Monde en Question

17 août 2009

Palestine, chronique d’une présence-absence

Le Temps qu’il reste est un film en partie autobiographique, construit en quatre épisodes marquants de la vie d’une famille, ma famille, de 1948 au temps récent.

Ce film est inspiré des carnets personnels de mon père, et commence lorsque celui-ci était un combattant résistant en 1948, et aussi des lettres de ma mère aux membres de sa famille qui furent forcés de quitter le pays.

Mêlant mes souvenirs intimes d’eux et avec eux, le film dresse le portrait de la vie quotidienne de ces palestiniens qui sont restés sur leurs terres natales et ont été étiquetés “Arabes-Israéliens“, vivant comme une minorité dans leur propre pays.

Lire aussi :
• Le Temps qu’il reste, AlloCiné.
• Le Temps qu’il reste, d’Elia Suleiman, en compétition à Cannes, AFPS.
• Le Temps qu’il reste, Arte.
• Le Temps qu’il reste : Kafka à Nazareth, Bakchich.
• Le Temps qu’il reste, Cinéma Utopia Toulouse.
• Le Temps qu’il reste, réalisé par Elia Suleiman, Critikat.
• Le Temps qu’il reste, un film poignant sur la Palestine, La Tribune.
• Le Temps qu’il reste : Etre drôle et facétieux sur fond de tristesse infinie, Le Monde.
• Elia Suleiman : “Il m’a fallu ajuster le film à la personne que j’étais devenue”, Le Monde.
• Le Temps qu’il reste – Elia Suleiman, Les Inrocks.
• Palestine, le temps des restes, Libération.
• «J’aime filmer sur les lieux mêmes, je n’aime pas tricher», Libération.
• Le plaisant “temps qu’il reste” au Palestinien Elia Suleiman, Rue89.
• Le Temps qu’il reste – film de Elia Suleiman, Télérama.
• Dossier documentaire & Bibliographie Palestine/Israël, Monde en Question.
• Dossier documentaire & Bibliographie Résistance à la colonisation de la Palestine, Monde en Question.

18 juillet 2009

Résistance à la colonisation de la Palestine

Classé dans : Palestine Résistance — Monde en Question @ 08:14
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Une campagne a été lancée au début de l’année, lors des attaques israéliennes sur la bande de Gaza, avec pour but est de promouvoir le concept de la fierté de résistance palestinienne et de se concentrer sur les droits des Palestiniens et non leur situation de victimes. Elle s’appelle «jamais encore», a son siège à Beyrouth au Liban et a produit une série de vidéos pour transmettre son message. Global Voices Online s’est entretenu avec ses animateurs pour obtenir plus des détails.
Global Voices

Lire aussi :
• Dossier de l’AIC sur le boycott universitaire contre Israël
• Dossier documentaire & Bibliographie Résistance à la colonisation de la Palestine
• Dossier documentaire & Bibliographie Palestine/Israël

15 juillet 2009

Résistance Palestine : France

Classé dans : Palestine Résistance — Monde en Question @ 06:12
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Julien SALINGUE vient de publier sa communication effectuée en juillet dans le cadre du Séminaire “Violence, droit et Justice”, co-organisé par le Laboratoire de Théorie du Politique (Labtop), l’Institut des Sciences sociales du Politique (ISP) et le Groupe de Sociologie Politique et Morale (GSPM) : La « résistance non-violente » dans les territoires palestiniens – Changement de stratégie ou recherche d’une légitimité nouvelle ?

Lire aussi :
• Julien SALINGUE
• Dossier documentaire & Bibliographie Résistance à la colonisation de la Palestine
• Dossier documentaire & Bibliographie Palestine/Israël

9 juillet 2009

Marche internationale pour rompre le siège de Gaza

Classé dans : Palestine Résistance — Monde en Question @ 08:07
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Un ensemble de militants appartenant à diverses associations de solidarité avec les Palestiniens sont en train de préparer une marche internationale vers Gaza, dans l’intention de mettre fin au blocus du territoire. Cet événement a pour objectif d’amener des milliers de manifestants du monde entier à marcher aux côtés des Gazaouis et d’ouvrir une brèche dans le blocus imposé à la population depuis l’élection du Hamas en 2006.

« Cette marche s’inspire du Mahatma Gandhi » indiquait un projet de déclaration des principes et des finalités rédigé par la “Coalition pour mettre fin au siège illégal de Gaza”, document que s’est procuré le Daily Star. « Ceux d’entre nous qui résident aux Etats-Unis s’inspirent aussi du mouvement des Droits civiques », ajoutait-il.

La déclaration esquisse également des plans pour la marche, qui se tiendra le 1er Janvier 2010. « Nous parcourerons le Long Mille à travers le poste de contrôle d’Erez aux côtés du peuple de Gaza dans une démonstration non violente qui rompt le blocus illégal » ; il ajoute : « Nous concevons cette marche comme le premier pas d’une campagne durable et non violente… Si nous amenons des milliers de gens à Gaza, et des millions d’autres à travers le monde à suivre la marche sur internet, nous pouvons mettre fin au siège sans qu’une goutte de sang soit versée ».

Le Professeur Norman Finkelstein, analyste politique et auteur de plusieurs ouvrages sur le conflit israélo-palestinien, est l’un des organisateurs de la marche. « Nous voulons envoyer là-bas plusieurs milliers de gens du monde entier, pour marcher aux côtés de plusieurs centaines de milliers de Gazaouis », a-t-il déclaré au Daily Star.

Finkelstein espère que de grands nombres de militants internationaux et de dirigeants prendront part à la marche, avec pour résultat d’empêcher une riposte violente des autorités israéliennes. « Si des personnalités telles que Jimmy Carter, Noam Chomsky, l’évêque Desmond Tutu et Nelson Mandela se trouvent en tête de la marche s’ils sont suivis des étudiants portant haut les emblèmes des écoles au nom desquelles ils saluent – Harvard, Yale, Princeton, Oxford, Cambridge ; si derrière eux se trouvent les malades et les handicapés, les jeunes et les innocents de Gaza ; si derrière eux encore d’autres suivent par centaines de milliers, sans armes et sans peur, dans le seul désir de faire respecter la loi ; si, à travers le monde, des centaines de milliers de gens regardent sur internet ce qui se passe – alors Israël ne peut pas tirer » dit-il.

« La première réunion organisationnelle de la coalition est fixée au 13 juillet », ajoute Finkelstein. « Nous espérons à cette occasion mettre en place une formule d’entente sur un comité de pilotage. Pour le moment, le groupe de travail est constitué de personnes appartenant à des associations, telle que CodePink, qui ont été actives autour du conflit israélo-palestinien ».

En préparation de la marche, des membres de la coalition contactent maintenant à travers le monde des groupes de solidarité avec les Palestiniens.

Richard Hall
1er juillet 2009
The Daily Star
EuroPalestine

Lire aussi :
• Dossier Résistance à la colonisation de la Palestine
• Bibliographie Palestine/Israël

8 juillet 2009

Agression contre la librairie Résistances

Classé dans : Palestine Résistance, Partis Extrême droite — Monde en Question @ 10:18
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Ce n’est pas la première fois que leur librairie fait l’objet d’une attaque. Celle-ci serait apparemment du fait de la Ligue de défense juive, autorisée en France, mais interdite aux Etats-Unis [Sur son site, la LDJ nie toute responsabilité dans cet incident, ndlr]. Cette même organisation qui, se serait livrée à une attaque dans le hall de l’hôtel de ville d’Ivry, dont la municipalité s’était rendue coupable d’avoir fait de Marwan Barghouti un citoyen d’honneur de la ville.

Il faut bien sûr employer le conditionnel, mais malheureusement on peut craindre que l’enquête ne permette pas d’identifier les responsables. Tous les moyens seront-ils mis en oeuvre pour le savoir ? Seront-ils arrêtés et jugés ?

Comment expliquer que la Tribu Ka ait été dissoute pour avoir fait preuve de démonstration de force et tenu des propos inacceptables, sans avoir toutefois employé la violence physique tandis que la Ligue de défense ne l’est pas ?

Imaginons que le hall de la mairie du 16e arrondissement fasse l’objet du même type d’action que celle d’Ivry, est-ce que les auteurs pourraient encore courir librement ? Si une librairie pro-israélienne avait fait l’objet d’une attaque comparable à celle de la librairie Résistances, est-ce que les autorités et la presse auraient fait preuve du même silence ? Que répondre à ceux, nombreux mêmes s’ils n’ont pas accès aux médias, qui posent cette question ?

Notons qu’il s’agit d’une agression antisémite, qui n’est toutefois pas traitée comme les autres agressions de ce genre. Comment expliquer cela ?

Comment expliquer que les « Voltairiens maccarthistes » de service, toujours prompts à proclamer la liberté d’expression lorsqu’il s’agit de défendre des gens qui ont critiqué l’Islam ou les musulmans, mais reprenant les méthodes de McCarthy dans d’autres circonstances, fassent preuve d’un tel silence assourdissant aujourd’hui ?

Les responsables politiques ou la presse se taisent-ils parce qu’ils ne veulent pas jeter d’huile sur le feu sur un sujet sensible et éviter de créer des tensions dites inter-communautaires ? C’est exactement l’inverse qui va se produire. L’absence d’informations crée nécessairement la rumeur, et dans ce cas des rumeurs malsaines. Ce silence de la presse et des autorités va alimenter les préjugés antisémites, non le combattre.

En ne traitant pas des éléments comparables de la même façon, on n’apaise pas les tensions, on crée un sentiment de double standard qui peut nourrir les pires fantasmes, sur lesquels les théories du complot vont connaître un nouvel essor.

Pascal Boniface
07/07/2009
Rue89 – IRIS

Lire aussi :
• 4 Jews suspected of attacking Palestinian store, Yedioth Ahronoth
• “L’impunité de la Ligue de défense juive, ça suffit”, Rue89

6 juillet 2009

Attaque de la librairie Résistances

Classé dans : Palestine Résistance, Partis Extrême droite — Monde en Question @ 11:09
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Un commando d’une demi-douzaine d’individus, la plupart masqués, déclarant ouvertement appartenir à la Ligue de Défense Juive (LDJ) ont attaqué vendredi 3 juillet en début d’après-midi la Librairie Résistances.

Deux femmes travaillant à la librairie étaient présentes, ainsi que deux ou trois clients. Après les avoir bousculés, les nervis se sont attaqués avec frénésie à l’établissement, arrosant d’huile plusieurs milliers de livres, et détruisant les ordinateurs, avant de prendre la fuite à bord d’une automobile.

L’attaque de vendredi est intervenue au lendemain d’une conférence, donnée à la librairie par Mahmoud Suleiman, du village palestinien d’Al-Masara, sur le thème des actions de résistance non violente à l’occupation israélienne.

La librairie Résistances, qui propose, notamment, de nombreux livres sur la Palestine et sur Israël, a été attaquée et menacée à de nombreuses reprises par les fascistes sionistes. Mais alors que les agissements de cette bande sont archi-connus de la police, le pouvoir politique a jusqu’à présent systématiquement manifesté sa sollicitude à leur égard.

CAPJPO-EuroPalestine

De nombreuses organisations, librairies, réseaux de bibliothèques, appellent à un rassemblement devant la librairie Résistances ce mercredi 8 juillet à partir de 18 H 30, pour exiger la dissolution de la Ligue de Défense Juive, organisation terroriste qui multiplie les agressions en France.

Ca suffit comme ça ! Dissolution de la Ligue de Défense Juive

La Librairie Résistances, située dans le dix-septième arrondissement à Paris, a été attaquée et saccagée par des nervis de l’extrême-droite sioniste ce vendredi 3 juillet en plein après midi.
La Librairie Résistances est connue pour son engagement concernant le soutien au peuple palestinien et, au-delà, aux luttes des peuples du tiers-monde.
Il n’est donc pas étonnant qu’elle ait été aujourd’hui, une nouvelle fois, la cible de la violence des groupes ultra-sionistes, au premier lieu desquels la Ligue de défense juive (LDJ).

Interdite en Israël et aux États-Unis pour son caractère raciste et fascisant, la LDJ reste tolérée en France par les autorités, alors même que depuis plusieurs années, elle a été impliquée dans de nombreuses opérations de ratonnades de militants et de sympathisants de la cause palestinienne ainsi que d’agression contre la population magrhebine.
La dernière en date étant l’attaque de la Mairie de Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, à l’occasion du cérémonie municipale faisant d’un dirigeant palestinien, Marwan Barghouti, citoyen d’honneur de la ville.
Les agissements fascisants de la LDJ et des groupes de l’extrême-droite sioniste n’ont que trop duré.

Les signataires expriment leur totale solidarité avec la Librairie Résistances, et demandent fermement l’interdiction de la Ligue de défense juive, et la traduction en justice de ses nervis.Les organisations signataires appellent à un rassemblement mercredi 8 juillet 2009 à partir de 18 H 30 devant la librairie Résistances 4, Villa Compoint Paris 17e (à l’angle du 40 rue Guy Moquet). Métro ligne 13 Guy Moquet ou Brochant. Bus ligne 31 Davy-Moines.

Premiers signataires : NPA, les Verts, le parti de Gauche (Paris), AFD France, AJPF Association pour les jumelages entre les camps de réfugiés palestiniens et les villes françaises, Américains contre la guerre AAW France, Al-Rowwad, Amis de Darna, Association Romande Contre le Racisme, ATL Jenine, ATTAC Paris Nord Ouest, Bellacio, CCIPPP, CAPJPO-EuroPalestine, CPPI St Denis,Collectif Faty Koumba, Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Paix, Collectif des libraires pour l’interdiction de la LDJ, Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah, Comité de lutte contre la barbarie et l’arbitaire, et Commission Arabe pour les Droits Humains, CVPR, Droits Devant !Femmes en Noir, La Fabrique Editions, FTCR, La Gauche Cactus, Génération Palestine, la GUPS, ISM (International Solidarity Movement), La Courneuve Palestine, Librairie Ishtar, MAIF, Mouvement des Quartiers, MRAP, Mouvement des Indigènes de la République, Nanterre Palestine, RESOCI, Respaix, Réveil des Consciences, Réseau International des Juifs Antisionistes (IJAN), Survie, Syndicat FSU de la Bibliothèque nationale de France, Union juive française pour la paix UJFP, UTIT, Une Autre Voix Juive.

CAPJPO-EuroPalestine

5 juillet 2009

Temps et espaces en Palestine

HEACOCK Roger (sous la direction de), Temps et espaces en Palestine, Institut français du Proche-Orient, 2008 [Texte intégral en ligne]

Cet ouvrage est une recherche collective diverse et dynamique, qui analyse les données symboliques, discursives, archivales, orales et archéologiques de la formation sociale palestinienne à travers le temps et les lieux. Il comprend des chapitres en français (certains traduits de l’arabe) et d’autres en anglais. Ses auteurs, qui comptent des autorités reconnues mondialement ainsi que de jeunes spécialistes des territoires occupés, ont ceci en commun qu’ils soumettent les paradigmes reçus à une critique issue de la lecture/relecture des données, à la lumière des avancées théoriques contemporaines. Les textes ont été rassemblés par Roger Heacock, professeur d’histoire à l’université de Birzeit, auteur de Towards a New Tricontinental? Shifting Perspectives and Realities in the International System (Birzeit, Institut Ibrahim Abu-Lughod), de la série «Internationaliste en Palestine» et de Ma zilna huna : nous sommes toujours là (Confluences-Méditerranée).

ABU-SADA Caroline, ONG palestiniennes et construction étatique, Institut français du Proche-Orient, 2007 [Texte intégral en ligne]

Avec la reconfiguration territoriale et la mise en place de l’Autorité palestinienne qui ont suivi les accords d’Oslo, puis les bouleversements liés à la seconde Intifada, les orientations et les priorités des ONG palestiniennes ont évidemment évolué, notamment pour celles qui ont un lien avec l’enjeu du « retour à la terre ».

PARC, ONG de développement agricole créée il y a plus de vingt ans, reste officiellement rattachée au Parti du peuple palestinien (ex-Parti communiste palestinien), dont elle est issue ; elle s’est professionnalisée et a considérablement étendu son maillage sur la population palestinienne. Elle est reconnue par les bailleurs de fonds internationaux, et son budget dépasse largement celui du ministère de l’Agriculture palestinien. Entre complémentarité et concurrence, comment s’articulent ses relations avec l’Autorité palestinienne ? Quelles sont ses stratégies pour maintenir sa légitimité auprès de la population, mais aussi des bailleurs de fonds ? Ce livre décrit minutieusement les interactions, les rapports de forces et les enjeux de pouvoir qui se créent entre ces divers acteurs.

Le cas palestinien s’avère tout à fait spécifique pour ce qui est de la définition du gouvernemental et du non-gouvernemental ; mais cette spécificité même en fait une sorte de laboratoire des rapports entre le secteur associatif et un État en devenir. Avec l’essor des ONG dans les pays du Sud et la valorisation actuelle de la notion de société civile, les ONG sont devenues un objet de recherche majeur. Cette profusion d’études offre parfois d’excellents outils théoriques, dont cet ouvrage tire le meilleur parti, tandis que certaines analyses ne résistent pas à l’épreuve du terrain palestinien…

Lire aussi :
• Dossier Résistance à la colonisation de la Palestine
• Bibliographie Palestine/Israël

3 juillet 2009

Palestine, Rien ne nous manque ici

Adila LAÏDI-HANIEH (sous la direction de), Palestine, Rien ne nous manque ici, Revue Ah !, 2008

Palestine rien ne nous manque ici, ou La banalité combative : Où l’humour, l’autocritique, la mémoire, la découverte d’identités multiples, la résistance individualiste, entêtée, inscrite dans une pratique quotidienne de liberté sont les nouvelles armes d’un exercice quotidien en dignité. Ce livre est le premier à penser une Palestine contemporaine de manière introspective, multidisciplinaire et critique, telle que vécue et perçue par des artistes et intellectuels Palestiniens et non Palestiniens internationalement confirmés et émergents, a travers des textes en majorité inédits – dont trois nouveaux textes de Mahmoud Darwich.

Lire aussi :
• Adila Laïdi Hanieh première invitée, El Watan
• Dossier Résistance à la colonisation de la Palestine
• Bibliographie Palestine/Israël

Amnesty International accuse Israël de crimes de guerre à Gaza

Les forces israéliennes ont tué des centaines de civils palestiniens et détruit des milliers de maisons de la Bande de Gaza dans des actes qu’Amnesty International assimile à des crimes de guerre dans le premier rapport détaillé publié jeudi de l’organisation de défense des droits de l’homme sur le conflit de janvier dernier.

Amnesty avait exhorté l’Etat hébreu à s’engager publiquement à ne pas faire usage de son artillerie ou encore de projectiles au phosphore blanc sur les secteurs à forte densité de population. Amnesty avait également demandé aux dirigeants du Hamas d’ordonner l’arrêt des tirs de roquettes sur les civils israéliens, attaques que l’organisation qualifie également de crimes de guerre.

Amnesty -qui avait accusé Israël de crimes de guerre dès la fin du conflit le 18 janvier dernier- souligne qu’il reste des “questions perturbantes” notamment de celle de savoir pourquoi les armes de précision utilisées par Tsahal telles que des obus de char ou encore des missiles ont “tué autant d’enfants et d’autres civils”.

Amnesty accuse également Tsahal d’avoir utilisé des armes au phosphore, de s’être servi de Palestiniens comme “boucliers humains” et d’avoir fréquemment empêcher des civils de recevoir des soins et de l’aide humanitaire.

Le mode des attaques israéliennes et le nombre élevé de pertes civiles “indiquent un comportement dangereux, un mépris pour la vie des civils et leurs biens et une incapacité permanente pour distinguer les cibles militaires des populations civiles”, accuse notamment Amnesty International.

Selon les responsables sanitaires à Gaza et les organisations de défense de droits de l’homme, plus de 1.400 Palestiniens dont plus de 900 civils ont été tués au cours des trois semaines de l’offensive israélienne “Plomb durci”. Israël fait état d’un bilan plus proche de 1.100 morts et affirme que l’immense majorité de ces morts étaient des militants mais refuse d’en fournir la liste.

Amnesty précise que quelque 300 enfants et des centaines d’autres civils non armés figurent parmi les morts. Treize Israéliens ont également perdu la vie dont trois civils tués dans un tir de roquette.

L’armée israélienne s’est refusée à tout commentaire sur ce rapport d’Amnesty International.

AP-Yahoo! Actualités

L’armée israélienne s’est livrée à des actes de “destructions gratuites”, visant des civils Palestiniens, lors de son offensive dans la bande de Gaza en décembre et janvier, affirme Amnesty International.

Dans un rapport de 117 pages consacré aux 22 jours de combats, l’organisation humanitaire précise également que les tirs de roquettes des militants du Hamas contre Israël constituaient des “crimes de guerre”.

Amnesty affirme n’avoir trouvé aucune preuve que des civils ont été volontairement utilisés par les combattants du Hamas comme des boucliers humains, comme l’affirmait l’armée israélienne.

Au total, ce conflit a entraîné la mort de 1.400 Palestiniens, dont 300 enfants et des centaines de civils, des chiffres en accord avec ceux avancés par le ministère de la Santé à Gaza et le Centre palestinien des droits de l’homme.

L’armée israélienne avait évalué à 1.196 les pertes palestiniennes dont 295 civils. Au cours de cette intervention, 13 Israéliens ont été tués dont trois civils.

“La plupart des destructions étaient gratuites et délibérées”, estime Amnesty dans son rapport. “Elles ont été conduites dans des circonstances qui confirment qu’elles n’étaient pas justifiées par des impératifs militaires.”

L’état-major israélien a réagi en disant que l’armée avait agi conformément aux règlements internationaux. Il a accusé les auteurs du rapport d’ignorer “les efforts fournis par les forces de défense israéliennes pour limiter autant que possible les dommages aux non-combattants”.

“PRUDENCE”

“Dans de nombreux cas, les forces de défense israéliennes ont fait preuve de prudence, notamment en avertissant la population civile avant une attaque”, ajoute Tsahal.

“Les forces israéliennes ont dirigé leurs attaques uniquement contre des cibles militaires”, affirme l’état-major.

Une enquête ouverte par l’état-major israélien avait conclu à l’absence de crimes tandis que l’Etat hébreu a refusé de coopérer avec une enquête diligentée par les Nations unies.

Amnesty précise que les roquettes tirées par les combattants du Hamas ont rarement fait des victimes et ont surtout provoqué des mouvements de panique parmi les populations.

Ils n’en restaient pas moins des actes “aveugles et illégaux au regard du droit international”.

Amnesty accuse le Hamas et d’autres groupes armés d’avoir mis en danger la vie des civils palestiniens en tirant des roquettes et en cachant des armes à proximité d’habitations.

L’organisation humanitaire affirme n’avoir recueilli aucune preuve montrant que “le Hamas et les autres groupes armés obligeaient des civils à demeurer à l’intérieur ou à proximité de bâtiments utilisés par leurs combattants.”

Aucune preuve n’a été trouvée que ces civils étaient retenus contre leur gré dans des immeubles ou dans des quartiers sous le contrôles des insurgés.

Un porte-parole du Hamas a estimé que le rapport d’Amnesty ne mettait pas suffisamment l’accent sur les “crimes” commis par Israël.

“Ce rapport met sur un pied d’égalité l’agresseur et la victime et ne tient pas compte du droit international, qui consacre la résistance à une occupation”, a-t-il dit.

Le rapport affirme en revanche qu’en plusieurs occasions des soldats israéliens se sont servis de civils palestiniens, y compris d’enfants comme de “boucliers humains” en les contraignant à rester à proximité de “maisons qu’ils utilisaient comme positions militaires”.

Reuters-Yahoo! Actualités

Lire aussi :
• L’impunité pour les crimes de guerre commis à Gaza et dans le sud d’Israël annonce de nouvelles souffrances pour les civils, Amnesty International
• Israël et territoires palestiniens occupés, Amnesty International
• Occupation, Colonialism, Apartheid?, PDF par Conseil pour la Recherche en Sciences Humaines (HSRC)

2 juillet 2009

La Cour suprême d’Israël

La Cour suprême d’Israël a ordonné, mercredi 1er juillet, d’aggraver l’acte d’inculpation contre un officier et un soldat qui, sur ordre, avait tiré à bout portant une balle caoutchoutée sur un Palestinien menotté et les yeux bandés. Les trois juges de la Cour suprême ont estimé que l’inculpation pour “conduite inappropriée”, passible uniquement de sanction administrative, ne correspondait pas à la gravité des faits retenus.
“Ils s’agit d’un acte cruel qui mérite une punition en rapport”, ont déclaré les juges dans leurs attendus.

La Cour a en conséquence exigé du procureur militaire qu’il aggrave le chef d’inculpation, selon une source judiciaire. Le lieutenant-colonel Omri Borberg est accusé d’avoir ordonné à un sergent de tirer à bout portant une balle caoutchoutée dans la jambe d’un Palestinien, qui venait d’être interpellé en juillet lors d’une manifestation à Nilin, en Cisjordanie.

B’Tselem, association israélienne de défense des droits de l’homme qui avait rendu publique l’affaire en diffusant une vidéo de l’incident, avait qualifié la décision de l’armée de “honteuse” et demandé une enquête criminelle contre les deux accusés. Les faits, qui ont eu lieu le 7 juillet, avaient été filmés par une adolescente palestinienne. Les images montrent le soldat en train de tirer sur la jambe d’un homme arrêté, menotté et les yeux bandés, alors que le lieutenant-colonel le tient par le bras.

Ashraf Abou Rahma, 27 ans, légèrement blessé, avait été soigné sur place. Il avait été brièvement arrêté alors qu’il participait à l’une des nombreuses manifestations protestant contre la construction de la barrière de séparation en Cisjordanie.

Vidéo traduite en français, You Tube

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