que de notre tradition démocratique.

Arnaud TOMÈS, Philippe CAUMIÈRES, Cornelius Castoriadis – Réinventer la politique après Marx, PUF, 2011 [Le journal de la philosophie].

Lire aussi :
Dossier documentaire Socialisme ou Barbarie, Monde en Question.
• L’actualité des livres
- Centre National du Livre
- Veille littéraire CNL

La fabrique de l’homme endetté


La dette, tant privée que publique, semble aujourd’hui une préoccupation majeure des "responsables" économiques et politiques. Dans La fabrique de l’homme endetté, Maurizio Lazzarato montre cependant que, loin d’être une menace pour l’économie capitaliste, elle se situe au cœur même du projet néolibéral. À travers la lecture d’un texte méconnu de Marx, mais aussi à travers la relecture d’écrits de Nietzsche, Deleuze, Guattari ou encore Foucault, l’auteur démontre que la dette, loin de n’être qu’une réalité économique, est avant tout une construction politique, et que la relation créancier/débiteur est le rapport social fondamental de nos sociétés.

La dette n’est pas d’abord un dispositif économique, mais une technique sécuritaire de gouvernement et de contrôle des subjectivités individuelles et collectives, visant à réduire l’incertitude du temps et des comportements des gouvernés. Selon la logique "folle" du néolibéralisme – qui prétend substituer le crédit aux salaires et aux droits sociaux, avec les effets désastreux que la crise des subprimes a illustrés de façon dramatique –, nous devenons toujours davantage les débiteurs de l’État, des assurances privées et, plus généralement, des entreprises, et nous sommes incités et contraints, pour honorer nos engagements, à devenir les "entrepreneurs" de nos vies, de notre "capital humain" ; c’est ainsi tout notre horizon matériel, mental et affectif qui se trouve reconfiguré et bouleversé.

Comment sortir de cette situation impossible ? Comment échapper à la condition néolibérale de l’homme endetté ? Si l’on suit Maurizio Lazzarato dans ses analyses, selon lesquelles la dette est avant tout un instrument de contrôle politique et l’expression de rapports de pouvoir, force est de reconnaître qu’il n’y pas d’issues simplement techniques, économiques ou financières. Il nous faut remettre en question radicalement le rapport social fondamental qui structure le capitalisme : le système de la dette.

Maurizio LAZZARATO, La fabrique de l’homme endetté – Essai sur la condition néolibérale, Amsterdam, 2011 [Le journal de la philosophie].

Lire aussi :
Dossier documentaire Économie crise, Monde en Question.
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Revue de presse Libye 03/09/2011


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03/09/2011, Quand la CIA écrivait un discours pour Kadhafi, Dedefensa

Effectivement, c’étaient en quelque sorte “les temps bénis des colonies”, du temps de la coopération intense, voire parfois amicale, entre deux des principaux services du bloc BAO, la CIA américaniste et le MI6 britannique, et le régime libyen du colonel Kadhafi… Un long article du New York Times du 2 septembre 2011 détaille le contenu d’un certain nombre de documents découverts dans les bureaux de la direction des services de renseignement libyens.

02/09/2011, Le gros gâteau, Presseurop

02/09/2011, Rencontre du chef islamique de Tripoli, et ami de l’OTAN…, Dedefensa

David Cockburn a rencontré Abdulhakim Belhadj, chef militaire de Tripoli pour les rebelles libyens (The Independent du 2 septembre 2011). Belhadj est l’objet de bien des spéculations et hypothèses, à cause de son passé de militant islamiste, ancien combattant islamiste anti-soviétique en Afghanistan, dans les années 1980 (Voir le 27 août 2011 et le 28 août 2011).
D’une façon générale, Belhadj confirme la version soft (façon de dire) des hypothèses à son égard : certes, entraîné en Afghanistan, certes torturé par la CIA puis par les services de Kadhafi quand Kadhafi était le meilleur ami de la CIA et de l’OTAN ; mais nullement d’accord avec al Qaïda, aujourd’hui acharné à œuvrer pour l’unité tranquille et modéré de la Libye et ainsi de suite… Belhadj admet tout de même qu’il lui est assez difficile d’oublier le traitement que lui a fait subir la CIA.

02/09/2011, Libye : la conférence de Paris laisse bon nombre de questions sans réponse, Xinhua

La France et la Grande-Bretagne, qui soutiennent la prise de mesures militaires pour évincer le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, ont mis l’accent sur l’importance d’une présence continuelle de l’OTAN dans le pays afin de protéger les Libyens.
Les Etats-Unis ont exigé le bon usage des avoirs libyens dégelés et ont mis en garde contre l’extrémisme et le terrorisme.
La conférence de Paris "est d’assez mauvais signe", car "commencer un processus de construction étatique et national par une conférence internationale qui donne le rôle principal aux puissances occidentales [..] rendra probablement encore plus difficile la mise en place d’un régime consensuel et accepté par la population" libyenne, a confié à l’agence Xinhua Bertrand Badie, expert en relations internationales de l’université SciencesPo de Paris.
La rébellion libyenne est "formée de courants politiques très contradictoires puisqu’on y trouve des démocrates, des libéraux mais aussi des islamistes", a souligné M. Badie, avant d’ajouter qu’ainsi il s’agit d’abord de savoir "qui va l’emporter à l’intérieur de cette coalition très mystérieuse [du CNT] et dans quelle mesure ceux qui vont l’emporter vont imposer leur volonté à ceux qui auront connu la défaite".
Concernant le poids des puissances étrangères dans la Libye post-Kadhafi, M. Badie a constaté que ce pays pétrolier riche et stratégique, en tant que "trait d’union entre le Moyen-Orient et le Maghreb, entre le monde arabe et l’Afrique" et "lieu de transit pour l’immigration", intéresse beaucoup "tant la communauté internationale que les communautés régionales notamment la Ligue arabe et l’Union africaine)".
Appelant au dégel des avoirs libyens, les puissances occidentales, notamment la Grande-Bretagne et la France, sont suspectées d’avoir signé des accords secrets pour obtenir une partie des ressources pétrolières riches de la Libye. Le quotidien français Libération rapporte que le CNT a signé un accord avec la France, promettant plus d’un tier du pétrole libyen aux entreprises françaises en échange de son soutien.
Outre les puissances occidentales, le Qatar, la monarchie du Golfe qui a participé à l’opération de l’OTAN, et l’Algérie, voisin de la Libye abritant les memblres de la famille du colonel Kadhafi, cherchent également à promouvoir leurs propres intérêts dans la transition politique libyenne.

02/09/2011, Serge LEFORT, Washington-Tripoli, une vieille histoire, Monde en Question

01/09/2011, Grand entretien : Edgar Morin, en partenariat avec le magazine Books, Du Grain à moudre

Edgar Morin tombe dans le travers pointé dans l’article Actualité, savoir se taire.

01/09/2011, Les États-Unis avaient programmé d’intervenir en Irak, Syrie, Libye, Somalie, Soudan, Iran, dès septembre 2001, Silvia Cattori

Le général Wesley Clark affirme, dans un enregistrement daté de 2007, que le Pentagone avait programmé d’intervenir militairement en Irak et en Libye, -ainsi qu’au Liban, en Syrie, en Somalie, au Soudan, en Iran- dix jours après les attentats du 11 septembre 2001.

01/09/2011, Dmitri KOSSYREV, Le sort de l’argent débloqué pour la nouvelle Libye, RIA Novosti

Les nouvelles des fronts libyens cèdent peu à peu la place à un tout autre problème, à savoir qui donnera l’argent libyen "dégelé", selon quelles modalités, quels en seront les bénéficiaires et à quoi ces sommes seront-t-elles utilisées. La Grande-Bretagne débloquera 1 milliard de livres, un demi-milliard de dollars sera alloué par l’ONU… Actuellement, le jeu diplomatique mondial se déroule autour de ce sujet.

01/09/2011, Libye : après la guerre, les affaires, Presseurop

Derrière l’entente affichée par les participants à la conférence de Paris sur la “Libye nouvelle” se cache la guerre souterraine que la France, l’Italie et le Royaume-Uni ont déjà entamée pour l’exploitation des ressources du pays, ainsi que le racontent les journaux français, italiens et britanniques.

01/09/2011, Donnant-donnant, Presseurop

01/09/2011, L’UE et son ancienne realpolitik libyenne, EurActiv

La conférence internationale convoquée à Paris pour discuter de l’avenir de la « Libye nouvelle » succède à une période, pas si lointaine, où l’Union européenne, comme les États, traitait d’égal à égal avec Kadhafi.

01/09/2011, À qui profitera la conférence des "amis de la Libye" ?, France 24

• La France et le Royaume-Uni :
Ce sont les deux grands gagnants du conflit libyen. Locomotives de l’intervention armée, initiateurs de la résolution 1973 ayant autorisé le recours à la force contre les troupes de Kadhafi, ils sont à l’initiative de cette première conférence chargée d’orchestrer la transition démocratique du pays.
Leur soutien inconditionnel au Conseil national de transition (CNT) devrait – sans surprise – leur permettre d’avoir une longueur d’avance dans la course aux contrats pétroliers et gaziers qui s’annonce…
• Les pays du Golfe :1. Qatar et Émirats arabes unis
Le Qatar et les Émirats ont été les seuls pays arabes à participer aux opérations militaires engagées en Libye dans le cadre de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU. Ils ont aussi été parmi les premiers à reconnaître le CNT comme autorité légitime en Libye.
2.   Arabie saoudite (présence à confirmer)
"Quoi qu’il en soit, l’Arabie saoudite est un peu perdante aujourd’hui. C’est un pays qui a toujours été réticent aux changements qui ont eu lieu dans les pays arabes, relève Pierre Vermeren. Elle perd surtout un allié de poids dans l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole).
• La Chine et la Russie :
Ces deux pays vont devoir batailler ferme pour se relancer dans la course aux contrats pétroliers. Pourtant, partenaires de premier plan de la Libye avant la guerre, "Pékin et Moscou pourraient bien avoir perdu la course à l’or noir, du moins pour le moment", souligne Pierre Vermeren.

01/09/2011, Les puissances occidentales ne doivent pas profiter injustement de la reconstruction dans la Libye post-Kadhafi, Xinhua

La conférence de Paris doit être considérée comme une plate-forme permettant de réunir les forces internationales afin d’aider à accélérer la reconstruction de la Libye post-Kadhafi ; elle ne doit pas ressembler à une conférence du type de celle qui a débouché sur le traité de Versailles, avec des puissances occidentales s’efforçant avant tout de promouvoir leurs intérêts dans un pays meurtri par la guerre.
Depuis le début, les puissances occidentales ont pris la tête des opérations dans l’intervention militaire en Libye, et certaines compagnies occidentales, telles que le géant pétrolier français Total, préparent désormais activement leur retour dans le pays à travers des contacts étroits avec le Conseil national de transition (CNT).
Actuellement, certaines puissances occidentales sont davantage axées sur leurs intérêts commerciaux, avec notamment une visée sur les riches ressources pétrolières libyennes, que sur le processus de reconstruction qu’appelle de ses voeux la population du pays.
Etant donné cette situation, le Conseil de sécurité de l’ONU, généralement considéré comme un organe représentatif de la communauté internationale, et dont l’expérience, accumulée au fil des ans, en matière de gestion de la reconstruction dans les pays déchirés par la guerre, est reconnue, devra s’affirmer pour jouer le rôle qui lui revient dans la Libye post-Kadhafi sans se laisser marginalisé.
De plus, les organisations régionales de poids telles que l’Union africaine et la Ligue arabe doivent contribuer à la reconstruction globale en Libye.
Enfin, les opinions des différentes composantes de la nation libyenne devront être respectées afin d’assurer une reconstruction incluant tous les acteurs.

01/09/2011, Les preuves se multiplient sur les atrocités commises par les "rebelles" libyens, WSWS

Une série de reportages réalisés à Tripoli ont montré que les forces appuyées par l’OTAN avaient commis un massacre dans la guerre civile libyenne. Ces reportages, publiés dans des journaux largement en faveur de l’intervention des États-Unis et de l’OTAN pour renverser le régime de Mouammar Kadhafi, viennent une fois de plus exposer le mensonge que la guerre impérialiste contre la Libye est motivée par des visées humanitaires et la volonté de protéger les civils.
Une image effrayante émerge du nouveau régime qui est en train d’être consolidé à Tripoli. Il est consolidé dans le sang, tandis que se déroulent des massacres de civils pro-Kadhafi ainsi que des pogroms contre les travailleurs africains immigrants. Tout cela se passe sous la direction d’un allié d’Al-Qaïda qui reçoit ses ordres des quartiers généraux de l’OTAN et de la Maison-Blanche.

31/08/2011, Libye : des femmes immigrées africaines victimes de viols, Info-Palestine

Des travailleurs migrants vivant dans un bidonville en dehors de Tripoli ont affirmé que plus d’une vingtaine de femmes du camp ont été violées il y a deux semaines par les forces de l’opposition qui ont lancé leur assaut final contre la capitale.
Comme des centaines d’autres migrants en provenance du Nigeria, du Tchad, du Sénégal et d’autres pays africains, elles avaient fui vers ce camp pour échapper aux bombardements de l’OTAN et les batailles de rue imminentes.
Dans la nuit du 19 août, des hommes armés sont entrés dans le camp du port. Ils ont tiré en l’air, en criant "Dieu est grand". Cette nuit-là, disent Johnson et Ikibueka , elles ont été violées sous la menace des armes.
Johnson, Ikibueka et plusieurs hommes parmi les réfugiés ont dit que les assaillants étaient des rebelles et qu’ils criaient des insultes contre Kadhafi. Au moment des viols, le camp était dans une zone contestée.
Mais Ogiexeri dit qu’il ne pouvait assurer qui avait mené les attaques. Il est possible que les forces des deux côtés, ou même des hommes armés sans affiliation, puissent avoir pris d’assaut le camp de port.

31/08/2011, L’Algérie et les "rebelles" de l’OTAN en Libye, Mounadil al Djazaïri

La cause humanitaire progresse en Libye grâce à l’action concertée des médecins de l’OTAN et de leurs infirmiers fondamentalistes, ceux qu’on appelle "rebelles".
Je vous ai parlé sur ce blog des exactions que ces gens commettent, les uns par les bombardements de leur aviation sur des infrastructures civiles, les autres par des massacres perpétrés contre des innocents, avec une nette prédilection pour les personnes d’origine subsaharienne.
Ces terroristes, sûrs de l’impunité que leur confère leur alliance avec les "démocraties" occidentales, se permettent tout, non seulement en Libye mais dans les relations avec l’Algérie qui a une longue frontière commune avec ce pays.

31/08/2011, Jean-Jacques LAMY, Libye : comment les puissances impérialistes préparent l’après-Kadhafi, Lutte Ouvrière

Avant même la fin de la guerre, et alors que Kadhafi continue à échapper à ses poursuivants, ce sont désormais les problèmes de l’après-Kadhafi qui passent au premier plan, pour les Sarkozy, Cameron et Hillary Clinton comme pour les dirigeants du CNT. Officiellement, il s’agit de planifier la reconstruction de l’économie du pays, dévasté par la guerre, et de soutenir « les efforts menés par le CNT pour assurer la transition vers un régime démocratique ». En fait, il s’agit surtout, dans une situation où des groupes d’insurgés armés incontrôlés occupent le terrain abandonné par les troupes de Kadhafi, d’essayer d’éviter « d’être confrontés à un scénario d’anarchie à l’irakienne ». Une crainte relayée désormais en France par toute la presse.
Quand les premiers représentants du CNT ont rejoint Tripoli, après la bataille, la ville était contrôlée par le groupe armé originaire pour l’essentiel de la ville de Misrata, placé sous les ordres de son chef, Abdelhakim Belhadj, promu gouverneur militaire de fait de Tripoli.
Djihadiste bien connu des services secrets américains, qui selon la presse avait participé à des stages d’entraînement en Irak et en Afghanistan, fondateur il y a une dizaine d’années du Groupe islamique combattant de Libye (GICL) proche d’Al-Qaïda, Abdelhakim Belhadj fut arrêté par la CIA en 2004, puis interné par Kadhafi, avant d’être relâché après avoir renoncé officiellement à la guerre sainte. Après l’assassinat, dans des conditions restées obscures, le 28 juillet dernier du général Youness, ancien haut responsable de l’armée de Kadhafi passé à la rébellion anti-Kadhafi, il s’est imposé comme l’un des principaux chefs militaires des insurgés.

31/08/2011, Pepe ESCOBAR, Comment Al-Qaeda est arrivé à régner sur Tripoli, Le Grand Soir

Abdelhakim Belhaj, alias Abu Abdallah al-Sadek, est un djihadiste libyen. Né en mai 1966, il a fait ses premières armes avec les moudjahidin lors du djihad anti-soviétique en Afghanistan dans les années 80.
Il est le fondateur du Groupe islamique combattant en Libye et de facto son émir – avec Khaled Chrif et Sami Saadi comme adjoints. Après la prise de pouvoir par les Taliban à Kaboul en 1996, le GICL a maintenu deux camps d’entraînement en Afghanistan ; un de ces camps, à 30 km au nord de Kaboul et dirigé par Abu Yahya, est strictement réservé aux djihadistes proches ou appartenant à Al-Qaeda.
Après le 11/9, Belhaj s’est installé au Pakistan et aussi en Irak, où il s’est lié d’amitié avec ni plus ni moins que l’ultra radical AbuMusab al-Zarqawi – tout ceci avant qu’Al-Qaeda en Irak ne prête allégeance à Oussama Ben Laden et Ayman al-Zawahiri et ne renforce radicalement ses actions.
Le GICL a été sous la surveillance de la CIA depuis le 11/9. En 2003, Belahj a été finalement arrêté en Malaisie puis transféré, dans le plus pur style "rendition" dans une prison secrète à Bangkok où il était torturé quotidiennement.
En 2004, les Américains ont décidé d’en faire cadeau aux services secrets Libyens – jusqu’à sa libération par le régime de Kadhafi en mars 2010, en compagnie de 211 autres "terroristes", une opération publicitaire annoncée en grande fanfare.
Puis en 2007, Zawahiri, le numéro 2 d’Al-Qaeda à l’époque, annonça officiellement la fusion entre la GICL et Al-Qaeda du Maghreb Islamique (AQMI). Depuis, GICL et AQMI sont la même organisation et Balhaj était et est le chef (émir).
Venons-en à février 2011, Belahj, en homme libre, décide de retourner à ses activités djihadistes et d’engager ses hommes dans le soulèvement planifié de la Cyrénaïque.
Tous les services de renseignement des Etats-Unis, de l’Europe et du Monde arabe savent qui il est. Il a déjà fait savoir que lui et ses hommes ne se contenteront de rien de moins que l’application de la charia en Libye.
On aura beau chercher partout et se raconter des histories, il n’y a rien de "démocratique" chez lui. Mais l’OTAN n’a pas voulu s’en séparer sous prétexte qu’il n’aimait pas beaucoup les "infidèles".
L’assassinat fin juillet du commandant militaire rebelle, le général Abdel Fattah Younis, par les rebelles eux-mêmes semble être l’oeuvre de Balhaj ou de gens très proches de lui.
Il est important de savoir que Younis – avant de se retourner contre le régime – avait dirigé les forces spéciales libyennes qui combattaient férocement le GICL dans la Cyrénaïque entre 1990 et 1995.
L’auteur accrédite le mythe de la survivance d’Al-Qaïda après 2002. Lire : Serge LEFORT, Washington-Tripoli, une vieille histoire, Monde en Question.

31/08/2011, Alexandre LATSA, Révoltes arabes : diplomatie 2.0 ?, RIA Novosti

Il faut remarquer que les révolutions qui ont eu lieu en Tunisie et en Egypte  ont rapidement débouché sur des problèmes économiques importants et n’ont pas encore livré de résultats clairs en matière de gains démocratiques. Mais les évènements en Libye ou en Syrie n’ont plus rien à voir avec ces mécanismes de tentatives de révoltes non violentes. Il s’agit de rebellions organisées, militarisées (par plusieurs puissances occidentales dans le cas de la Libye), et  basées sur des oppositions tribales, ethniques, ou  religieuses.
Bien sur la personnalité du guide Libyen, indéfendable sur la scène internationale a surement incité les états qui étaient opposés à l’intervention militaire, comme la Russie ou la Chine, à ne pas prendre position plus fermement. [...] les représentants de l’opposition libyenne viennent d’affirmer qu’ils envisageaient de coopérer avec les pays industrialisés, y compris la Russie et la Chine, au nom de la renaissance et du redressement de la Libye.

31/08/2011, Libye : une « victoire pleine d’incertitudes », selon un expert français en relations internationales, Xinhua

Selon M. Badie, trois incertitudes sont à souligner : la grande diversité quasi-conflictuelle qui règne au sein du Conseil national de transition ou CNT (organe politique de l’opposition libyenne), la difficulté de mettre en place un nouveau régime politique et, enfin, le rôle que joueront les puissances étrangères dans cette nouvelle Libye.
Par ailleurs, pour cet expert en relations internationales, la Conférence des amis de la Libye, évènement international qui doit se tenir jeudi à Paris, à l’initiative du président français, Nicolas Sarkozy, et du premier ministre britannique, David Cameron, « est d’assez mauvais signe ».
« Commencer un processus de construction étatique et national par une conférence internationale qui donne le rôle principal aux puissances occidentales (..) rendra probablement encore plus difficile la mise en place d’un régime consensuel et accepté par la population (libyenne) », a-t-il expliqué.

31/08/2011, Il est encore trop tôt pour que les entreprises chinoises relancent leurs investissements en Libye, Renmin Ribao

Bien qu’un nombre croissant de pays reconnaissent le CNT (Conseil national de transition) comme le nouveau gouvernement de la Libye, et que certaines entreprises chinoises montrent une volonté de se relancer dans le pays, pour le ministère chinois du Commerce, il est encore trop dangereux d’investir ou d’augmenter les investissements en Libye.
« Pour l’heure, nous essayons de prendre contact avec le CNT et de fournir des aides humanitaires au peuple libyen », a déclaré Mme Xie.La Chine sait aussi parler en novlangue.

30/08/2011, Pierre KHALAF, Renaissance du projet colonial en Libye, Silvia Cattori

La chute inattendue de Tripoli avec la participation d’unités d’élite occidentales et de groupes de mercenaires acheminés de pays où les Israéliens sont très actifs, a focalisé l’attention de l’opinion publique et des observateurs.
La rébellion libyenne est confrontée à un défi de taille et porte le fardeau d’une responsabilité historique : construire la Libye de demain, libre, réellement indépendante, et prospère. Mais l’évolution des événements ces cinq derniers mois montre à quel point elle doit sa victoire à l’Occident. Dans ce contexte, il est peu probable que le Conseil national de transition (CNT) dispose d’une volonté politique assez autonome et solide pour pouvoir résister aux pressions occidentales et faire échouer les plans néocoloniaux américains et européens. Sans compter le fait que de nombreuses personnalités du CNT sont des acteurs de ce plan depuis longtemps.

30/08/2011, L’étrange triangle Paris-Tripoli-Alger, à l’ombre du “printemps arabe”, Dedefensa

La principale leçon étant que l’affaire libyenne et le “printemps arabe” ne cessent de nous réserver bien des surprises, dans le cours desquelles il est difficile de se retrouver. Un analyste politique bien informé se demanderait qui est le plus infréquentable, en termes de morale politique, d’intelligence diplomatique, de psychologie politique, entre le régime déchu du colonel Kadfhafi, les rebelles libyens, le régime algérien, le président français si agité. Il aurait du mal à trancher. L’Algérie pourrait se dire qu’une bonne crise avec la Libye new age qu’elle déteste avant même qu’elle n’existe, serait une bonne façon de ressouder une unité nationale si perturbée par le “printemps arabe” suivant des décennies de dictature corrompue et gérontocratique du parti évidemment unique et révolutionnaire. Il n’est pas assuré que l’OTAN ait des plans préparés pour l’invasion de l’Algérie. Il n’est pas assuré non plus que l’Algérie ne songe pas à prêter main forte à ce qu’il reste du colonel Kadhafi et de ses troupes.

30/08/2011, Dmitri BABITCH, Libye : l’optimisme sapé des "intervenants", RIA Novosti

Tous les pays responsables, y compris la Russie, sont unanimes pour condamner le colonel Kadhafi. Fin mars 2011 le président russe Dmitri Medvedev a déclaré que le colonel devrait répondre de ses crimes. Mais il y a une différence entre la condamnation d’un dictateur et l’invasion du territoire d’un pays indépendant pour le soutien militaire de l’un des camps en conflit.
Le principal instigateur de l’ingérence est le "philosophe" Bernard-Henri Lévy. Ce dernier a appelé début mars Sarkozy sur son portable et lui a dit familièrement: "Tu dois rencontrer les Massouds libyens" – c’est ainsi que BHL a qualifié le CNT en l’honneur du chef des moujahids afghans (Ahmad Shah Massoud). Sarkozy a accepté, et le surlendemain, le 10 mars 2011, le CNT était reconnu par la France.
Il convient d’ajouter que la population afghane est loin de partager l’admiration de BHL d’Ahmad Shah Massoud et le considère comme un chef de guerre. C’est ainsi que Massoud a été qualifié par Malalai Joya, une militante afghane pour les droits de l’homme, lauréate du Anna Politkovskaya Award de journalisme d’investigation en 2008, ainsi que d’autres récompenses.
Hélas, il est tout à fait possible que la paix dans la Libye de demain soit confrontée à la vengeance, au terrorisme et à l’islam radical. Il sera alors temps de parler de la responsabilité de Sarkozy: comment peut-on écouter des individus qui ont prouvé à maintes reprises qu’ils ne savent pas de quoi ils parlent ?

30/08/2011, Akram BELKAID, A propos de la Libye, l’Otan et l’Algérie, Le Quotidien d’Oran

Dans ce pays [Algérie], comme ailleurs dans le monde arabe, on n’a peut-être pas pris la mesure de ce qui s’est passé au Soudan puis en Libye. Dans le premier cas, on réalise que les frontières héritées de la période coloniale ne sont plus un tabou. Dirigé par un dictateur soudain honni ? pour une raison ou pour une autre ? par la communauté international, un pays, arabe ou africain, peut désormais être découpé en tranches au nom de la défense d’une minorité qu’elle soit religieuse, ethnique ou même linguistique. La naissance du Sud-Soudan est donc un précédent majeur dont il serait temps de méditer les raisons et les conséquences futures.
Dans le second cas, la crise libyenne a montré que l’Otan peut très bien intervenir en Afrique du nord. En Libye aujourd’hui, en Algérie demain : plus rien n’est impossible. Durant des années, la diplomatie occidentale s’est attelée à rassurer les pays maghrébins en leur expliquant que la période de la canonnière coloniale était révolue à jamais. On voit bien que l’Histoire peut très bien se répéter. Se croire à l’abri grâce à sa fortune pétrolière, à ses liens supposés privilégiés avec tel ou tel service étranger ou grâce à la puissance supposée de son armée serait une erreur tragique. Tout peut partir d’un simple incident. Un village qui se soulève, une région qui s’embrase et réclame son autonomie, une autre qui revendique un meilleur partage des richesses, et les avions de l’Otan pointeront leur bec. Les Algériens passeront alors d’une servitude à une autre.
Cette conclusion de l’auteur, qui écrit depuis Paris, est en contradiction avec son soutien à la guerre contre la Libye menée par les puissanes coloniales.

30/08/2011, La Libye, un modèle pour la redivision du Moyen-Orient, WSWS

Une rubrique de Philip Zelikow, intitulée « La chute de Kadhafi renouvellera le printemps arabe, » et publiée lundi sur le site Internet du Financial Times, donne un aperçu des objectifs ambitieux poursuivis par Washington et les autres principales puissances impérialistes dans leur soi-disant intervention « humanitaire » en Libye.
La guerre, écrit-il, a été lancée en raison de « l’histoire particulière [de la Libye]et d’une géographie du pays qui ont dûment justifié des calculs pragmatiques de la part des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France et de bien d’autres pays, selon lesquels il fallait saisir cette occasion pour aider les rebelles à se débarrasser de ce régime tout particulièrement dément. »
Comme le fait bien comprendre l’ancien responsable du Conseil de sécurité nationale (NSC) au Département d’Etat, ce processus ne s’arrêtera pas à la Libye. La guerre libyenne, dit-il, « renouvellera une dynamique. » Il poursuit en disant : « Le combat en Syrie, en s’intensifiant lentement, passera davantage encore au premier plan. »
« Une grande partie de la poussée de la politique du printemps arabe provient actuellement des Etats du Golfe persique, tels l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis (EAU) et le Qatar, » écrit-il. « C’est leur heure. Le gouvernement saoudien joue un rôle crucial dans l’isolement actuel de la Syrie par la diplomatie arabe. Les EAU, avec les Saoudiens, ont trouvé les fonds nécessaires qui ont permis aux dirigeants intérimaires de l’Egypte de ne pas se soumettre aux aides proposées sous conditions par les institutions financières internationales. Le gouvernement qatari a joué un rôle vital dans la révolution libyenne. »
La Libye n’est que le début d’une poussée impérialiste visant à réorganiser l’ensemble du Moyen-Orient. Compte tenu des intérêts conflictuels entre les principales puissances impérialistes même, ce processus risque de provoquer des affrontements bien plus sanglants dans un avenir proche.

29/08/2011, Dmitri BABITCH, La guerre libyenne de Sarkozy et de ses conseillers, RIA Novosti

L’une des principales questions après la cessation inévitable du conflit en Libye concerne l’avenir politique des initiateurs de l’ingérence occidentale: avant tout de Nicolas Sarkozy et de certains de ses conseillers. Ces gens vont-ils recueillir les lauriers de la victoire ou seront-ils tenus pour responsables de cet interminable conflit? Actuellement, cette question est soulevée en Europe: l’aviation française a tout de même lancé l’opération à laquelle les autres pays membres de l’OTAN se sont joints progressivement.
L’expérience tchétchène des initiateurs de l’ingérence en Libye ne parle pas en faveur de leur objectivité. Hélas, il est tout à fait possible que la paix dans la Libye de demain soit confrontée à la vengeance, au terrorisme et à l’islam radical. Et il serait alors très difficile de parler de victoire pour Sarkozy.

29/08/2011, Rabeh SEBAA, L’imposture libyenne, Le Quotidien d’Oran

Jusqu’à la mise à prix de la tête du fugitif en dollars, et non en monnaie locale, et la photo du même fugitif frappée d’un wanted diagonal, tous les ingrédients d’un feuilleton yankee sont réunis. Le reste de la série qui se déroule en permanence, en Iraq, en Afghanistan, au Pakistan et bientôt en Syrie est déjà devenu d’une saisissante banalité. Mais le cas libyen permet d’observer, de façon frappante, et effrontément cynique, la voracité empressée des puissances occidentales, en l’occurrence les Etats-Unis et l’Union Européenne, à l’endroit des territoires à conquérir, aux fins d’une mainmise sur leurs ressources stratégiques. Cette voracité non déguisée, baptisée par l’euphémisme burlesque de printemps arabe, et curieusement relayé par l’ensemble des médias de la « bien pensance », a eu pour théâtre originel la Tunisie, l’Egypte puis le Yémen et ensuite la Libye et la Syrie, devient ouvertement insatiable. Elle compte bien s’étendre à d’autres pays dont le travail de fragilisation ou de déstabilisation à déjà commencé. Et tous les prétextes sont bons pour déclencher la sale besogne. C’est dans ce but, et seulement dans ce but, que les États-Unis et l’Union européenne introduisirent, soudainement dans leur vocabulaire idéologique la nouvelle panacée, comme variante droithommienne : la sacro-sainte Protection des Populations Civiles (PPC). Une protection à coups de bombes, dont ces mêmes populations sont, tout naturellement, les premières victimes. Etrange conception de la protection.

29/08/2011, L’occident n’a pas renoncé à son intention de déterminer l’orientation du développement du Moyen-Orient, Renmin Ribao

L’Occident n’a toujours pas renoncé à son intention de déterminer l’orientation du développement de l’Asie de l’Ouest et de l’Afrique du Nord. Cela est lié avec les intérêts économiques. Les fumées de la guerre en Libye ne sont pas encore dissipées que la dispute entre des compagnies pétrolières occidentales y a déjà commencé.
L’Occident tient encore à propager ses idées politiques et intervient directement dans la mise en place du régime politique des pays de la région. Des chercheurs estiment que les changements survenus dans la région d’Asie de l’Ouest et d’Afrique du Nord sont la conséquence de la stratégie géo-politique occidentale. En fait, c’est le résultat inévitable de la longue domination occidentale de l’ordre politique et économique mondial. Depuis des années, du fait que l’Occident est reconnu puissant sur le plan économique, beaucoup de choses portant l’empreinte occidentale sont devenues « universelles » et « obligatoires », surtout le « système démocratique » occidental.

- "Nous, on vous a libérés du joug de Kadhafi. Vous, vous allez bien nous donner un petit quelque chose en échange, n’est-ce pas ?"
- "Oui, Monsieur, Merci"

Lire aussi :
Revue de presse Libye, Monde en Question.
Dossier documentaire Libye, Monde en Question.

Revue de presse Culture 03/09/2011


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03/09/2011, Révolution technologique, Blog en Question

02/09/2011, David Ray GRIFFIN, Un autre regard sur le 11 septembre – 10 ans après Le Nouveau Pearl Harbor-2, Demi Lune

Deux guerres et des centaines de milliers de morts plus tard, sans oublier les populations déplacées et les réfugiés qui se comptent par millions, il convient de se demander en toute lucidité : À qui profite le crime du 11-Septembre sinon au complexe militaro-industriel, aux compagnies de mercenaires et de sécurité, aux pétroliers ?

02/09/2011, Une semaine avec Raoul Ruiz et ses invités (5/5), Hors-champs

02/09/2011, Serge LEFORT, Washington-Tripoli, une vieille histoire, Monde en Question

01/09/2011, La fabrique de l’homme endetté, Le journal de la philosophie

François Noudelmann reçoit Maurizio Lazzarato pour son ouvrage La fabrique de l’homme endetté – Essai sur la condition néo-libérale, Amsterdam, 2011.

01/09/2011, Portraits de communards 2/2, Monde en Question

01/09/2011, Shanghai au fil des pages… Septembre 2011, La France en Chine

01/09/2011, Une semaine avec Raoul Ruiz et ses invités (4/5), Hors-champs

01/09/2011, Jean-Pierre Mocky (4/4), A voix nue

31/08/2011, Marie-Anne PAVEAU, Signes, sexe and linguistique 5. Que "fait" exactement le discours pornographique ?, La pensée du discours

31/08/2011, Aux origines de la guerre d’Algérie, La Vie des idées

Compte-rendu du livre de Claire MAUSS-COPEAUX, Algérie, 20 août 1955 - Insurrection, répression, massacres, Payot, 2011.

31/08/2011, Mathématique et géographie, Planète terre

31/08/2011, Une semaine avec Raoul Ruiz et ses invités (3/5), Hors-champs

31/08/2011, Jean-Pierre Mocky (3/4), A voix nue

30/08/2011, Victor Serge, La République des Lettres

30/08/2011, Une semaine avec Raoul Ruiz et ses invités (2/5), Hors-champs

30/08/2011, Jean-Pierre Mocky (2/4), A voix nue

30/08/2011, Louis-Ferdinand CÉLINE, Monde en Question

29/08/2011, Une semaine avec Raoul Ruiz et ses invités (1/5), Hors-champs

29/08/2011, Jean-Pierre Mocky (1/4), A voix nue

29/08/2011, Lectures de la philosophie analytique, Le journal de la philosophie
Nouvelle émission diffusée par France Culture à suivre…

29/08/2011, La Bataille socialiste, Blog en Question

Une sélection des dernières publications du site La Bataille socialiste (tendance luxemburgiste).

28/08/2011, Une Mademoiselle Angèle bien militante !, AIMOS

Jamais en manque d’inspiration, des militants CGT ont tout simplement repris cet hymne à l’occasion des préparatifs de la manifestation unitaire du 26 octobre 1976 pour la défense de l’emploi des jeunes !
Lire aussi : Revue de presse Culture 2011, Monde en Question.

Revue de presse Crise 01/09/2011


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01/09/2011, La fabrique de l’homme endetté, Le journal de la philosophie

François Noudelmann reçoit Maurizio Lazzarato pour son ouvrage La fabrique de l’homme endetté – Essai sur la condition néo-libérale, Amsterdam, 2011.

01/09/2011, James PETRAS, La classe laborieuse en Europe et aux USA, de droite, de gauche et neutralisée, Le Grand Soir

Les USA, à la différence de l’Europe, passent sans heurt du néolibéralisme à l’extrême droite, la classe laborieuse et la classe moyenne se comportant en victimes passives de la droite ou de la gauche et non en combattants actifs. En Europe, la crise actuelle révèle un profond contraste entre le radical virage à gauche des travailleurs du sud et l’adhésion croissante des travailleurs d’Europe du nord à l’extrême droite. L’idéal de la solidarité internationale des travailleurs est remplacé, au mieux, par une solidarité régionale chez les travailleurs d’Europe de l’ouest et, au pire, par un réseau de groupuscules de droite dans les pays du nord de l’Europe. Avec le déclin de la solidarité internationale, les thèses racistes et chauvines se répandent dans le nord pendant qu’au sud les mouvements de travailleurs se joignent à un vaste éventail de mouvements sociaux qui regroupent les chômeurs, les étudiants, les gérants de petits commerces et les retraités.
La droite capitalise sur le désenchantement des électeurs du centre gauche à l’ouest de l’Europe, mais elle doit faire face en même temps à une formidable résistance de travailleurs et de mouvements sociaux extra-parlementaires. Par contre, dans le nord de l’Europe et aux USA, l’extrême droite ne rencontre aucune opposition consciente —ni dans les rues ni sur le lieu de travail. Dans ces deux contrées, seul l’effondrement du système économique ou une longue et sévère récession économique combiné avec une réduction dévastatrice des protections et des programmes sociaux est susceptible de générer une renaissance des mouvements de travailleurs. Espérons que le réveil de la conscience de classe viendra de la gauche et non de l’extrême droite.

01/09/2011, Gideon LEVY, "March of the Million" is litmus test for a new Israel, Ha’aretz

All of a sudden, a new political language has become acceptable here, a new political agenda, and politicians of a new species. The language is the language of popular protest, which was never the language of Israelis. The agenda is social; it too was never a typical Israeli agenda like the security and military agenda. And the new politicians are youngsters in their 20s, a generation that had never entered Israeli politics, the people who understand nothing about politics. Since they understand so little, they have achieved an amazing success: What was will never be again. Now the struggle is merely over the success rate.
The success rate will be determined on Saturday night in Kikar Hamedina. The question is, where were you until now, and where will you be on the evening of September 3? Because those who don’t come out don’t exist as citizens of this country.

31/08/2011, Le dilemme de la détention de dettes gouvernementales américaines, Renmin Ribao

La Chine possède des réserves de plus de 3 200 milliards de Dollars US en devises étrangères, dont environ 70% seraient libellées en Dollars US, particulièrement en bons du Trésor et en obligations. Etant donné l’augmentation continue de la dette du Gouvernement américain et la dégradation de sa note de crédit par Standard & Poor’s, la mesure la plus évidente pour la Chine serait de cesser d’accumuler des bons du Trésor américain ou de commencer à réduire ses capitaux en Dollars US.
Mais indépendamment de la difficulté de changement immédiat des capitaux en Dollars US en d’autres devises, une telle décision pourrait également causer une forte baisse de la valeur du Dollar US, ce qui pourrait en retour conduire à un effondrement du système financier international. La valeur des actifs en Dollars US de la Chine se réduirait alors aussi. En outre, il n’y a aucun autre actif (or, argent ou autres produits) susceptible de pouvoir s’adapter à l’énorme quantité de bons du Trésor américain que la Chine détient.
La Chine n’a aucune volonté de porter préjudice au système financier international, mais en tant que nation débitrice, les Etats-Unis devraient également comprendre les besoins et les intérêts vitaux de son plus grand créancier.

31/08/2011, Nicolas Sarkozy s’est rendu en Chine en raison de la dette européenne, Renmin Ribao

Tandis que le nuage de la crise de la dette européenne est loin d’être dissipé, la Chine, qui possède la plus grande réserve de devises étrangères du monde, a réaffirmé une fois de plus son appui à l’euro et à la stabilité économique des Etats de la zone. Ainsi, l’attente d’une solution grâce à l’achat d’obligations européennes commence à gagner du terrain. L’économie européenne, tourmentée de la crise de la dette, pourrait se voir insuffler une nouvelle vitalité avec le soutien de la Chine.

30/08/2011, De plus en plus de pauvres à cause de la crise, France Culture

Il y avait en France en 2009 plus de 8 millions de personnes, un peu plus de 13% de la population, qui gagnaient moins de 1000 euros par mois. C’est-à-dire qui vivent en dessous du seuil de pauvreté. Et la proportion s’est accrue depuis l’an dernier.

30/08/2011, Revenus-Salaires – Les niveaux de vie en 2009, INSEE

Le seuil de pauvreté, qui correspond à 60 % du niveau de vie médian de la population, s’établit à 954 euros mensuels en 2009. 13,5 % des personnes vivent en dessous de ce seuil, soit 8,2 millions de personnes. Le taux de pauvreté s’accroît de 0,5 point entre 2008 et 2009.
En 2009, 10,1 % des actifs ayant au moins 18 ans sont pauvres, soit une augmentation de 0,6 point par rapport à 2008. Parmi les personnes occupant un emploi, ce sont les non-salariés qui sont touchés par la hausse de la pauvreté : leur taux de pauvreté passe de 15,3 % à 16,9 %.

29/08/2011, G20 : réunion de travail à Pékin avec HU Jintao, La France en Chine

22/08/2011, Paris Manif Livre sous la direction de Danielle TARTAKOWSKY, Monde en Question

19/08/2011, Benoît XVI en Espagne, Ratzinger à la Puerta del Sol, le Mouvement du 15 Mai dans la rue, Tlaxcala

L’histoire nous montre que ceux qui font une fixation sur la foi en l’existence d’un être fort improbable ont l’habitude d’exterminer ceux qui croient à l’existence d’un être improbable… différent. Au tout début le péché n’était pas tant dans le fait de ne pas croire que dans celui de croire à la même chose avec des différences subtiles. C’est seulement avec le développement de la civilisation que le nombre d’athées a grandi et avec eux la quantité des candidats à l’échafaud, car aux hérétiques s’ajoutaient les incroyants et les sans-dieu. Rien d’étonnant si parfois les croyants se mettent d’accord pour achever l’ennemi commun et remettent à plus tard leurs divergences historiques. Après tout, pour un athée, cela ne change pas grand-chose d’être poignardé par un catholique, un Juif, un musulman ou un orthodoxe.

19/08/2011, Benedicto XVI en España, Ratzinger en la Puerta del Sol, el 15-M en la calle, Tlaxcala

Por parte del Vaticano –y del nacional-catolicismo español– se va a intentar levantar la Reconquista religiosa desde la capital del reino. El 15-M, enfrente, va a seguir reclamando una democracia que merezca ese nombre y que es incompatible con el reino oscuro que significa la concepción oscurantista, autoritaria y reaccionaria del Vaticano. La derecha tiene clara su apuesta. La carga policial en la Puerta del Sol hace pensar que el gobierno sigue dando tumbos. Si la socialdemocracia, desnortada desde que asumió la tercera vía, pierde la bandera del laicismo, ¿qué le queda?

17/08/2011, Alejandro NADAL, Crisis de legitimidad y democracia radical, La Jornada

La crisis económica y la respuesta de política económica han terminado por evaporar la legitimidad de un gran número de estructuras gubernamentales en las economías capitalistas. Ahora es claro que la crisis económica es esencialmente política.

16/08/2011, Karl Marx avait raison, Monde en Question

13/08/2011, L’économie dans une phase "dangereuse" pour le chef de la Banque mondiale, Les Echos
L’économie mondiale est entrée dans une "phase nouvelle et plus dangereuse", qui laisse très peu de marge de manoeuvre aux pays les plus développés, a estimé samedi le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick.
La crise dans la zone euro "pourrait bien être le problème le plus important" de l’économie mondiale, a ajouté M. Zoellick, engageant les pays européens à prendre les mesures nécessaires le plus rapidement possible.
Il a estimé que cette crise était en train de transférer "très rapidement du point de vue historique" le pouvoir économique de l’Occident vers la Chine, qui pourtant "ne tient pas à ce rôle", préoccupée qu’elle est par ses propres soucis.

Lire aussi :
Revue de presse Crise économique, politique et sociale 2011, Monde en Question.
Dossier documentaire Économie crise, Monde en Question.
Dossier documentaire Économie politique, Monde en Question.
Dossier documentaire Économie sociale, Monde en Question.

Revue de presse Palestine 03/09/2011


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03/09/2011, La "tentifada" : slogans et graffiti de l’été social israélien, AFP

"Nous vivons tous sous une tente. Cet été, la Révolution est dans la rue". Taguée, griffonnée, épinglée sur l’emblématique camp de toile du boulevard Rothschild à Tel-Aviv, scandée par des foules record, la parole s’est soudain libérée en Israël.
Si le mot d’ordre "Le peuple veut la justice sociale" cristallise la colère des Israéliens et fédère la vague de protestation sociale déferlant depuis la mi-juillet, celle-ci s’apparente à un mouvement de fond, attrape-tout.
De la "défense de la classe moyenne" au "droit au bonheur", de la baisse des loyers à "l’amour libre", les slogans et graffiti des "indignés" israéliens qui ont fleuri ces dernières semaines illustrent les aspirations diverses, complexes, et parfois contradictoires, d’une contestation sans précédent.
Logements pour tous ("On se bat pour la maison"), baisse des prix des produits alimentaires et du coût de l’éducation ("Israël nous est cher"), jusqu’à l’instauration, carrément, d’un "Etat-providence", après les années triomphantes du libéralisme ("La privatisation tue l’Etat", "Le marché est libre, pas nous").
Mais encore, en vrac: "la loi au service des citoyens"; la défense des femmes victimes d’abus sexuels; le combat des pères divorcés pour la diminution des pensions alimentaires; la protection de l’environnement; pour l’incorporation des religieux orthodoxes dans l’armée…
On ne compte plus les revendications de cette "tentifada", calembour qui résume joliment le mouvement: des villages de tentes ayant poussé comme des champignons dans les villes israéliennes et symbolisant le ras-le-bol, une sorte d’"intifada" pacifique, de la majorité silencieuse.

02/09/2011, La Turquie met à la porte les diplomates israéliens, Info-Palestine

Ce vendredi, la Turquie a expulsé l’ambassadeur d’Israël et les hauts diplomates israéliens.
Ce vendredi, la Turquie est allé plus loin en gelant totalement les accords militaires passés avec son allié d’autrefois.
"La Turquie ne reconnaît pas le blocus israélien de Gaza. Elle soumettra l’étude de ce blocus à la Cour internationale de Justice. Nous commençons à prendre les initiatives nécessaire pour obtenir une prise de position de l’Assemblée générale des Nations Unies (à ce sujet)", a ajouté Ahmet Davutoglu, ministre turc des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse à Ankara.

02/09/2011, Le ton monte entre la Turquie et Israël, France Inter

02/09/2011, Dépêches du 2 septembre 2011, Info-Palestine

01/09/2011, Grand entretien : Edgar Morin, en partenariat avec le magazine Books, Du Grain à moudre

Edgar Morin tombe dans le travers pointé dans l’article Actualité, savoir se taire.

01/09/2011, Gideon LEVY, "March of the Million" is litmus test for a new Israel, Ha’aretz

All of a sudden, a new political language has become acceptable here, a new political agenda, and politicians of a new species. The language is the language of popular protest, which was never the language of Israelis. The agenda is social; it too was never a typical Israeli agenda like the security and military agenda. And the new politicians are youngsters in their 20s, a generation that had never entered Israeli politics, the people who understand nothing about politics. Since they understand so little, they have achieved an amazing success: What was will never be again. Now the struggle is merely over the success rate.
The success rate will be determined on Saturday night in Kikar Hamedina. The question is, where were you until now, and where will you be on the evening of September 3? Because those who don’t come out don’t exist as citizens of this country.

01/09/2011, Peres can’t save Netanyahu from UN debacle, Ha’aretz

Around 130 countries have pledged to vote in the UN General Assembly in about three weeks to recognize an independent Palestinian state in the occupied territories. Barak Ravid reported in Haaretz this week that Israel’s UN ambassador, Ron Prosor, sent a classified cable to Jerusalem saying Israel had no chance of putting together a significant bloc of countries to oppose the resolution. Prosor said that only a few countries would vote against the Palestinian move and that at most a number of countries would abstain or be absent. This means a diplomatic defeat accompanied by Israel’s deepening international isolation.

31/08/2011, Israël arme et entraîne les colons juifs installés en territoire palestinien, Info-Palestine

Selon un journal israélien, l’armée israélienne envisage de fournir des grenades de gaz lacrymogène et des grenades assourdissantes aux colons juifs en Cisjordanie occupée. Ceux-ci ont été formés pour repousser les possibles manifestations au moment où les Palestiniens chercheront à obtenir la reconnaissance d’un Etat aux Nations Unies le mois prochain.
Selon Ha’aretz, l’armée israélienne a également préparé une stratégie pour déterminer une « ligne rouge" pour chaque colonie en Cisjordanie, ce qui permettra de déterminer quand les soldats seront autorisés à tirer sur les Palestiniens s’ils franchissent cette ligne.
Interrogée pour confirmer l’information, l’armée a publié une déclaration écrite ce mardi, disant qu’elle était en train de former et d’entraîner des équipes dans les colonies, chargées de répondre « pour faire face à tout possible scénario".
Le communiqué indique que « la formation de la majorité des équipes de première intervention était achevée" et que les exercices étaient en cours.

31/08/2011, Ameer MAKHOUL, Réflexions sur l’avenir des mouvements de solidarité, Info-Palestine

Menée à une époque de mondialisation de la terreur d’Etat, l’entreprise officielle et internationale de sabotage de la Flottille de la Liberté constitue un moment- clef dans l’histoire du mouvement populaire mondial et de la solidarité entre les peuples. Cette action met à jour l’inquiétante étendue de la coopération et de la coordination que pratique un système répressif international engageant gouvernements, services de renseignements et unités opérationnelles de l’armée. Nous avons là affaire à un véritable cartel de la terreur officielle mis en place par les détenteurs du monopole de la répression – Etats et organisations internationales – dans le but d’étouffer les mouvements pacifiques de solidarité avec le peuple palestinien qui émergent un peu partout dans le monde afin de mettre fin au blocus de Gaza.

31/08/2011, Amira HASS, Israel must get ready for its own Hurricane Irene, Ha’aretz

With or without any connection to September, all the necessary ingredients for a new popular uprising are in place. No clairvoyance in that. The ingredients can only be found in the current, violent order. Israel’s policy of separate development recreates them constantly.

30/08/2011, Dépêches du 30 août 2011, Info-Palestine

29/08/2011, La Chine soutient l’établissement d’un Etat palestinien avec Jerusalem-Est comme capitale, Xinhua

La Chine soutient l’établissement d’un Etat palestinien indépendant avec Jerusalem-Est comme sa capitale et une souveraineté totale, a déclaré dimanche au Caire l’envoyé spécial chinois pour le Moyen-Orient, Wu Sike.

Lire aussi :
Revue de presse Palestine colonisée 2011, Monde en Question.
Dossier documentaire Palestine/Israël, Monde en Question.
Dossier documentaire Palestine/Israël – Un seul État, Monde en Question.
Dossier documentaire Mur de l’Aparteid, Monde en Question.
Dossier documentaire Résistance à la colonisation de la Palestine, Monde en Question.

Révolution technologique



Lire aussi : L’actualité des livres
Centre National du Livre
Veille littéraire CNL

Washington-Tripoli, une vieille histoire


À la fin du 15e siècle, profitant de la dynamique des conquêtes ottomanes, les Musulmans prennent le dessus. Au 16e, leur flotte subit une écrasante défaite et c’est la fin de leur entreprise de conquête du bassin méditerranéen. En revanche, au cours des 17 et 18e siècles, les navires français, espagnols et anglais, toujours dans une volonté d’expansion de leur empire, poursuivent cette guerre de course. À la fin du 18e, ces trois grandes puissances navales signent des traités en échange de tributs. Les pirates musulmans se rabattent alors sur de plus petits états comme le Danemark, la Hollande et… l’Amérique, devenu récemment un état indépendant. À peine nés, les États-Unis sont donc en conflit avec des pays situés à des milliers de kilomètres de chez eux. Toutes les premières négociations échouent. En 1803, Jefferson, troisième président des États-Unis, en obtenant du congrès les moyens matériels et législatifs, pense faire céder définitivement le pacha de Tripoli. C’est l’inverse qui se produit, la Libye appelle toutes les autres régences, à la guerre sainte contre les Américains ! Ce n’est quand 1830, avec nombre de traités signés, que prendra fin la piraterie barbaresque en Méditerranée. Débutent alors les enjeux et tractations pétrolières, dont l’accord stratégique entre le président Roosevelt et le roi d’Arabie Saoudite Ibn Saoud, et le coup d’état américain en 1953, en Iran, contre Mossadegh…

Jean-Pierre FILIU & David B., Les meilleurs ennemis – Une histoire des relations entre les États-Unis et le Moyen-Orient 1. 1783-1953, Futuropolis, 2011 [Extraits - Bodoï - France Culture].

Cette BD paraît intéressante pour l’opportun rappel historique de l’intérêt des États-Unis pour la Libye et le Moyen-Orient… dès leur indépendance en 1776. Mais l’auteur du texte, "spécialiste" très médiatisé, a entretenu la légende d’Al-Qaïda en évitant de rappeler que les grandes puissances, en premier lieu les États-Unis, ont depuis les années 1950 instrumentalisé les groupes islamiques qu’elles ont armé, instruit et payé pour faire la guerre à leur place. [1]. En 2010, il faisait encore la promotion d’une organisation que l’ancien chef du service de renseignement de sécurité de la DGSE jugeait morte sur le plan opérationnel depuis 2002 [2]. Il semble que, cherchant à se recycler, il se soit inspiré de l’ouvrage de Michael B. Oren, historien israélien et ambassadeur d’Israël aux États-Unis [3].

30/08/2011
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Écouter et lire :
• Jean-Pierre FILIU, auteur de "L’Apocalypse dans l’Islam" : "Une littérature populaire venue d’Egypte annonce l’apparition de l’Antéchrist", Oumma, 16/06/2008.
• Entretien avec Jean-Pierre FILIU, auteur des "Neuf vies d’Al-Qaida", Bakchich, 07/11/2009.
• Jean-Pierre FILIU, Les neuf vies d’AL-QAIDA, Conférences de l’IEA, 26/01/2010.
• Jean-Pierre FILIU, Intervention au colloque Le Moyen-Orient à l’heure nucléaire, Sénat, 29/01/2010.
• Jean-Pierre FILIU, Attentat manqué : Washington confirme la piste pakistanaise, Rue89, 02/05/2010.
• Jean-Pierre FILIU, spécialiste de l’islam contemporain, France 24, 03/01/2011.
• Jean-Pierre FILIU : L’Amérique se passionne pour le soulèvement arabe, Marianne, 18/02/2011.
• Jean-Pierre FILIU : "Le "printemps arabe" marque aussi la défaite d’Al-Qaida", L’Expansion, 01/04/2011.
• Jean-Pierre FILIU : "Cette mort va encourager les tendances centrifuges au sein d’Al-Qaida", Le Monde, 02/05/2011.
• Jean-Pierre FILIU, Les neuf vies d’Al-Qaïda, Fayard, 2009 réédition La véritable histoire d’Al-Qaïda, Pluriel Hachette, 2011 [France Culture - Historicoblog - Rue89 - Tolérance - Vincennes].
• Jean-Pierre FILIU, CERIFuturopolisMedi1RadioWikipédia [Dossier mis à jour par Serge LEFORT le 30/08/2011].
David B., FuturopolisWikipédia [Dossier mis à jour par Serge LEFORT le 30/08/2011].
Dossier documentaire Libye, Monde en Question.


[1] Lire :
• Michel FAURE et Sylvaine PASQUIER, Washington-Islamistes Liaisons dangereuses, L’Express, 2001.
• John K. COOLEY, CIA et Jihad 1950-2001 – Contre l’URSS, une désastreuse alliance, Autrement, 2002 [Le Journal des Alternatives].
1950-2001 : c’est l’histoire d’un combat, permanent, secret et multiforme, mené par les États-Unis d’Amérique contre l’Union soviétique pendant la "guerre froide". Une "guerre sainte", où, avec l’aide de l’islam le plus radical, tous les coups et toutes les alliances les plus "contre-nature" étaient autorisés.
Lieux, dates, noms, rencontres, correspondances… le génie de ce livre réside dans l’abondance des détails et des preuves concrètes qui tissent une histoire incroyable dont nous voyons aujourd’hui les conséquences et les retombées désastreuses partout dans le monde.
Centré sur la période 1979-1989, de l’invasion de l’Afghanistan par les troupes soviétiques à leur retrait, et sur le rôle de la CIA, cet ouvrage remonte dans le temps, à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il met en scène des aspects peu connus de la politique étrangère américaine.
• BLUM William, Les guerres scélérates – Les interventions de l’armée américaine et de la CIA depuis 1945, Parangon, 2004.
Dossier documentaire Afghanistan, Monde en Question.
[2] Écouter et lire :
• Rapport d’information Le Moyen-Orient à l’heure nucléaire, Sénat, 25/09/2009.
• Colloque Le Moyen-Orient à l’heure nucléaire, Sénat : VidéosTextes, 28-29/01/2010.
• Alain CHOUET, Intervention au colloque Le Moyen-Orient à l’heure nucléaire, SénatContreInfo, 29/01/2010.
• Al Qaïda : une chimère obsessionnelle selon l’ancien chef du renseignement de la DGSE, Oumma, 17/02/2010.
• Alain Chouet : "La Qaïda est morte dans les trous à rats de Tora Bora en 2002", Oumma, 15/03/2010.
• Alain CHOUET, Site de l’auteur.
[3] Lire :
• Michael B. OREN, Power, Faith, and Fantasy – America in the Middle East, 1776 to the Present, W.W. Norton & Company, 2007 [Texte en ligne - France USA Media 1/2 - France USA Media 2/2].
• Dominique CADINOT, De la barbarie au nationalisme : effets de la présence missionnaire américaine en Terre sainte (1815-1914), Cahiers de la Méditerranée n°80, 2010.
• Charles SAINT-PROT, La politique des États-Unis au Proche-Orient, Observatoire d’études géopolitiques, non daté.

Portraits de communards 2/3


Édouard VAILLANT (1840-1915) L’homme de l’école laïque, gratuite et obligatoire (20), L’Humanité

Louis ROSSEL (1844-1871) "Avec ceux qui n’ont pas capitulé" (21), L’Humanité

Lucien HENRY (1850 – 1896) Un colonel de vingt ans au service de la Commune (22), L’Humanité

Jean-Baptiste DUMAY (1841 – 1926) L’ouvrier du Creusot face à la dynastie Schneider (23), L’Humanité

Victorine ROUCHY-BROCHER (1838-1921) Une morte vivante (24), L’Humanité

Jean ALLEMANE (1843-1935) Le communard de tous les combats (25), L’Humanité

Giuseppe GARIBALDI (1807-1882) "L’Internationale est le soleil de l’avenir !" (26), L’Humanité

Maxime LISBONNE (1839 – 1905) Le d’Artagnan de la Commune de Paris (27), L’Humanité

Gustave FLOURENS (1838-1871) Itinéraire d’un romantique révolutionnaire (28), L’Humanité

Michel BAKOUNINE (1814-1876) Aux quatre coins de l’Europe, il attise les braises révolutionnaires (29), L’Humanité

Charles BESLAY (1795-1878) Le rôle controversé du naïf bourgeois de la Commune (30), L’Humanité

Auguste BLANQUI (1805-1881) L’insurgé au fusil et à la plume d’acier (31), L’Humanité

Prosper-Olivier  LISSAGARAY (1838-1901) Écrire l’histoire des vaincus (32), L’Humanité

Pierre-Joseph PROUDHON (1809-1865) Un penseur aux origines de l’anarchisme (33), L’Humanité

Jean-Baptiste CLÉMENT (1836-1903) Soif de revanche, faim de futur (34), L’Humanité

Félix PYAT (1810-1889) Orateur hors pair aux emportements décriés (35), L’Humanité

Eugène PROTOT (1839-1921) L’avocat révolutionnaire qui n’aimait pas le 1er Mai (36), L’Humanité

Léodile BERA dite André  Léo (1824-1900) Écrire, combattre, être femme (37), L’Humanité

Benoît MALON (1841-1893) Le berger penseur du « socialisme intégral » (38), L’Humanité

Gustave COURBET (1819-1877) "Je fais la guerre de l’intelligence" (39), L’Humanité

Victoire TINAYRE (1831-1895) L’enseignement comme arme révolutionnaire (40), L’Humanité

Lire aussi :
• Portraits de communards, L’Humanité.
• Prosper-Olivier LISSAGARAY, Histoire de la Commune de 1871, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Commune de Paris 1871, Monde en Question.

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