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Django, déchaîné et grand-guignolesque


Les amateurs gloseront à perte de vue sur les références implicites ou explicites de Django Unchained car Quentin Tarantino est cinéphile avant d’être cinéaste. Du plus au moins explicite, je relève l’humour de Sergio Leone (Il buono, il brutto, il cattivo – Le bon, la brute et le truand) et l’esthétique manichéenne de Takashi Miike (Sukiyaki Western Django).

L’action se situe en 1858, soit deux ans avant la guerre civile aux États-Unis (1861-1865). Or, Quentin Tarantino, comme beaucoup de cinéastes américains (Lincoln), semble ignorer l’Histoire. Deux exemples :

Il filme une longue scène d’hommes pourchassant Django déguisés comme des membres du Ku Klux Klan, fondé le 24 décembre 1865.

Il filme Jamie Foxx avec de superbes lunettes de soleil, commercialisées pour la première fois aux États-Unis en 1929 par Foster Grant.

Les deux premières heures du film se voient sans déplaisir grâce à l’interprétation de Christoph Waltz plus qu’à la mise en scène qui traîne en longueur. Le meilleur moment reste celui du marchandage entre Dr King Schültz (Christoph Waltz) et Calvin J. Candie (Leonardo DiCaprio) qui se conclue par la mort des deux protagonistes. Quentin Tarantino montre habilement les deux attitudes extrêmes du Noir-collabo (Stephen, style La case de l’oncle Tom) et du Noir-résistant (Django, style Malcom X solitaire), mais qui ronge son frein dans l’espoir que Schültz réussisse à racheter sa femme. La majorité (peu montrée) accepte son sort sans broncher, ce qui donne du grain à moudre à la théorie raciste du gène de la servitude.

Les dernières quarante-cinq minutes, centrées sur la vengeance personnelle de Django, tombent dans le grand-guignolesque d’hectolitres de sang giclant jusqu’au plafond et le narcissisme du héros - même son cheval parade comme au cirque. Du coup on oublie que l’abolition de l’esclavage fut octroyée aux Noirs par les Blancs et que la ségrégation raciale, qui sévit aux États-Unis jusqu’à la fin des années 1960, perdure aujourd’hui sous la forme d’une ségrégation sociale. Ainsi, alors que les États-Unis ont le taux d’incarcération le plus élevé du monde (surtout depuis le durcissement opéré par l’administration Reagan dans les années 1980), 50% des détenus sont Noirs et 25% Latinos.

La question noire n’intéresse pas Quentin Tarantino qui l’utilise comme prétexte pour glorifier le mythe américain du self-made-man qui réussit… par la violence. Violence gratuite en l’occurrence puisque Django ne se soucie pas du sort des autres Noirs qu’en fin de compte il méprise.

28/01/2013
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Quentin TARANTINO, Django Unchained, 2012, AlloCinéWikipédiaTélécharger VOSTFR.

Lire aussi :
• Sergio LEONE, Il buono, il brutto, il cattivo) – Le bon, la brute et le truand, 1966, AlloCinéWikipédiaTélécharger VOSTFR.
• MIIKE Takashi, Sukiyaki Western Django, 2007, AlloCinéWikipédiaTélécharger VOSTFR .
• Steven SPIELBERG, Lincoln, 2012, Monde en Question.

• Ku Klux Klan, Wikipédia.
Le Ku Klux Klan (appelé souvent par son sigle KKK ou également le Klan), fondé le 24 décembre 1865, est une organisation suprématiste blanche protestante des États-Unis. Classée à l’extrême-droite sur l’échiquier politique américain, elle n’a cependant jamais été un parti politique, mais une organisation de défense ou de lobbying des intérêts et des préjugés des éléments traditionalistes et xénophobes de certains Blancs protestants, les White Anglo-Saxon Protestant (WASP) en tant que la communauté « ethnico-religieuse ».
• Lunettes de soleil, Wikipédia [Dossier mis à jour par Serge LEFORT le 27/01/2013].
Depuis les temps préhistoriques, les Inuits portent des masques en ivoire qui bloquent les rayons du soleil réfléchis par la neige. En Chine, des lunettes en quartz fumé furent utilisées dès le 12ème siècle pour protéger les yeux contre l’éblouissement.
• Foster Grant, Wikipedia.
Foster Grant’s 1960s sunglasses ad campaign "Who’s that behind those Foster Grants?," by the Geer, Dubois advertising agency, included celebrities Peter Sellers, Louis Jourdan, Carroll Baker, Claudia Cardinale, Elke Sommer, Anita Ekberg, Vittorio Gassman, Anthony Quinn, Mia Farrow, Robert Goulet, Julie Christie, Woody Allen, OJ Simpson, Raquel Welch, Terence Stamp, and Vanessa Redgrave.
• Ségrégation raciale aux États-Unis, Wikipédia.
• Liste des pays par population carcérale, Wikipédia Cliquer sur l’onglet "Taux d’incarcération" pour classer par ordre croissant ou décroissant.
• Prison aux États-Unis, WikipédiaHuman Rights Watch.
Les minorités raciales et ethniques continuent d’être représentées de manière disproportionnée au sein du système de justice pénale. Les Blancs et les Afro-Américains commettent des délits liés aux stupéfiants dans des proportions plus ou moins équivalentes, et les Afro-Américains ne représentent qu’environ 13% de la population américaine ; pourtant, en 2009, ils constituaient environ 33% de toutes les arrestations pour infractions liées aux stupéfiants. Des taux d’arrestation plus élevés entraînent forcément des taux d’incarcération plus élevés. Ainsi, 45% des individus incarcérés dans les prisons d’État pour infractions liées aux stupéfiants en 2009 étaient afro-américains ; 27% seulement étaient blancs.

• Grand-Guignol, Wikipédia.
Spécialisée dans les pièces mettant en scène des histoires macabres et sanguinolentes, elle a par extension donné son nom au genre théâtral, le grand-guignol et à son adjectif grand-guignolesque. Le terme est devenu avec le temps péjoratif et désigne désormais, plus généralement, des situations exagérées, abusant d’effets spectaculaires démesurés.

Revue de presse Cinéma 2013, Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.
Dossier documentaire Cinéma, Monde en Question.

Lincoln, héros de la servitude volontaire


Steven Spielberg nous inflige un pensum de deux heures et demi qui est à la fois hagiographique et verbeux, trop verbeux et trop hagiographique. Il renouvelle à sa manière le mythe du meilleur Président des États-Unis qui aurait donné la liberté aux Noirs, mais l’Histoire est un peu différente.

Sur le plan cinématographique, Steven Spielberg réduit le récit des derniers mois de la vie d’Abraham Lincoln aux lieux clos de son appartement, son bureau, les cabinets où se réunissent ses conseillers et au Congrès. Alors que la guerre civile faisait rage à l’extérieur, il nous montre seulement le monde feutré et presque irréel du pouvoir. L’intrigue se résume au faux suspense de l’adoption du XIIIe amendement et à la mort annoncée de Lincoln par une phrase faussement prémonitoire [2h 16' 34"] :

Je pense qu’il est l’heure de partir même si je préfèrerais rester.

Le style de Steven Spielberg, aussi lourd que celui des staliniens ou des maoïstes au service du culte de la personnalité, nous inflige de longs discours moralisateurs pour construire laborieusement l’icône christique de la dernière scène où Abraham Lincoln apparaît les bras en croix.

La seule scène de guerre, qui ouvre le film, montre très maladroitement des hommes luttant comme à la foire. Le plan d’un Noir (nordiste) boxant un Blanc (sudiste) frise le ridicule. Steven Spielberg a délibérément choisi de ne pas montrer cette sale guerre car des images trop crues de la réalité risquaient d’entacher celle de son héros qui, seulement à la fin, en aurait découvert toute l’horreur.

La guerre civile, improprement nommée guerre de sécession en France, occasionna un nombre de morts comparable à celui des guerres mondiales à venir : 630 000 morts (360 000 du côté des fédéraux et 270 000 du côté des confédéraux) et 400 000 blessés sur une population de 31,5 millions d’habitants [KASPI, op. cit., p.174]. Rapporté à la population américaine de 1978 avec ses 250 millions d’habitants, c’est l’équivalent de 5 millions de morts [ZINN, op. cit., p.223].

Tout le film repose sur une fausse perspective. Abraham Lincoln s’est converti à l’abolition de l’esclavage, mais bien tardivement et sous la pression des milieux d’affaires du capitalisme industriel et financier. Quelques citations de ses propos apportent un éclairage bien différent de celui de Spielberg.

1837 : L’institution de l’esclavage se fonde et sur l’injustice et sur une mauvaise politique. […] Mais promouvoir des doctrines abolitionnistes, c’est plutôt accroître que diminuer le mal.
KASPI, op. cit., p.155

1858 : Je dirai donc que je ne suis pas et que je n’ai jamais été en faveur de l’égalité politique et sociale de la race noire et de la race blanche, que je je veux pas et que je n’ai jamais voulu que les Noirs deviennent jurés ou électeurs ou qu’ils soient autorisés à détenir des charges politiques ou qu’ils soient autorisés de se marier avec des Blanches.[…] Dans la mesure où les feu races ne peuvent vivre ainsi, il doit y avoir, tant qu’ils resteront ensemble, une position inférieure et une position supérieure. Je désire, tout autant qu’un autre, que la race blanche occupe la position supérieure.
KASPI, op. cit., p.172 et ZINN, op. cit., p.218

1861 : Je n’ai pas l’intention, directement ou indirectement, d’interférer dans la question de l’esclavage dans les États où il existe. Je sais que je n’ai pas le droit légal de le faire et d’ailleurs je n’en ai pas non plus le goût.
ZINN, op. cit., p.219

1862 : Mon objectif essentiel dans ce conflit est de sauver l’Union. Ce n’est pas de sauver ou de détruire l’esclavage. Si je pouvais sauver l’Union sans libérer aucun esclave, je le ferais. Si je le pouvais en libérant tous les esclaves, je le ferais. et si je le pouvais en en libérant quelques-uns sans toucher au sort des autres, je le ferais aussi.
KASPI, op. cit., p.193

Le mouvement abolitionniste est ancien aux États-Unis, mais les Noirs en sont absents. Il trouve ses racines à l’époque coloniale dans les protestations des quakers, bientôt suivis par d’autres sectes protestantes, méthodistes ou baptistes. La campagne pour l’abolition de l’esclavage a commencé le 1er janvier 1831 quand William Llyod Garrison publia le premier numéro de The Liberator [KASPI, op. cit., p.148]. Il fonda aussi l’American anti-slavery society qui devait devenir la principale société abolitionniste du pays avec son journal National Anti-Slavery Standard. De 1841 à 1860, la vie politique est tout entière dominée par le problème de l’esclavage. C’est à l’approche de la fin de la guerre civile que le mouvement s’accéléra.

Un gouvernement national ne pouvait évidemment pas permettre qu’une insurrection soit à l’origine de l’abolition de l’esclavage. Tant qu’à mettre fin à l’esclavage, il fallait du moins que ce fût dans des conditions totalement maîtrisées par les Blancs et uniquement lorsque les intérêts économiques et politiques des milieux d’affaires du Nord l’exigeraient. En fin de compte, c’est Abraham Lincoln qui incarnera à la perfection cette alliance entre les intérêts des milieux d’affaires, les ambitions politiques du nouveau parti républicain et la rhétorique humaniste.
ZINN, op. cit., p.216-217

La deuxième erreur de perspective est de croire que l’abolition de l’esclavage mit fin à la ségrégation raciale. Bien au contraire.

L’oligarchie blanche du Sud profita de son pouvoir économique pour organiser le Ku Klux Klan et d’autres groupes terroristes du même type. Les politiciens du Nord évaluèrent les avantages respectifs d’un soutien politique accordé à de pauvres Noirs et d’une situation stabilisée au Sud dans laquelle une suprématie blanche se réinstaurait tout en acceptant la domination républicaine et le nouvel ordre économique.
ZINN, op. cit., p.235

En 1900, tous les États du Sud avaient inscrits dans la loi la suppression du droit de vote et la ségrégation pour les Noirs. […]
Bien que cela ne soit pas légalement stipulé dans le Nord, la ségrégation et les préjugés racistes existaient dans les faits.
ZINN, op. cit., p.240

La fin de la "servitude involontaire" (selon le texte du XIIIe amendement) fut aussi le début de "l’ère du nouveau capitalisme et du nouvel esclavage pour tous les travailleurs" ou, dit autrement, celui de la servitude volontaire :

L’industrie l’emporte sur l’agriculture ; la ville sur la campagne. Aucun garde fou ne parvient à contenir le capitalisme, la nouvelle religion d’une société qui croit dans l’évangile de la richesse.
KASPI, op. cit., p.199

Du Bois considérait ce nouveau capitalisme comme partie prenante d’une dynamique d’exploitation et de corruption qui s’instaurait dans tous les pays "civilisés" du monde : "L’organisation nationale du travail des pays avancés, à la fois calmés et trompés par un droit de vote dont l’efficacité était sévèrement mise en cause par la dictature du grand capital, était minée par les hauts salaires et les postes politiques réunis pour exploiter la mains-d’œuvre des régions moins avancées, qu’elle soit blanche, jaune brune ou noire."
ZINN, op. cit., p.243

Mais Steven Spielberg voudrait nous faire croire qu’existe un "gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple" [05' 51"] et que le gouvernement américain chérit "une paix juste et durable parmi nous et avec toutes les nations" [2h 20' 03"]. C’est un cinéaste bien roublard et peu respectueux de l’Histoire.
Dernier détail qui plombe tout le film. ll fait dire à Thaddeus Stevens, qui s’adresse à sa bonne obséquieuse… et noire [2h 03' 00"] : Un cadeau pour vous. La plus grande mesure du XIXe siècle passée par corruption, aidée et incitée par l’homme le plus pur d’Amérique. Puis, coup de théâtre digne d’un vulgaire vaudeville, il nous les montre ensemble au lit ! Steven Spielberg affirme ainsi qu’ils étaient amants alors que cette rumeur n’a jamais été confirmée [Wikipedia].

20/01/2013
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Steven SPIELBERG, Lincoln, 2012, AlloCinéTélécharger VOSTFR.
Lincoln de Steven Spielberg est une adaptation du livre Team of Rivals: the political genius of Abraham Lincoln de Doris Kearns Goodwin, qui revient sur les quatre derniers mois du seizième président des États-Unis, ses décisions politiques concernant la guerre de Sécession ainsi que l’abolition de l’esclavage.

Critiques du film :
Lincoln : un film avec Spielberg mais sans vampire, Krinein.
[…] nous avons eu notre compte de héros idéalisés, nous préférons le réalisme, nous préférons savoir que les plus intègres ont toléré les pires compromis pour faire passer l’amendement, que Lincoln s’était arrogé les pleins pouvoirs de manière peu démocratique, avait censuré la presse, que ses décrets d’émancipation des Noirs étaient d’une légalité douteuse, quitte à se faire traiter de tyran, mais tout cela dans un but bien précis et plus élevé.
Lincoln : les premiers avis sont partagés, Le Figaro.
Le film est loin de mettre tout le monde d’accord. Si certains l’annoncent déjà comme le grand gagnant de la célèbre cérémonie [des Oscars], d’autres ont un avis radicalement opposé, et parlent d’un film «ennuyeux» et «superficiel».
Lincoln, Le passeur critique.
On pourrait même dire que le premier poncif viendrait de la mise en scène : Aucun doute possible, il s’agit bien du duo Spielberg-Kaminski. Elégant, cela va sans dire mais sans surprise.
S’il l’on peut reprocher au film des directions trop attendues et une présentation discutable de l’histoire, le dernier Spielberg est suffisamment puissant et dense pour que tous les plaisirs du cinéma y soient joyeusement profitable.
Lincoln, le film de Spielberg porté aux nues par la critique américaine, Télérama.
New York Times : Emmenez vos enfants, même s’ils ne comprennent pas tout et ne tiennent pas en place sur leur siège. Après tout, l’ennui et la confusion font aussi partie de la démocratie.
William Herndon : Pendant cinquante ans, Dieu a roulé Abraham Lincoln dans son ardent chaudron. […] faisant de lui le personnage le plus noble et le plus aimable depuis Jésus Christ.

Sélection bibliographique :
• La guerre de Sécession, Ciné-club de Caen.
• Abraham Lincoln, Wikipédia.
• William Llyod Garrison, Wikipédia.
• W. E. B. Du Bois, Wikipédia.
• Ils ont négocié notre esclavage, Matière et Révolution.
Le dernier accord signé par certains syndicats (CFTC, CFDT et CGC) va même permettre au gouvernement d’imposer la mobilité forcée. Cela signifie qu’un salarié qui voudra se soustraire à un changement de site sera immédiatement licencié.

Les négociations nationales patronat/syndicats/ gouvernement ont en effet rendu leurs fruits : la flexibilité des emplois, des salaires, des conditions de travail et des sites. Si on refuse de travailler au SMIC, comme, où et quand cela plait au patron, c’est la porte !

• André KASPI, Les Américains 1. Naissance et essor des États-Unis (1607-1945), Seuil, 1986.
• MARX Karl et ENGELS Friedrich, La guerre civile aux États-Unis [Articles présentés et commentés par Roger DANGEVILLE], Archive Internet des Marxistes, 1861-1865.
• Karl MARX, Abraham LINCOLN, Une révolution inachevée – Sécession, guerre civile, esclavage et émancipation aux États-Unis [Articles présentés et commentés par Robin BLACKBURN], Editions Syllepse, 2012.
La guerre de Sécession américaine, bien mal nommée en français (les Américains préfèrent la désigner par le terme de Guerre civile) reste un moment fondateur de l’Histoire des États-Unis.
Dans les oppositions politiques d’aujourd’hui les références à ce conflit ne sont jamais absentes tant celui-ci a structuré l’imaginaire collectif américain et son champ politique. La révolution inachevée propose la lecture croisée des contributions les plus importantes de Lincoln et de Marx sur le sujet ainsi que les correspondances qu’ils ont pu échangées.
Une riche préface de Robin Blackburn, qui constitue à elle seule un ouvrage dans l’ouvrage, offre aux lecteurs une mise en perspective des textes présentés et un rappel utile du contexte historique et du déroulement du conflit. Elle s’intéresse, bien après l’assassinant de Lincoln et de la disparition de l’Association internationale des travailleurs, à ses suites dans l’histoire sociale et politique des États-Unis, pages souvent ignorées du lecteur francophone.
• ZINN Howard, Une histoire populaire des États-Unis de 1492 à nos jours, Agone, 2002.

Lire aussi :
Revue de presse Cinéma 2013, Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.
Dossier documentaire Cinéma, Monde en Question.
Dossier documentaire USA, Monde en Question.

La cartographie dans les têtes


Une information remarquable a été donnée tout récemment, à la fin d’octobre, par le quotidien belge L’Echo. Il y était relevé une intervention de l’ambassadeur de Chine en Belgique à propos des tensions qui se sont envenimées ces temps-ci entre son pays et le Japon, à propos des îles Senkaku contrôlées par Tokyo mais revendiquées par Pékin sous le nom d’îles Diaoyu. A l’appui de la thèse de son pays, l’ambassadeur chinois disait avoir acquis récemment, chez un bouquiniste de Bruxelles, une carte dressée en 1832 par Pierre Lapie, premier géographe du roi Louis-Philippe, et dans laquelle les îles disputées actuellement portaient leur nom chinois. Preuve irréfutable à ses yeux de leur appartenance à son pays.

Cet épisode me paraît bien fait pour nous rappeler que les cartes de géographie n’ont jamais été neutres, mais très souvent des instruments de pouvoir et toujours des représentations fortement sélectives, élaborées par chaque pays du monde, représentations tout à la fois réelles et imaginaires. Et voilà bien qui mérite d’être considéré en termes historiques, pour nous protéger contre une naïveté qui nous ferait croire spontanément à une sorte de consensus universel, d’âge en âge, sur la figure de la planète.

La cartographie dans les têtes : XIXe-XXIe siècles, France CultureTélécharger mp3, 10/11/2012.

Lire aussi :
• Michel FOUCHER, La Bataille des cartes – Analyse critique des visions du monde, Bourin Editeur, 2010 réédition augmentée 2011.
• Catherine HOFMANN (sous la direction de), Artistes de la carte – De la Renaissance au XXIe siècle, Autrement, 2012.
• Christian JACOB, L’empire des cartes – Approche théorique de la cartographie à travers l’histoire, Albin Michel, 1992.
Dossier documentaire Géo-Histoire globale, Monde en Question.
Dossier documentaire Géopolitique, Monde en Question.

L’âge d’or des cartes marines


Parmi les trésors de la Bibliothèque nationale de France, figurent des documents scientifiques d’exception dont la contemplation renvoie spontanément aux légendaires Grandes découvertes [L'histoire des "Grandes découvertes" est aussi celle de la colonisation européenne du monde].
Il s’agit des cartes marines enluminées sur parchemin, souvent rehaussées d’or, appelées couramment "cartes portulans", de l’italien portolano (livre d’instructions nautiques). Ces cartes donnent la succession des ports le long des côtes, tandis que l’espace maritime est sillonné par des lignes qui correspondent aux directions de la boussole. Ce système graphique permettait aux marins de s’orienter et de faire le point, en reportant sur la carte la distance qu’ils estimaient avoir parcourue.

L’âge d’or des cartes marines – Quand l’Europe découvrait le monde
Exposition 23 octobre 2012 – 27 janvier 2013
BNFExposition virtuelleCatalogue

Lire aussi :
• En des mers inconnues – Autour de l’exposition "L’âge d’or des cartes marines", Tout un mondemp3. Beaucoup de liens en bas de page.
Dossier documentaire Colonialisme, Monde en Question.
Dossier documentaire Géo-Histoire globale, Monde en Question.

L’Amérique et ses Peaux Rouges



Du massacre à l’oubli : sanglantes fondations

"Histoire Vivante" s’intéresse à un moment de l’histoire des États-Unis, celui des tribus indiennes et au sort que l’administration et l’armée américaine, mais également espagnole leur ont réservés.

• L’Amérique et ses Peaux Rouges (1) – Entretiens avec André Kaspi et Fabrice Delsahut, mp3.
Jacques Mouriquand s’entretient avec André Kaspi, historien et spécialiste de l’histoire des Etats-Unis. Il a écrit dernièrement un ouvrage intitulé Barack Obama – La Grande Désillusion, Plon, 2012.
En deuxième partie, nous recevons Fabrice Delsahut, historien et spécialiste de l’histoire des Amérindiens.

• L’Amérique et ses Peaux Rouges (2) – Les débuts de la conquête, mp3.
Après avoir fait naufrage au large des côtes de la Floride en 1528, l’explorateur espagnol Alvar Núñez Cabeza de Vaca marche pendant huit ans à travers l’Amérique jusqu’à la côte Pacifique du Mexique. Il est le premier européen à découvrir ces terres. Au cours de sa quête, pour assurer sa survie, il vit avec des tribus indiennes, fait l’apprentissage des secrets de leur vie mystique et accomplit des guérisons miraculeuses. Cabeza de Vaca tient son journal publié plus tard sous le titre de "Relation de voyage".

• L’Amérique et ses Peaux Rouges (3) – Invasion et abattage, mp3.
Avant la colonisation l’Amérique est faiblement peuplée. Sa population est répartie en une myriade de tribus, qui ne pèseront pas lourd face à la poussée européenne. Les Blancs américains considèrent leur expansion à travers le continent comme leur "destinée manifeste". Pour s’installer, ils expulsent les Indiens de leurs terres. En se protégeant par la Loi, leur Loi. En 1830, le gouvernement vote l’Indian Removal Act qui oblige les nations cherokees, creek et séminole à quitter le sud-est pour des terres situées à l’Ouest du Mississipi. Des milliers d’Indiens vont périr dans ce que l’on appellera "la piste des larmes".

• L’Amérique et ses Peaux Rouges (4) – Spoliation et déportation, mp3.
En 1890, les Blancs considèrent la conquête de l’Ouest terminée. La frontière a donc disparu. Mais avec la découverte de l’or et la ruée qui s’ensuit, en 1896, une nouvelle frontière est ouverte dans le vaste territoire de l’Alaska. L’Alaska devient la "dernière frontière". À la fin du siècle, la densité de population dans l’Ouest a atteint une moyenne d’un peu moins d’1 hab/km².Voilà qui est suffisant pour considérer que l’ensemble du territoire est colonisé. Les villes commencent à se développer autour des centres industriels, des nœuds ferroviaires et des zones agricoles. Ce lent et définitif processus de la Conquête de l’Ouest a débuté une soixante d’années plus tôt avec la loi sur le déplacement des Indiens 1830.

Lire aussi :
• Les indiens d’Amérique du Nord, Assiniboine Tipis.
• L’aventure oubliée : Les indiens d’Amérique, L’Histoire nº54.
• Histoire des Indiens d’Amérique du Nord, L’Internaute.
• Amérindiens, Wikipédia.
• Amérindiens aux États-Unis, Wikipédia.
• Nord-Amérindiens, Wikipédia.
Revue, Journal de la Société des Américanistes.
• Les indiens d’Amérique racontés par eux mêmes, Télécharger documentaire.
• Terres indiennes, Télécharger documentaire.
Dossier documentaire Colonialisme, Monde en Question.
Dossier documentaire USA, Monde en Question.

Une histoire de la cosmogonie


L’extrême rareté des études historiques concernant les théories scientifiques ayant tenté de reconstituer l’histoire du système solaire, surtout en langue française, aiguise a priori la curiosité du lecteur lorsqu’il entame ce livre de Jean-Pierre Verdet.

L’histoire de la cosmogonie de Jean-Pierre Verdet n’est pas rigoureusement une histoire, elle est plutôt un enchaînement de systèmes théoriques, globalement bien décrits, et constituant une sorte de cabinet de curiosité de théories mortes. Elle intéressera peut-être les scientifiques curieux, mais ne donne aucun élément de compréhension de ce que signifie écrire une cosmogonie à une époque donnée, dans un contexte social, religieux, politique et intellectuel déterminé.

Volny FAGES, «Jean-Pierre Verdet, Aux origines du monde : Une histoire de la cosmogonie», Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique n°118, 2012 [Seuil - RSR Savoirs].

Lire aussi :
• Cosmologie, Wikipédia.
• Historique de la cosmologie, Wikipédia.
• Histoire des cosmologies scientifiques pré-relativistes, Wikipédia.
• Bibliographie, Bibliothèque des sciences et de l’industrieWikipédia.
Dossier documentaire Histoire, Monde en Question.
Dossier documentaire Géo-Histoire globale, Monde en Question.

La Commune de Paris au cinéma


La Commune de Paris est un événement antérieur à la naissance du cinéma (1895), mais qui a inspiré le réalisateur britannique Peter Watkins. Sa mise en scène théâtrale est militante. Peter Watkins s’interroge à la fois sur l’épisode historique et sur le contexte contemporain : les comédiens énoncent par exemple des critiques sur le gouvernement versaillais tout en donnant leur avis sur les grèves de 1995.

La Commune (Paris 1871), AlloCinéWikipédiaTélécharger.

Voir aussi :
La Commune de Paris – 1871 (documentaire), Télécharger.
Louise Michel, la rebelle (film), AlloCinéWikipédiaTélécharger.

Lire aussi :
Dossier documentaire Commune de Paris 1871, Monde en Question.
Dossier documentaire Cinéma, Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

Portraits de communards 3/3


Eugène POTTIER (1816-1887) "Debout ! Les damnés de la terre ! Debout ! Les forçats de la faim !" (41), L’Humanité

François JOURDE (1843-1893) Financier des sans-le-sou, comptable de l’espérance (42), L’Humanité

Cheikh El MOKRANI (1815-1871) Le chef de la Commune kabyle, en guerre contre la colonisation (43), L’Humanité

Émile DIGEON (1822-1894) Chef révolutionnaire de la Commune de Narbonne (44), L’Humanité

Zéphyrin CAMÉLINAT (1840-1932) Un long chemin, de la commune au communisme (45), L’Humanité

Paul LAFARGUE (1842-1911) Pas de dieu, mais un maître… (46), L’Humanité

Karl MARX (1818-1883) Un contemporain actif, vigilant et totalement engagé… (47), L’Humanité

Lire aussi :
• Portraits de communards, L’Humanité.
• Prosper-Olivier LISSAGARAY, Histoire de la Commune de 1871, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Commune de Paris 1871, Monde en Question.

Washington-Tripoli, une vieille histoire


À la fin du 15e siècle, profitant de la dynamique des conquêtes ottomanes, les Musulmans prennent le dessus. Au 16e, leur flotte subit une écrasante défaite et c’est la fin de leur entreprise de conquête du bassin méditerranéen. En revanche, au cours des 17 et 18e siècles, les navires français, espagnols et anglais, toujours dans une volonté d’expansion de leur empire, poursuivent cette guerre de course. À la fin du 18e, ces trois grandes puissances navales signent des traités en échange de tributs. Les pirates musulmans se rabattent alors sur de plus petits états comme le Danemark, la Hollande et… l’Amérique, devenu récemment un état indépendant. À peine nés, les États-Unis sont donc en conflit avec des pays situés à des milliers de kilomètres de chez eux. Toutes les premières négociations échouent. En 1803, Jefferson, troisième président des États-Unis, en obtenant du congrès les moyens matériels et législatifs, pense faire céder définitivement le pacha de Tripoli. C’est l’inverse qui se produit, la Libye appelle toutes les autres régences, à la guerre sainte contre les Américains ! Ce n’est quand 1830, avec nombre de traités signés, que prendra fin la piraterie barbaresque en Méditerranée. Débutent alors les enjeux et tractations pétrolières, dont l’accord stratégique entre le président Roosevelt et le roi d’Arabie Saoudite Ibn Saoud, et le coup d’état américain en 1953, en Iran, contre Mossadegh…

Jean-Pierre FILIU & David B., Les meilleurs ennemis – Une histoire des relations entre les États-Unis et le Moyen-Orient 1. 1783-1953, Futuropolis, 2011 [Extraits - Bodoï - France Culture].

Cette BD paraît intéressante pour l’opportun rappel historique de l’intérêt des États-Unis pour la Libye et le Moyen-Orient… dès leur indépendance en 1776. Mais l’auteur du texte, "spécialiste" très médiatisé, a entretenu la légende d’Al-Qaïda en évitant de rappeler que les grandes puissances, en premier lieu les États-Unis, ont depuis les années 1950 instrumentalisé les groupes islamiques qu’elles ont armé, instruit et payé pour faire la guerre à leur place. [1]. En 2010, il faisait encore la promotion d’une organisation que l’ancien chef du service de renseignement de sécurité de la DGSE jugeait morte sur le plan opérationnel depuis 2002 [2]. Il semble que, cherchant à se recycler, il se soit inspiré de l’ouvrage de Michael B. Oren, historien israélien et ambassadeur d’Israël aux États-Unis [3].

30/08/2011
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Écouter et lire :
• Jean-Pierre FILIU, auteur de "L’Apocalypse dans l’Islam" : "Une littérature populaire venue d’Egypte annonce l’apparition de l’Antéchrist", Oumma, 16/06/2008.
• Entretien avec Jean-Pierre FILIU, auteur des "Neuf vies d’Al-Qaida", Bakchich, 07/11/2009.
• Jean-Pierre FILIU, Les neuf vies d’AL-QAIDA, Conférences de l’IEA, 26/01/2010.
• Jean-Pierre FILIU, Intervention au colloque Le Moyen-Orient à l’heure nucléaire, Sénat, 29/01/2010.
• Jean-Pierre FILIU, Attentat manqué : Washington confirme la piste pakistanaise, Rue89, 02/05/2010.
• Jean-Pierre FILIU, spécialiste de l’islam contemporain, France 24, 03/01/2011.
• Jean-Pierre FILIU : L’Amérique se passionne pour le soulèvement arabe, Marianne, 18/02/2011.
• Jean-Pierre FILIU : "Le "printemps arabe" marque aussi la défaite d’Al-Qaida", L’Expansion, 01/04/2011.
• Jean-Pierre FILIU : "Cette mort va encourager les tendances centrifuges au sein d’Al-Qaida", Le Monde, 02/05/2011.
• Jean-Pierre FILIU, Les neuf vies d’Al-Qaïda, Fayard, 2009 réédition La véritable histoire d’Al-Qaïda, Pluriel Hachette, 2011 [France Culture - Historicoblog - Rue89 - Tolérance - Vincennes].
• Jean-Pierre FILIU, CERIFuturopolisMedi1RadioWikipédia [Dossier mis à jour par Serge LEFORT le 30/08/2011].
David B., FuturopolisWikipédia [Dossier mis à jour par Serge LEFORT le 30/08/2011].
Dossier documentaire Libye, Monde en Question.


[1] Lire :
• Michel FAURE et Sylvaine PASQUIER, Washington-Islamistes Liaisons dangereuses, L’Express, 2001.
• John K. COOLEY, CIA et Jihad 1950-2001 – Contre l’URSS, une désastreuse alliance, Autrement, 2002 [Le Journal des Alternatives].
1950-2001 : c’est l’histoire d’un combat, permanent, secret et multiforme, mené par les États-Unis d’Amérique contre l’Union soviétique pendant la "guerre froide". Une "guerre sainte", où, avec l’aide de l’islam le plus radical, tous les coups et toutes les alliances les plus "contre-nature" étaient autorisés.
Lieux, dates, noms, rencontres, correspondances… le génie de ce livre réside dans l’abondance des détails et des preuves concrètes qui tissent une histoire incroyable dont nous voyons aujourd’hui les conséquences et les retombées désastreuses partout dans le monde.
Centré sur la période 1979-1989, de l’invasion de l’Afghanistan par les troupes soviétiques à leur retrait, et sur le rôle de la CIA, cet ouvrage remonte dans le temps, à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il met en scène des aspects peu connus de la politique étrangère américaine.
• BLUM William, Les guerres scélérates – Les interventions de l’armée américaine et de la CIA depuis 1945, Parangon, 2004.
Dossier documentaire Afghanistan, Monde en Question.
[2] Écouter et lire :
• Rapport d’information Le Moyen-Orient à l’heure nucléaire, Sénat, 25/09/2009.
• Colloque Le Moyen-Orient à l’heure nucléaire, Sénat : VidéosTextes, 28-29/01/2010.
• Alain CHOUET, Intervention au colloque Le Moyen-Orient à l’heure nucléaire, SénatContreInfo, 29/01/2010.
• Al Qaïda : une chimère obsessionnelle selon l’ancien chef du renseignement de la DGSE, Oumma, 17/02/2010.
• Alain Chouet : "La Qaïda est morte dans les trous à rats de Tora Bora en 2002", Oumma, 15/03/2010.
• Alain CHOUET, Site de l’auteur.
[3] Lire :
• Michael B. OREN, Power, Faith, and Fantasy – America in the Middle East, 1776 to the Present, W.W. Norton & Company, 2007 [Texte en ligne - France USA Media 1/2 - France USA Media 2/2].
• Dominique CADINOT, De la barbarie au nationalisme : effets de la présence missionnaire américaine en Terre sainte (1815-1914), Cahiers de la Méditerranée n°80, 2010.
• Charles SAINT-PROT, La politique des États-Unis au Proche-Orient, Observatoire d’études géopolitiques, non daté.

Portraits de communards 2/3


Édouard VAILLANT (1840-1915) L’homme de l’école laïque, gratuite et obligatoire (20), L’Humanité

Louis ROSSEL (1844-1871) "Avec ceux qui n’ont pas capitulé" (21), L’Humanité

Lucien HENRY (1850 – 1896) Un colonel de vingt ans au service de la Commune (22), L’Humanité

Jean-Baptiste DUMAY (1841 – 1926) L’ouvrier du Creusot face à la dynastie Schneider (23), L’Humanité

Victorine ROUCHY-BROCHER (1838-1921) Une morte vivante (24), L’Humanité

Jean ALLEMANE (1843-1935) Le communard de tous les combats (25), L’Humanité

Giuseppe GARIBALDI (1807-1882) "L’Internationale est le soleil de l’avenir !" (26), L’Humanité

Maxime LISBONNE (1839 – 1905) Le d’Artagnan de la Commune de Paris (27), L’Humanité

Gustave FLOURENS (1838-1871) Itinéraire d’un romantique révolutionnaire (28), L’Humanité

Michel BAKOUNINE (1814-1876) Aux quatre coins de l’Europe, il attise les braises révolutionnaires (29), L’Humanité

Charles BESLAY (1795-1878) Le rôle controversé du naïf bourgeois de la Commune (30), L’Humanité

Auguste BLANQUI (1805-1881) L’insurgé au fusil et à la plume d’acier (31), L’Humanité

Prosper-Olivier  LISSAGARAY (1838-1901) Écrire l’histoire des vaincus (32), L’Humanité

Pierre-Joseph PROUDHON (1809-1865) Un penseur aux origines de l’anarchisme (33), L’Humanité

Jean-Baptiste CLÉMENT (1836-1903) Soif de revanche, faim de futur (34), L’Humanité

Félix PYAT (1810-1889) Orateur hors pair aux emportements décriés (35), L’Humanité

Eugène PROTOT (1839-1921) L’avocat révolutionnaire qui n’aimait pas le 1er Mai (36), L’Humanité

Léodile BERA dite André  Léo (1824-1900) Écrire, combattre, être femme (37), L’Humanité

Benoît MALON (1841-1893) Le berger penseur du « socialisme intégral » (38), L’Humanité

Gustave COURBET (1819-1877) "Je fais la guerre de l’intelligence" (39), L’Humanité

Victoire TINAYRE (1831-1895) L’enseignement comme arme révolutionnaire (40), L’Humanité

Lire aussi :
• Portraits de communards, L’Humanité.
• Prosper-Olivier LISSAGARAY, Histoire de la Commune de 1871, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Commune de Paris 1871, Monde en Question.

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