Monde en Question

1 décembre 2009

Revue de presse Grippe A/H1N1

Classé dans : Mexique, Revue de presse, Risque et Crise — Monde en Question @ 14:10
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20 novembre 2009

La vaccination au fil du temps

Classé dans : Lecture audio, Risque et Crise — Monde en Question @ 10:09
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A l’occasion du lancement, en France, de la campagne de vaccination de la population générale contre la grippe A (autrement appelée H1N1), La marche des sciences propose d’entrer dans l’histoire des vaccinations, de la mise au point du premier vaccin aux dernières découvertes ; un regard jeté sur la science médicale, les avancées thérapeutiques, mais aussi sur la société concernée, la réception de ces vaccins et les réticences qui ont pu naître en certaines occasions. Une aventure de la vaccination qui a suscité beaucoup de légendes et de récits sur les rituels prophylactiques. Une histoire des vaccins qui est aussi le reflet de l’histoire des représentations et des cultures, des rapports entre la science et le pouvoir, et qui pose une question cruciale, celle de la liberté individuelle.

La marche des sciences – France Culture

Lire aussi :
• Articles Grippe A/H1N1, Monde en Question.
• Dossier documentaire & Bibliographie Risque & Gestion du risque, Monde en Question.

Faut-il vacciner les populations contre leur gré ?

Classé dans : Lecture audio, Risque et Crise — Monde en Question @ 10:06
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Dans moins de deux jours, s’ouvre la campagne de vaccination contre le virus H1N1, mais dans un contexte de désintérêt même de méfiance totalement inédit. 80% des Français n’auraient pas l’intention de se rendre dans les centres prévus à cet effet, soit qu’ils estiment la grippe bénigne, soit qu’ils évoquent des effets secondaires du vaccin. L’OMS a beau rappeler que les campagnes de vaccination sont le « rempart de la plus efficace contre cette première pandémie du XXIème siècle », même le personnel de santé ne semble pas l’entendre de cette oreille : le quotidien « Aujourd’hui en France » avançait hier un chiffre dérisoire : seuls 7% des soignants de l’AH-HP se seraient portés volontaires pour la vaccination.

Alors pour ne pas attiser la méfiance, on répète au Ministère que la vaccination n’est pas obligatoire, qu’elle est simplement de la responsabilité de chacun, mais en sachant que si personne n’y consent, le plan sera sans efficacité pour la collectivité car la réduction de l’incidence d’une maladie ne s’obtient qu’au prix d’un taux élevé de couverture vaccinale. Bref, cette campagne, à la fois massive et non obligatoire, a toutes les chances de s’enferrer dans ses contradictions.

Dans une tournure d’esprit peut-être un peu vingtième siècle, on aurait tendance à avancer le raisonnement suivant : ou tout cela n’est que broutille, et il faudra justifier le coût de ce plan gigantesque ainsi que les effets secondaires néfastes s’il s’en révélait pour ceux qui ont choisi la vaccination. Ou la chose est grave, et la question de l’obligation doit être posée comme elle l’est aux Etats-Unis pour le personnel de santé. Mais l’Etat français a été si ébranlé par les dernières crises sanitaires qu’on se demande s’il serait capable, le cas échéant, de tenir un discours autoritaire : a-t-il encore la force de rappeler que le risque individuel s’efface parfois devant le bénéfice collectif ?

Du grain à moudre – France Culture

Lire aussi :
• Articles Grippe A/H1N1, Monde en Question.
• Dossier documentaire & Bibliographie Risque & Gestion du risque, Monde en Question.

15 novembre 2009

Formation à la lecture critique d’articles

Classé dans : Lecture audio, Risque et Crise — Monde en Question @ 10:06
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La médecine fondée sur les faits (MFF) repose sur l’utilisation pertinente, dans la pratique quotidienne du médecin et du personnel soignant, des meilleures données disponibles issues d’études cliniques de qualité. La MFF nécessite donc pour partie, de la part des soignants, une capacité à lire des articles scientifiques de pointe, s’appuyant notamment sur une analyse critique des études publiées afin d’en extraire (ou pas) les données qui pourront améliorer le processus de prise de décision face au malade.

Médecins praticiens à Bordeaux, intervenant dans le cadre du Plan Alzheimer, Jean-François Dartigues, Fleur Delva, Sophie Auriacombe et Sandrine Harston développent ici les techniques de la lecture critique d’articles (ou LCA) à travers deux exemples de publication, l’un portant sur un essai thérapeutique et l’autre sur une étude pronostique.

Introduction 1/3
Analyse de la publication d’un essai thérapeutique 2/3
Analyse de la publication d’une étude pronostique 3/3

Lire aussi :
• Dossier documentaire & Bibliographie Médias, Monde en Question.
• Dossier documentaire & Bibliographie Propagande, Monde en Question.
• Dossier documentaire & Bibliographie Risque & Gestion du risque, Monde en Question.

21 juillet 2009

Intox sur la grippe A/H1N1

Classé dans : Editorial, Risque et Crise — Monde en Question @ 09:16
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Depuis le 6 juillet 2009, l’OMS ne communique plus quotidiennement le nombre total de cas confirmés ni le nombre de morts dans l’ensemble des pays, mais publie épisodiquement des notes d’actualité.

• Celle du 8 juillet fait état de l’apparition de virus H1N1 résistants au Tamiflu.

• Celle du 13 juillet fournit des informations contradictoires :
- la pandémie est actuellement considérée comme modérément grave et que la plupart des patients ne présentent pas de complications et guérissent spontanément
- comme on considère que la propagation du virus pandémique ne peut pas être enrayée, tous les pays auront besoin du vaccin

• Celle du 16 juillet confirme que l’OMS s’intéresse plus à la production d’une vaccin pour les pays riches qu’au recensement de l’évolution réelle du risque d’une pandémie mortelle.

Les dernières données publiées montraient que le nombre de cas confirmés et plus encore le nombre de morts étaient bien inférieurs à ceux d’une grippe saisonnière.

Ce changement substantiel de perspective prouve que la politique de l’OMS n’est pas celle qu’on pourrait attendre d’un organisme international de la santé, mais qu’elle est au service des groupes pharmaceutiques impatients de vendre un vaccin dont l’efficacité n’est toujours pas prouvée.

Serge LEFORT
21/07/2009

Lire aussi : Dossier Grippe A/H1N1

17 mai 2009

Mensonges sur la grippe A/H1N1

Classé dans : Editorial, Mexique, Risque et Crise — Monde en Question @ 18:36
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Le ministère de la Santé déclare aux Mexicains
Le ministère de la Santé déclare à l’OMS

Serge LEFORT
17/05/2009

Revue de presse Grippe A/H1N1, Monde en Question.

12 mai 2009

Grippe A/H1N1 et théories du complot

Classé dans : Editorial, Medias, Mexique, Risque et Crise — Monde en Question @ 19:34
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Comme simple citoyen français résidant au Mexique, j’ai tenté de savoir s’il y avait oui ou non un réel risque de pandémie du virus A/H1N1.

1) Le discours scientifique à propos de la grippe à virus A(H1N1) reste contradictoire entre les pessimistes, qui prédisent que «deux milliards de personnes pourraient être infectées», et les optimistes, qui relativisent les chiffres de cette épidémie en les comparant à ceux d’une grippe saisonnière [1].

2) Le discours médiatique à propos de la grippe à virus A(H1N1), comparable à celui de la grippe aviaire (virus H5N1), a recours au même scénario catastrophe (moins aujourd’hui que durant les deux premières semaines) : «Le vocabulaire employé pour les titres utilise le registre dramatique du danger, du morbide et de la guerre» [2].

3) Le discours politique à propos de la grippe à virus A(H1N1) est variable d’un pays à l’autre. Beaucoup de gouvernements tiennent des propos qui se veulent rassurants sans toujours convaincre. D’autres, comme la Chine, l’Egypte ou le Mexique, sont plus alarmistes pour justifier des mesures sanitaires (Chine), des politiques de discrimination (Egypte) ou de restriction des libertés (Mexique) [3].

Dans ce climat de peur, rapidement propagée à l’échelle mondiale et alimentée par les contradictions du discours scientifique, les manipulations politiques et la surenchère médiatique, il a circulé beaucoup de rumeurs sur l’origine du virus A(H1N1). Alain Joannes les a classé en trois catégories qui n’en font qu’une “la théorie du complot” [4]. L’auteur néglige la théorie religieuse du complot, qui attribue à la volonté de Dieu tous les malheurs du monde.

La quête d’une explication unique de tous les dysfonctionnements économiques, politiques ou sociaux est aussi vieille que l’humanité. Le récit biblique, matrice de la philosophie occidentale, prétend que les catastrophes naturelles, qui auraient frappé l’Egypte à une certaine époque, furent les châtiments infligés par Yahvé pour punir le peuple égyptien adepte d’autres croyances !

Les médias dominants, qui créent un climat de peur face au risque de pandémie du virus A/H1N1, sont aussi très habiles pour détourner les critiques du discours politique et surtout les critiques du discours médiatique en les assimilant aux “théories du complot” [5] alors que les médias recourent aux mêmes théories :

Le quotidien Corriere della Sera analyse de manière idéologique la grippe porcine : “Hier, un observateur officiel a déclaré en plaisantant à peine que les pays arabes ne seraient pas touchés par la grippe porcine car les musulmans ne mangent pas de porc. … Nous pouvons être certains que dans certaines régions de la planète – dans un climat de choc des civilisations – une thèse semblable pourrait fonctionner : Dieu, ou la nature, punit l’homme qui se nourrit de viande issue d’animaux impurs. Un apocalypse alimentaire réussira là où le terrorisme international a échoué jusque là. Une tranche de salami causera la perte de l’Occident. D’un autre côté, … on pourra interpréter l’épidémie de grippe porcine comme un complot anti-occidental. … Cette lecture idéologique de la grippe porcine, même complètement aberrante, pourrait prévaloir au niveau symbolique. … Cela pourrait effectivement être une sanction appropriée aux pays riches, victimes de leur propre avidité. Pour ceux qui croient au choc des civilisations, un complot des ‘ennemis’ visant à empoisonner un aliment symbolique de notre société serait tout à fait possible.”
euro|topics

Serge LEFORT
12/05/2009


[1] Serge LEFORT, La grippe saisonnière tue !, Monde en Question.
[2] Gaëlle BOHÉ, Le traitement de la grippe aviaire dans la presse nationale, Observatoire français des médias.
[3] Serge LEFORT, ¡Ya basta! du A(H1N1), Monde en Question.
[4] Alain JOANNES, La dynamique de désinformation sur les risques de pandémie, Journalistiques.
[5] Sélection d’articles :
• 28/04/09, Audrey Garric, Grippe porcine : panique et conspiration vont bon train sur Internet, Le Monde et repris par Slate et Adminet.
• 29/04/09, La théorie du complot, plus rapide que la grippe porcine, Conspiracy Watch.
• 29/04/09, Grippe : la théorie du complot sur la pandémie envahit la toile, Le Monde Dissident.
• 01/05/09, Grippe A : Et revoilà les théories du complot, 20minutes.fr.
• 07/05/09, GRIPPE A – Rassurez-vous, c’est un complot !, lepetitjournal.
• 08/05/09, Nicolás Alvarado, ¡Es un complot!, El Universal.

7 mai 2009

¡Ya basta! du A(H1N1)

Classé dans : Editorial, Medias, Mexique, Risque et Crise — Monde en Question @ 17:27
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À lire les titres de la presse du jour, il y aurait de quoi être inquiet. Ainsi, selon Reuters-Yahoo! Actualités, “L’OMS fait état de plus de 2.000 cas de grippe dans le monde” et, selon AP-Yahoo! Actualités, “Jusqu’à deux milliards de personnes pourraient être infectées par le virus de la grippe A(H1N1) :

Jusqu’à deux milliards de personnes à travers le monde pourraient être infectées par le virus de la grippe A(H1N1), si l’épidémie actuelle devenait une pandémie, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Keiji Fukuda, responsable de la lutte contre la grippe au sein de l’OMS, a précisé que ce chiffre ne relevait pas d’une prédiction, mais que les expériences passées montraient que les pandémies de grippe affectaient un tiers de la population mondiale.

Quelque six milliards de personnes vivant à travers le monde, il est “raisonnable” de s’attendre à ce qu’une pandémie touche deux milliards d’entre elles, a souligné Keiji Fukuda.

Il a ajouté que l’OMS n’était pas en mesure de savoir ce que l’avenir réservait et qu’il était aujourd’hui impossible de se prononcer sur le degré de gravité d’une pandémie.

La semaine dernière, l’OMS a relevé son niveau d’alerte à 5 sur une échelle de 6.

Il y aurait de quoi être inquiet si on s’en tenait à la présentation des faits par les médias, les gouvernements et les organismes internationaux.

Désinformation médiatique

Les médias dominants parlent d’une “progression” de la grippe A(H1N1) car on compte aujourd’hui “plus de 2.000 cas de grippe dans le monde”. Ce chiffre est réel, mais il s’agit du nombre cumulé des cas enregistrés entre le 24 avril et le 7 mai et non du nombre des cas nouveaux. Ce petit détail, non précisé, change totalement la perspective.

Les médias dominants présentent les chiffres de l’évolution de la grippe A(H1N1) sous cette forme :

Or, en comptabilisant le nombre de cas nouveaux par jour, la réalité se révèle bien différente :

Le nombre cumulé des cas d’un phénomène est toujours en hausse ou constant, mais jamais en baisse. Or, le nombre de cas nouveaux est de 206 le 7 mai à 6 heures GMT au lieu de 403 le 6 mai 2009 à 16 heures GMT. Cette baisse significative n’apparaît pas dans la présentation médiatique des faits.

Au risque de me répéter [1], il convient encore de recadrer les chiffres de cette épidémie en les comparant à ceux d’autres épidémies :

La grippe saisonnière entraîne entre 8 241 et 13 736 cas par jour dans le monde. Or on compte seulement 161,46 cas par jour de la grippe A(H1N1) dans le monde. 93,14% des cas sont concentrés en Amérique du Nord (Canada, États-Unis, Mexique).

La grippe saisonnière entraîne entre 684 et 1369 morts par jour dans le monde. Or on compte seulement 3,38 morts par jour de la grippe A(H1N1) dans le monde et tous en Amérique du Nord (États-Unis et Mexique) [2].

Les médias dominants s’acharnent à présenter comme “mexicaine” la grippe A(H1N1). Cette appellation, qui n’est pas innocente, reflète les enjeux économiques et politiques. Le terme “grippe porcine” fut écarté pour ne pas nuire aux éleveurs de porcs. Le terme “grippe mexicaine” s’impose car il satisfait le racisme colonial des sociétés occidentales.

Au XVIe siècle, les conquérants espagnols se demandaient sérieusement si les populations indiennes du Mexique étaient des êtres humains [3]. Aujourd’hui, beaucoup partage le préjugé que les populations des ex-colonies resteraient des sauvages. Ainsi, un rédacteur de Lutte Ouvrière reprend à son compte la thèse que “L’épidémie aurait commencé vers la mi-mars dans un village près de Veracruz où est installée une importante porcherie dans des conditions d’hygiène douteuses.”
La fameuse grippe de 1918 fut nommée “grippe espagnole” par les médias français alors qu’elle devint pandémique lorqu’elle passa des États-Unis à l’Europe.

Manipulation politique

Chaque gouvernement a réagit selon des considérations de politique intérieure.

Le gouvernement égyptien a fait très fort car, en décidant d’abattre les porcs, il a accusé par avance les pauvres, qui vivent du tri des ordures et de l’élevage de dizaines de milliers de porc, d’être responsables d’une éventuelle épidémie…

Par le plus grand des hasards ces population sont des Coptes, une minorité chrétienne qui représente environ 8 à 10 % de la population égyptienne et fait l’objet de discriminations.

Le gouvernement mexicain lui aussi a fait très fort en imposant par décret des mesures liberticides :

[...] le samedi 25 avril, le gouvernement a publié un décret qui vise à supprimer du même coup le plus cher les droits individuels et collectifs de notre Constitution. Le décret, dans la deuxième clause de l’article IV, le ministre de la Santé a ordonné “La réquisition tout type de logement ou de locaux pour la réalisation d’activités visant à contrôler et à la lutte contre l’épidémie” [comme par hasard cela s'applique aux locaux syndicaux, aux associations citoyennes, etc.], et au paragraphe VIII “Commander les mesures adéquates visant à prévenir les rassemblements de personnes [les manifestations du 1er mai sont interdites] en tout lieu, y compris la fermeture temporaire de locaux ou de centres de divertissement.”
Front syndical 

Les partis de gauche mexicains sont, depuis juillet 2006, dans le même état de décomposition que les partis de gauche français depuis avril 2002. Ainsi, à part le Front syndical, seules quelques personnalités ont réagi contre ce décret, mais l’ensemble des députés ont accepté… de mettre le population sous contrôle de l’armée [5] !

Serge LEFORT
07/05/2009

Revue de presse Grippe A/H1N1, Monde en Question.
Bibliographie & Dossier documentaire Risque et Gestion du risque, Monde en Question.


[1] 30/04/2009, Serge LEFORT, La grippe saisonnière tue !, Monde en Question BloggerWordPress.
[2] Comme l’épidémie de grippe saisonnière ne dure que quelques mois par an la moyenne journalière est bien supérieure : de l’ordre de 24 723 à 41 208 cas par jour dans le monde ; de l’ordre de 2 052 à 4 104 morts par jour dans le monde.
[3] Controverse de Valladolid, Wikipédia.
[4] Lire :
• “Porcine”, “mexicaine”, “nouvelle”… Quel nom pour la grippe ?, Nouvel Obs.
• Jorge Gómez Barata, El A H1N1 no es un virus étnico, Rebelión.
[5] Lire :
• 25/04/2009, Pláticas de Calderón y Peña Nieto sobre influenza, El Universal.
• 26/04/2009, Ejército, listo contra influenza, El Universal.
• 26/04/2009, Editorial, Crisis sanitaria: dimensiones e implicaciones, La Jornada.
• 26/04/2009, Fabiola Martínez, Faculta Calderón a la Ssa para allanar domicilios de enfermos, La Jornada.
• 27/04/2009, Enrique Méndez y Emir Olivares, Aceptan diputados el decreto presidencial sobre allanamientos, pero temen abusos, La Jornada.
• 27/04/2009, Carlos Fernández-Vega, México SA [Decreto violenta la Constitución], La Jornada.
• 27/04/2009, Julio Hernández López, Astillero [Estado (médico) de excepción], La Jornada.
• 28/04/2009, Qué días estamos viviendo, El Universal.
• 30/04/2009, Alto a la política de miedo y sicosis frente a la contingencia sanitaria, Frente Sindical Mexicano.
• 01/05/2009, Porfirio Muñoz Ledo, Secuestro electoral, El Universal.
• 02/05/2009, Georgina Saldierna, Alerta Porfirio Muñoz Ledo contra manipulación oficial por la influenza, La Jornada.
• 04/05/2009, John M. Ackerman, Decreto inconstitucional, La Jornada.

5 mai 2009

Dossier Risque & Gestion du risque

Classé dans : Dossier documentaire, Risque et Crise — Monde en Question @ 10:41
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Bibliographie & Dossier documentaire créé le 01/05/2009, Monde en Question.

4 mai 2009

Risque & Crise (4)

Classé dans : Risque et Crise — Monde en Question @ 10:27
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Quel mode de raisonnement est le mieux adapté aux crises majeures ?

[...]
Lorsque l’on est brutalement convoqué sur ces nouveaux terrains, le réflexe normal est de se recroqueviller, de façon encore plus déterminée, à l’intérieur des visions du passé.

On l’a vu, par exemple, au moment de la rupture de la Première Guerre mondiale : le plan XVII, qui servait de référence, à partir de conceptions d’un autre âge, a été maintenu comme armature générale de la réplique française jusqu’à ce que les armées allemandes soient aux portes de Paris. Jusqu’au seuil de la déroute, il fut impossible de faire réfléchir à l’éventualité, et même la réalité, d’une violation du territoire de la Belgique – une impossibilité absolue dans les références habituelles : le général Lanrezac, qui ne cessait de mettre en question les hypothèses du Grand Quartier général fut limogé. De même, impossible de faire réfléchir sur le caractère totalement inadapté du pantalon rouge : « Supprimer le Pantalon rouge, Jamais ! Le Pantalon rouge, c’est la France ! », comme le déclama un ancien ministre de la Guerre à la Chambre lorsque son successeur tenta de passer à des couleurs moins voyantes. Ou encore, quand on commença à poser des questions sur l’aviation : « L’aviation, c’est pour le tourisme ! ».

L’enjeu fondamental est d’être en phase avec les défis de son temps. Bien que plongé dans l’ère industrielle, on est entré en guerre, en 1914, avec une culture des temps agraires. Comme le dit le stratège chinois Sun Tsu : « Qui ne connaît pas ses risques, qui ne se connaît pas soi-même, sera défait à chaque bataille. » Et l’ajustement aux défis effectifs est une exigence à satisfaire en continu. Comme me le confiait un responsable britannique : « En 1914, nous avons été presque totalement préparés. En 1940, nous étions totalement préparés… à la Guerre de 1914. »

Aujourd’hui, à l’ère des grands « cyclones » planétaires conjuguant de multiples dimensions du risque, toutes marquées par des sauts quantitatifs et qualitatifs, le défi est double : ne pas succomber au syndrome de la tétanisation ; inventer des sorties par le haut – qui restent largement à inventer.
[...]

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Réflexions à chaud sur la grippe A/H1N1

[...]
Par ailleurs, les données épidémiologiques du Mexique ne sont pas accompagnées des indications sur les conditions d’observation qui permettraient de les interpréter en profondeur (on dispose de données brutes sans information méthodologique et d’élément de compréhension structurelle). Ceci nous conduit à penser que, sans lâcher l’attention et en continuant de verrouiller les dispositifs de lutte par prudence, il est nécessaire aujourd’hui de faire l’effort de maintenir ouverte la question suivante (en assumant son caractère paradoxal) : « et si, contrairement à ce que l’on observe souvent, nous étions pris, cette fois, dans une dynamique de sur-réaction, avec entrainement technique et organisationnel et effet de cliquet, non assortis d’une prise de recul suffisante ? » Il n’est pas possible d’avoir de certitude à cette heure, mais au moins doit-on garder une capacité d’interrogation, de prise de recul constant pour accompagner les décisions et, le cas échéant, introduire quelque prudence dans la communication. Il est clair que si finalement la gravité épidémique s’avère sans rapport avec la puissance des mesures prises, et si aucune précaution de présentation n’a été prise (sur le thème que c’est pour l’heure la moins mauvaise décision et que s’il y a non confirmation de la gravité de l’épidémie il restera un exercice international très instructif), les risques en termes de perte de crédibilité sont sévères. Et les risques économiques sont également colossaux.

Si finalement au contraire le niveau des mesures actuellement prises s’avèrent adaptées et adéquates, avoir gardé à l’esprit la paradoxale question de la possible sur-réaction devrait avoir permis d’améliorer les ajustements et l’usage des plans comme des outils bien compris.
[...]

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Pour aller plus loin :
• Pandémie grippale, éthique, société, Espace éthique
• Textes de Patrick Lagadec
• Revue de presse Grippe A/H1N1, Monde en Question.
• Bibliographie & Dossier documentaire Risque et Gestion du risque, Monde en Question.

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