Monde en Question

Analyse de l'actualité économique, politique et sociale dans le monde

Archives de Catégorie: Iran

Revue de presse Culture 14/08/2011


14/08/2011, Hélène , Je l’entends comme je l’aime

Écrivain, dramaturge, philosophe, femme avant tout [sans commentaire], Hélène Cixous est à part. Elle écrit sans relâche – une cinquantaine de livres depuis les années 60 -, et l’on ne saurait la situer dans un paysage littéraire. Hélène Cixous est unique, l’auteur d’une œuvre incomparable, lue, admirée et commentée par des lecteurs et lectrices du monde entier. Dans les colloques internationaux qui lui sont consacrés, la musique n’est pas toujours au centre des discussions, et pourtant elle tient une large place dans sa vie, dans sa généalogie. Elle est déjà au cœur des langues d’Hélène Cixous, l’allemand, l’arabe, l’anglais, et les langages de ses familles héritées et de ses familles choisies. La musique est aussi la compagne des scènes de théâtre où elle compose des pièces spectaculaires avec Ariane Mnouchkine et le compositeur Jean-Jacques Lemêtre. Le timbre d’Hélène Cixous recèle une multiplicité de voix.

14/08/2011, La guerre d’Algérie, vingt cinq ans après : le 13 mai à Alger, Fabrique de sens

14/08/2011, 1932 – Los excluidos combaten por la libertad Libro de José Daniel HIDALGO GAMARRA, Red Voltaire

Daniel Hidalgo como estudioso de temas sociales, ha comprendido que la marcha histórica tiene una honda relacion entre individuo anónimo con los grandes motivadores. En este proceso dialéctico, después de la heroica revolución de julio de 1932, viene tejiéndose en el Perú una nueva realidad social.

14/08/2011, Como hace 2.400 años, El País

A propósito del artículo de opinión de Mario Vargas Llosa -publicado en El País el 31 de julio- sobre los efectos de Internet en nuestro cerebro, me dejó un poco perpleja el hecho de que hace más de 2.400 años los pensadores griegos clásicos, y concretamente Platón, hubieran advertido de peligros semejantes, en este caso referidos a la invención de la escritura.

13/08/2011, Les nouvelles fractures du peuple, Les Rencontres de Pétrarque

Le génie du peuple, tel que l’imaginait Victor Hugo, impliquait une fusion des volontés toutes tendues vers un but commun. Mais ce qui était possible lors des révolutions, s’est souvent fracassé dans le quotidien du politique. Les classes sociales sont venues perturber cette belle unité. Aujourd’hui de nombreuses voix critiques se font entendre pour diviser autrement la société. Ce qui briserait l’unité du peuple ne serait plus la classe mais la race, fruit d’un long siècle de colonisation et d’immigration.
Le peuple et la race sont des constructions imaginaires, mais utiles pour nous détourner de la lutte des classes.

12/08/2011, Iran, le compte à rebours, Revue Outre-Terre n° 28

12/08/2011, Une autre approche de la globalisation : socio-histoire des organisations internationales (1900-1940), Critique internationale n°52

Riche d’enseignements, ce dossier montre in fine comment certaines organisations internationales clés d’aujourd’hui se sont constituées sur le temps long, et permet de mieux comprendre des modes de fonctionnement et des habitus que Franck Petiteville et Olivier Nay analyseront, dans le prochain numéro, avec leurs regards d’internationaliste et de politiste.

12/08/2011, L’imaginaire des nombres chez les anciens Mexicains, Intelligence Arithmétique Maya

Ce livre est une somme d’informations pour qui cherche à saisir L’imaginaire des nombres chez les anciens Mexicains. La préface de Philippe Portier vante l’ouvrage qui dépasse les débats récents sur l’avenir de l’anthropologie présentée comme tiraillée entre la tentation de l’universalisme axiologique et la thèse que « les savants du Nord sont incapables d’entrer dans les arcanes des sociétés dont ils ne sont pas originaires ».

11/08/2011, L’objet de Cuba – La pierre taina par Zoé Valdès, Les Objets

11/08/2011, Revue des revues, Monde en Question

Lire aussi :
Revue de presse Culture 2011, Monde en Question.
Dossier documentaire Algérie, Monde en Question.

Vers la guerre totale


Le projet de loi permettra au président américain de mettre en oeuvre des actions militaires unilatérales à l’échelle nationale et à l’étranger, contre tous les États, les organisations et les individus soupçonnés d’avoir à l’heure actuelle ou dans le passé, soutenu ou participé à des actions militaires, ou appuyé des hostilités envers les États-Unis ou tout État allié des États-Unis.

Lire la suite… Prisma

Les impasses de Wallerstein


Immanuel Wallerstein est admiré comme un sociologue proche du mouvement altermondialiste. Ses analyses ne sont pourtant pas toujours à la hauteur de sa réputation, à propos de la Chine (nous y reviendrons) ou de qu’on nomme le monde arabe. Son dernier commentaire, traduit en français, révèle des failles [1].

La première faille de Wallerstein concerne l’impasse du colonialisme :

La Révolte arabe de 1916 avait été conduite par Chérif Hussein ibn Ali pour arracher l’indépendance arabe à l’empire ottoman. Les Ottomans furent évincés. Cette grande révolte avait, toutefois, été cooptée par les Britanniques et les Français. Après 1945, les différents États arabes devinrent progressivement membres indépendants des Nations unies. Mais dans la plupart des cas, ces indépendances furent cooptées par les États-Unis, ceux-ci étant devenus les successeurs de la Grande-Bretagne comme puissance tutélaire extérieure, tandis que la France continuait de jouer un rôle seulement au Maghreb et au Liban.

Wallerstein ne précise pas que les puissances impérialistes britannique et française se sont partagées les dépouilles de l’empire ottoman en occupant les territoires arabes (Syrie, Palestine, Liban, Irak, Arabie) avec la complicité de la Société des Nations. La France s’était emparée de l’Algérie en 1830 et de la Tunisie en 1881 et la Grande-Bretagne de l’Egypte en 1882.

La deuxième faille de Wallerstein concerne l’impasse de l’État d’Israël dans son décompte des gagnants et des perdants :

Mais qu’en est-il des puissances extérieures, lourdement impliquées dans des tentatives visant à contrôler la situation ? Le principal acteur extérieur sont les États-Unis. Un deuxième est l’Iran. Tous les autres (la Turquie, la France, la Grande-Bretagne, la Russie, la Chine) sont moins importants mais néanmoins significatifs.

Wallerstein oublie de mentionner que l’État d’Israël a peur du changement en cours au Moyen Orient car il redoute que la vague de soulèvements populaires dans la région puissent inspirer les Palestiniens qui vivent sous l’occupation depuis plus de 40 ans. [2]. C’est pourquoi le gouvernement israélien a soutenu Hosni Moubarak comme il avait soutenu le régime de l’Apartheid en Afrique du Sud… jusqu’à la dernière seconde.

La troisième faille de Wallerstein concerne sa référence convenue aux « peuples arabes » :

Et bien entendu, les plus grands gagnants de la deuxième Révolte arabe seront, avec le temps, les peuples arabes.

Wallerstein, obnubilé par le jeu géopolitique des puissances régionales et mondiales au Moyen Orient, oublie de rappeler que, s’ils font les révolutions, les peuples restent exclus du pouvoir [3].

28/02/2011
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi : Dossier documentaire & Bibliographie Immanuel WALLERSTEIN, Monde en Question.


[1] Immanuel WALLERSTEIN, La deuxième Révolte arabe : gagnants et perdants, Fernand Braudel Center, 01/02/2011.
[2] Lire aussi :
• Revue de presse Egypte, Monde en Question, 07/02/2011.
• Serge LEFORT, Le changement dans la continuité en Egypte, Monde en Question, 12/02/2011.
[3] Lire aussi :
• Serge LEFORT, Le spectre d’une révolution sociale, Monde en Question, 07/02/2011.
• Les révolutions ne garantissent pas la démocratie, Reuters-Yahoo! Actualités, 13/02/2011.

Politique nucléaire de deux poids deux mesures


La République populaire démocratique de Corée (RPDC) a accusé les États-Unis d’adopter une politique de deux poids deux mesures sur les questions nucléaires et la prolifération.

L’agence de presse officielle nord-coréenne KCNA a rapporté un article du journal de Singapour Straits Times qui a confirmé que les États-Unis ont aidé Israël à développer des armes nucléaires ces dernières années.

« Le fait que les États-Unis aient aidé avec zèle Israël dans le domaine nucléaire techniquement et matériellement et qu’ils aient protégé et contribué délibérément à cela prouve que les États-Unis sont les complices et assistants d’Israël dans son processus d’ armement nucléaire », a rapporté la KCNA.

La contribution des États-Unis à l’accession d’Israël aux armes nucléaires est « une preuve évidente » de l’injustice de la politique double que mènent les Américains en ce qui concerne les questions nucléaires, a ajouté le média.

Cependant, les États-Unis ont catégorisé les autres pays, notamment l’Iran et la RPDC, dont les activités nucléaires ont des fins pacifiques de « criminels nucléaires ».

Une telle politique de deux poids deux mesures est une rupture grave du principe d’impartialité dans le domaine nucléaire, a souligné la KCNA, ajoutant que le plan américain de construire « un monde sans armes nucléaires » n’est donc « rien d’autre qu’une diversion pour couvrir ses ambitions de dominer le monde avec le nucléaire et de tromper la population mondiale ».

L’agence de presse officielle de la RPDC a conclu que les États- Unis sont à blâmer pour la menace nucléaire et le danger de la prolifération nucléaire dans le monde.

01/12/2010
Chine informations

Féminisme réactionnaire


Sakineh Mohammadi-Ashtiani, condamnée pour le meurtre de son mari mais non exécutée au pays des fondamentalistes islamiques, « suscite une forte émotion en Occident » alors que Teresa Lewis, condamnée pour le meurtre de son mari et exécutée au pays des fondamentalistes chrétiens, n’a suscité aucune réaction en Occident.

Plusieurs manifestations de soutien à Sakineh Mohammadi-Ashtiani, l’Iranienne condamnée à mort par lapidation pour adultère et meurtre et dont le sort suscite une vague d’émotion en Occident, se sont tenues samedi dans toute la France.
Le Point

Les organisatrices Ni putes ni soumises, la Ligue du droit international des femmes et le Mouvement pour la paix et contre le terrorisme font preuve comme d’habitude d’une compassion bien sélective et bien réactionnaire. Car, sous prétexte de défendre la cause d’une femme, il s’agit de se ranger derrière Israël contre l’Iran.

En France, la mobilisation de la société civile et du monde politique s’est accrue pour sauver cette Iranienne d’un châtiment qualifié de « moyenâgeux » par Nicolas Sarkozy. Le Président a ajouté que la France estimait avoir « la responsabilité » de cette femme. Une pétition a été lancée mi-août, à Paris. Les anciens présidents Jacques Chirac et Valéry Giscard d’Estaing ont signé ce texte qui reçoit de 1.800 à 2.000 signatures par jour. Téhéran et les pays occidentaux sont engagés depuis 2006 dans un bras de fer sur le programme nucléaire iranien. Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté quatre séries de sanctions contre l’Iran pour l’obliger à cesser l’enrichissement d’uranium. Jusqu’à présent, il n’a pas cédé.
Le Point

L’Iran comme la Chine font l’objet d’un traitement selon des critères qui ne sont pas appliqués aux pays occidentaux. Ainsi, il serait urgent de défendre le droit des femmes en Iran, mais pas aux États-Unis ! Le féminisme sert en l’occurrence de voile aux vieilles ambitions coloniales européennes.

On oublie facilement le pillage de la Chine pendant un siècle par les puissances occidentales comme on oublie le coup d’État anglo-américain, exécuté par la CIA, pour rétablir le pouvoir du Chah contre Mohammad Mossadegh et préserver ainsi les intérêts occidentaux dans l’exploitation des gisements pétrolifères iraniens [1].

France Culture a organisé une journée politiquement correct pour soi-disant « faire entendre la voix des femmes en Iran ». Il suffit d’écouter, dans l’émission Du grain à moudre, les vociférations post-colonialistes de Wassyla Tamzali contre les femmes d’Iran pour se rendre compte de l’hypocrisie de cette opération politico-médiatique. Azadeh Kian, elle, parle des luttes sociales des femmes iraniennes – réalité totalement ignorée par les féministes parisiennes qui prétendent parler au nom des femmes du monde entier [2].

30/09/2010
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
• À propos de Sakineh et de Teresa, L’Expression.
Dossier documentaire & Bibliographie Féminisme, Monde en Question.


[1] Sélection bibliographique :
• TIBON-CORNILLOT Michel, Les guerres de l’opium ou l’écrasement de la Chine, Dedefensa.
• TIBON-CORNILLOT Michel, La Chine en enfer : pillages et génocides blancs, Dedefensa.
L’étendue des désastres liés aux guerres de l’opium, et plus généralement, à la destruction des institutions impériales chinoises est massivement ignorée par la plupart des chercheurs et des hommes politiques français. Ces pillages, famines, répressions, durèrent un siècle, de 1840, la défaite chinoise devant les troupes anglaises, à 1949, l’arrivée des communistes au pouvoir. Les chercheurs anglo-saxons, bien meilleurs connaisseurs de cette période, évaluent le nombre des victimes dans une fourchette oscillant entre 120 et 150 millions en un siècle.
• Mohammad Mossadegh, Wikipédia.
• DIGEARD Jean-Pierre, HOURCADE Bernard, RICHARD Yann Richard, L’Iran au XXe siècle – Entre nationalisme, islam et mondialisation, Fayard, 2007.
On se représente souvent l’Iran comme un empire des Mille et une nuits qu’une révolution aurait fait sombrer dans le Moyen Age. Cet ouvrage en donne une image moins simpliste, celle d’un pays qui a réussi à se libérer de la tutelle de l’Occident alors que ses richesses en pétrole en avaient fait l’objet de toutes les convoitises. Celle d’un pays à la civilisation plusieurs fois millénaire, mais à l’identité complexe puisque les non-Persans y forment près de la moitié de la population. Un pays, enfin, dont l’histoire, depuis la Seconde Guerre mondiale, n’a cessé d’avoir des répercussions bien au-delà de ses frontières, et qui est parvenu à s’imposer comme puissance régionale.
Tout au long du XXe siècle et jusqu’à nos jours, l’Iran a surmonté tant bien que mal de nombreuses crises qui, paradoxalement, lui ont permis de se construire une nouvelle identité. Les aspirations démocratiques sous les Qâjar, l’autoritarisme réformateur de Rezâ Shâh, le nationalisme intransigeant de Mosaddeq, les ambitions modernisatrices de Mohammad-Rezâ Shâh, l’obsession de revanche et les conceptions populistes de Khomeyni et de ses émules ont amené le pays à de douloureuses transitions dont certaines ont constitué de véritables révolutions : mouvement constitutionnaliste, nationalisation des pétroles, réforme agraire, urbanisation, soulèvement islamique.
Loin d’être une survivance du passé, l’Iran apparaît aujourd’hui comme un laboratoire des évolutions du tiers-monde. Alors qu’il doit faire face à de nouvelles menaces à ses frontières, il affiche plus que jamais sa volonté de faire entendre sa voix sur la scène internationale, non sans mêler provocations inutiles et revendications légitimes.
[2] Sélection bibliographique :
• Journée spéciale femmes d’Iran, France Culture.
• Existe-t-il un féminisme islamique ?, Du grain à moudre.
• KIAN-THIÉBAUT Azadeh, Bio-blibliographie, Département de Science Politique – Université Paris 8.
• KIAN-THIÉBAUT Azadeh, Articles, Abstracta IranicaLibération.
• KIAN-THIÉBAUT Azadeh, L’Islam, les femmes et la citoyenneté, Pouvoirs n°104, 2003.
• KIAN-THIÉBAUT Azadeh, Le féminisme et l’islam, La vie des idées, 2007.
• KIAN-THIÉBAUT Azadeh, Les femmes iraniennes entre Islam, État et Famille, Maisonneuve et Larose, 2002 [BiblioMonde].
Vingt-trois ans après son avènement, la République islamique d’Iran doit faire face à un peuple qui, dans sa majorité, ne s’identifie pas avec le projet de société des partisans du Guide suprême, dont l’islamisation des institutions et des lois constitue le principe fondamental.
Ce livre, fondé largement sur des enquêtes de terrain en Iran, souligne la contribution des femmes iraniennes au rejet de l’instrumentalisation de la religion à des fins politiques. Elles sont les principales protagonistes de changement et vectrices des valeurs de la modernité mondiale. L’idée motrice de ce travail est de réfuter une distinction catégorique entre les mondes occidental et musulman, qui a resurgi en échos médiatique et propagandiste aux appels de Georges Bush et de Ben Laden. Les changements fondamentaux survenus au sein de la société iranienne devenue moderne dans son ensemble, les luttes des femmes pour obtenir des droits égaux, la nouvelle dynamique familiale, les changements démographiques, et les nouveaux comportements politiques sont autant d’éléments qui confortent cette idée. Face à ceux qui utilisent l’islam pour justifier les discriminations sexuelles et conforter la logique patriarcale et la domination masculine, les femmes iraniennes se nourrissent de la même religion pour contester les rapports sociaux de sexe, à travers sa ré-interprétation au féminin. Conscientes du chemin à parcourir mais encouragées par les résultats de leurs luttes, les femmes, laïques comme religieuses, contribuent à la construction sociale de la laïcité et à l’avènement d’un système démocratique qui a pour condition préalable la séparation des sphères religieuse et politique.

Brèves du 05/07/2010


05/07/2010, Indigestion de Moi : revirement politique en Europe !, Revue de presse internationale.

El Pais ce matin se plait à faire l’éloge des libéraux… tout le monde en a besoin titre l’éditorial qui s’intéresse notamment à la politique britannique…. cette coalition de conservateurs et de libéraux, dénomination qui d’ailleurs ne veut rien dire… permet à la droite autoritaire de faire passer l’inacceptable

et l’inacceptable pour el Pais c’est cette hache qui revient partout dans la presse britannique… ces mesures d’austérité qui d’après la une du Guardian vont toucher les femmes en majorité puisqu’elles occupent les postes de la fonction publique… mais attention à ces coups de hache prévient le journal… parce qu’une fois que les femmes les profs les médecins seront touchés… l’opinion publique pourrait bien se soulever en des grèves massives

pas de danger ! lui répond le Times qui révèle ces pourparlers secrets qui ont lieu actuellement au sein de cette coalition et qui visent à réformer le droit de grève pour la rendre plus rare… c’est que le défi du gouvernement et de l’économie pour faire sortir la Grande Bretagne de la crise ne doit pas être dérangé par des grèves fut elles de simples menaces de grèves

05/07/2010, Le mouvement vert change la nature même du réformisme iranien, Le Temps.

En Iran, depuis la réélection controversée de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence le 12 juin 2009, le régime ne lâche pas la bride par rapport au mouvement vert d’opposition. Directeur des hautes études en sciences sociales de Paris, le sociologue Fahrad Khosrokhavar explique pourquoi, selon lui, la dissidence n’est pas morte.

04/07/2010, Finalement une victoire toute relative pour le PRI !, Le Grand Journal du Mexique.

La présidente nationale du PRI, Beatriz Paredes, annonçait très tôt dans la soirée une victoire complète dans 11 états sur 12 et s’est offusqué également qu’il y ait eu des sondages réalisés et des résultats annoncés dans l’état de Oaxaca laissant entendre que le parti prendrait des mesures pour poursuivre le groupe Milenio pour avoir violé les lois électorales en vigueur, ce que contestent toutes ces sociétés spécialisées sur la base d’une jurisprudence existante !

Cela démontre que le PRI, bien que possible vainqueur de cette élection partielle avec 9 états sur 12, est touché au cœur par une défaite sur Oaxaca, un état qui a toujours été PRIiste et dont la perte entache fortement ses ambitions.

Septembre 2008, Rapport à Monsieur le Ministre de lʼÉducation nationale : Etat de l’enseignement de la philosophie en 2007-2008, PDFAssociation pour la création d’instituts de recherche sur l’enseignement de la philosophie.

Brèves du 19/04/2010 Nucléaire


Les hypocrisies du sommet sur la sécurité nucléaire

• 19/04/2010, Barak: Iran poses no immediate existential threat to Israel, Ha’aretz - Palestine News Network.

Le Ministre de la Défense Ehud Barak a dit lundi à la Radio d’Israël que la seule issue à l’impasse actuelle avec l’Iran est un mouvement Israélien audacieux, ajoutant qu’il sentait que l’Iran ne posait pas une menace existentielle immédiate à Israël.

• 19/04/2010, États-Unis/nucléaire : poudre aux yeux et chiffons de papier, Boulevard Exterieur.

De la récente conférence de Washington sur le thème du terrorisme nucléaire à l’accord START que viennent de signer à Prague les présidents russe et américain en passant par la nouvelle doctrine nucléaire américaine, les initiatives américaines en matière d’armement nucléaire laissent sur sa faim François Nicoullaud, ancien ambassadeur de France à Téhéran.

• 19/04/2010, Mahmoud Ahmadinejad vante le désarmement nucléaire, Le Grand Journal du Mexique.

• 18/04/2010, BAR’EL Zvi, Will sanctions against Iran really serve the West’s interests?, Ha’aretz.

Les partisans de sanctions contre l’Iran doit avoir à l’esprit une statistique intéressante : selon une enquête menée par une organisation de consommateurs iraniens, l’Iran occupe le septième rang dans le monde pour l’achat de produits cosmétiques. Chaque année, les Iraniens dépensent environ 2,1 milliards de dollars en crèmes, rouges à lèvres, shampoing, maquillage, et la plupart de ces articles sont importés de l’étranger.

• 17/04/2010, L’Iran tient sa propre conférence sur le désarmement, Reuters-Yahoo! ActualitésAFP-Le Parisien.

Moins d’une semaine après le sommet de Washington sur la non-prolifération organisé par Barack Obama et auquel l’Iran n’avait pas été invité, le président Mahmoud Ahmadinejad a accusé les États-Unis de pratiquer une politique de deux poids, deux mesures en la matière.

D’après les autorités iraniennes, pas moins de 60 pays ont accepté leur invitation, dont sept ou huit représentés par leurs ministres des Affaires étrangères. La Russie et la Chine – deux pays membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU qui traînent les pieds pour sanctionner l’Iran malgré de vives pressions occidentales en ce sens – auraient ainsi dépêché leurs vice-ministres des Affaires étrangères.

Sur fond de menaces de nouvelles sanctions internationales, le chef de l’État iranien a profité de cette tribune pour attaquer les pays « qui se livrent à l’intimidation » pour empêcher la République islamique à se doter de la technologie nucléaire.

« Malheureusement, le gouvernement américain a utilisé des armes nucléaires et aussi menacé officiellement de les utiliser », a déclaré Ahmadinejad aux participants à « la Conférence internationale sur le désarmement et la non-prolifération ».

« Quand ceux qui possèdent des armes nucléaires et qui utilisent ces armes possèdent un droit de veto inégal dans la plus haute instance internationale chargée de la sécurité internationale, est-ce que cela n’encourage les autres pays à la prolifération d’armes nucléaires pour assurer leur sécurité nationale ? », a-t-il demandé.

Alors que l’Occident tente de faire adopter un nouveau train de sanctions à son encontre en raison de son programme nucléaire, Téhéran a indiqué que son programme était « irréversible ».

Plusieurs pays occidentaux soupçonnent l’Iran de chercher à se doter de l’arme nucléaire, mais Téhéran assure que son programme est uniquement pacifique et civil.

Ahmadinejad a appelé à la création d’une nouvelle structure de l’ONU pour contrôler le désarmement nucléaire dans le monde et a estimé que les pays qui possédaient ou qui menaçaient d’utiliser des armes nucléaires devraient être suspendus de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Le nouveau train de sanctions, que les États-Unis espèrent voir adopté dans les semaines à venir, n’empêchera pas la poursuite du programme nucléaire et n’aura pas d’impact sur l’économie, a assuré Ahmadinejad.

Téhéran s’est néanmoins dit toujours ouvert à un accord avec l’Occident.

• 17/04/2010, L’Iran menacé de sanctions s’en prend aux grandes puissances nucléaires, AFP-Google Actualités.

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a attaqué d’emblée les États-Unis, « seul criminel atomique du monde », dans un message à la conférence qui réunit une dizaine de ministres et vice-ministres des Affaires étrangères, dont des représentants russe et chinois, en l’absence des Occidentaux.

« Seul le gouvernement américain a commis un crime nucléaire. Le seul criminel atomique du monde ment en se présentant lui-même comme opposé à la prolifération, alors qu’il n’a pris aucune mesure sérieuse dans ce domaine », a-t-il affirmé.

M. Ahmadinejad a plaidé dans la foulée pour une réorganisation des instances internationales traitant des questions nucléaires, dont devraient selon lui être écartées les puissances atomiques.

« Un organe international indépendant, disposant de pleins pouvoirs donnés par l’Assemblée générale de l’ONU, devrait être créé pour planifier et superviser le désarmement nucléaire et empêcher la prolifération », a-t-il plaidé.

Le président iranien a également affirmé que « les États ayant l’arme nucléaire, ceux l’ayant utilisée ou ceux ayant menacé de l’utiliser, et plus particulièrement les États-Unis, devraient être suspendus de l’AIEA ».

Il a aussi estimé que le TNP devrait être révisé « par les pays indépendants ne possédant pas d’armes nucléaires », la présence des puissances atomiques « empêchant l’élaboration d’un traité équitable ».

• 17/04/2010, L’Iran tient lui aussi sa conférence sur le nucléaire, Continental News.

«L’Iran est habitué à tenir des séminaires sur le désarmement mais cette conférence est très importante de par le niveau des participants et la conjoncture dans laquelle elle se tient», nous ont affirmé hier des organisateurs. En effet, l’on dénombre près d’une soixantaine de pays dont les représentants sont venus en nombre, qu’ils soient ministres, hauts responsables d’institutions, experts et même journalistes de divers médias internationaux. L’Algérie y est aussi présente aux côtés des pays qui aspirent à un nouvel ordre mondial sans trop de heurts entre les puissants et ceux qu’ils ont décidé de considérer comme faibles. Ainsi, dénombre-t-on beaucoup de pays arabes, d’Amérique Latine et d’Asie.

Aujourd’hui, en organisant la conférence internationale sur le désarmement, Téhéran tient bien à rappeler aux Américains quelques-unes de leurs obligations contenues dans le TNP dont ils sont signataires. L’Iran veut démontrer qu’il repose la politique qu’il prône pour défendre «son dossier» du nucléaire, sur le respect de certains grands principes que les Occidentaux feignent d’ignorer mais qu’ils mettent paradoxalement en avant pour l’empêcher d’enrichir son uranium. La conférence de Téhéran qui dure deux jours, rappelle qu’il existe des milliers d’armes nucléaires qui menacent la paix et la sécurité dans le monde. Elle prend, pour cela, la communauté internationale à témoin toute en signalant que celle-ci a exprimé de nombreuses demandes en faveur du désarmement mais aucune n’a abouti à ce jour.

Ainsi, est-il signalé encore par les Iraniens que «le TNP a déjà 40 de vie sans qu’il ait pu apporter des changements significatifs en matière de désarmement». Le principal objectif de la conférence de Téhéran est «de réfléchir, est-il affirmé, sur les défis qui s’imposent aujourd’hui au monde et qui sont liés au désarmement nucléaire et à la suppression de toutes autres armes de destruction massive». L’autre objectif de la conférence – exigé d’ailleurs pour la concrétisation du premier – est «de sortir avec des propositions concrètes à même de débarrasser le monde de ses arsenaux nucléaires». La conférence n’omet pas ainsi de consigner dans ses cahiers la gravité de la déclaration d’Obama relative au recours de son pays à l’arme nucléaire «en cas de besoin». Se sentant directement visé par de tels propos, l’Iran estime «qu’il est inadmissible de voir des pays détenteurs de l’arme nucléaire menacer d’autres qui ne l’ont pas».

Les conférenciers soulignent que non seulement ces pays «nucléaires» n’ont pas voulu détruire leur arsenal «mais cherchent plutôt à le moderniser, ce qui provoque de sérieuses inquiétudes au sein de la communauté internationale». C’est ainsi que les responsables iraniens proposent «de réfléchir sur les procédures juridiques qui devraient être enclenchées conséquemment à de tels agissements». Ils estiment, par ailleurs, «qu’il est du devoir des pays signataires du TNP de faire pression sur ceux qui ne le sont pas, pour que ces derniers le deviennent incessamment». Ils recommandent même à ce que «tous les pays soumettent leurs activités dans le domaine du nucléaire aux contrôles de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)». L’Iran estime que les premiers à être concernés, «l’entité sioniste et aussi les pays non signataires du TNP».

À cet effet, il ne manque pas non plus de dénoncer et de condamner «la politique de deux poids, deux mesures» dont il en est la première victime depuis longtemps. D’ailleurs, il souligne bien dans sa conférence que «cette politique chère aux puissants de ce monde prive certains pays de leur droit de l’utilisation pacifique du nucléaire et permet à ceux qui détiennent l’arme nucléaire de ne pas se conformer aux dispositions du TNP». Téhéran appelle encore une fois «à une plus grande implication de l’AIEA dans les processus du désarmement, une fois clairement élaborés». Elle préconise en même temps, notamment pour ce qui est du désarmement de la région du Moyen-Orient, «l’exécution par les pays détenteurs du nucléaire militaire, des décisions prises lors de la conférence de 1995».

• 16/04/2010, Sommet sur la sécurité nucléaire : les pyromanes crient au feu, Lutte Ouvrière.

Ce que Barak Obama annonce comme un avenir possible est en fait une description du passé. Car les bombardements nucléaires de Hiroshima et Nagasaki furent, au sens propre du terme, des actes «terroristes», des actes destinés à terroriser la population japonaise et, au-delà, le monde entier. Ces attentats furent planifiés et exécutés par l’État américain. Alors de quel droit le président des États Unis parle-t-il aujourd’hui de terrorisme ? Les populations des deux villes japonaises étaient tout aussi innocentes que, par exemple, les employés de bureau du World Trade Center.

De même si l’arme atomique s’est «disséminée» en Israël, au Pakistan, en Inde, c’est bien parce que les États-Unis ont, à tout le moins, laissé faire ces États qui sont leurs fidèles alliés. La Russie, la France, la Grande-Bretagne et la Chine, autres «puissances», possèdent elles aussi un armement nucléaire et n’ont pas l’intention de s’en débarrasser. Sarkozy, présent à la conférence, a même insisté sur le fait qu’il «n’abandonnerait pas cette arme, garante de la sécurité du pays, dans un monde aussi dangereux qu’il l’est aujourd’hui.»

Mais qui a fait de ce monde un endroit dangereux où des bombes, dont la quasi-totalité viennent des soutes des avions des puissances capitalistes, peuvent exploser à tous les coins de rue ? Qui fabrique, vend et utilise tous les jours et partout des monceaux d’armements et dans quel but ? Qui consacre le meilleur de la technique et de la science à tuer des êtres humains ? Qui donc a accumulé dans ses arsenaux suffisamment de têtes nucléaires pour faire sauter la planète entière ? Et surtout qui, après avoir exploité et affamé la majeure partie de l’humanité, après avoir semé la misère et le ressentiment, ne propose d’autre ordre que celui basé sur la menace des armes ? Qui, si ce ne sont les puissances capitalistes, les États-Unis, la France et les autres ?

• 16/04/2010, « La politique des USA et Israël est sans issue, l’époque du colonialisme est finie », ISM.

La Chine a déjà annoncé qu’elle participera à la conférence sur le nucléaire de Téhéran, et elle continue à affirmer qu’elle est contraire à de nouvelles sanctions contre l’Iran. Mais les États-Unis et Israël sont en train de tout faire pour que la Chine revienne sur sa décision de soutenir la cause du nucléaire iranien. Seule l’importance stratégique que l’Iran a pour la Chine, surtout du point de vue de ses approvisionnements en ressources énergétiques, a jusqu’ici fait barrage à ces requêtes. Mais quelle est a solidité des liens entre la Chine et l’Iran en ce moment ? Les atlantistes réussiront-ils à entraîner la Chine de leur côté ou bien devront-ils renoncer à cette stratégie ?

Outre la Chine, d’autres pays aussi ont exprimé leur proximité et leur amitié à l’Iran, parmi lesquels la Russie, la Turquie, le Brésil et le Venezuela. Croyez-vous qu’il soit possible pour l’Iran, ensemble avec ces autres pays, de créer un front compact d’opposition et de réaction à l’influence états-unienne dans le continent eurasiatique et dans l’Amérique latine ?

• 13/04/2010, La nouvelle doctrine nucléaire américaine cible l’Iran et la Corée du nord, WSWS.

La définition de la nouvelle doctrine nucléaire des États Unis, dite Nuclear Posture Review (NPR) publiée par le Pentagone mardi est saluée par les apologistes du gouvernement Obama comme un pas en avant vers un désarmement nucléaire à l’échelle mondiale. Mais il n’en est rien.

Le document expose un raisonnement qui justifierait l’utilisation d’armes nucléaires contre un État ne disposant pas de l’arme nucléaire, et ce pour la première fois depuis le bombardement atomique américain d’Hiroshima et Nagasaki. L’Iran et la Corée du nord sont désignés du doigt comme cibles potentielles.

• 12/04/2010, Pourquoi des «sanctions avisées» contre l’Iran provoqueraient des dommages collatéraux, Tlaxcala.

Le chef de l’opposition, Mir-Hossein Moussavi a dans une déclaration de l’automne dernier attiré l’attention sur les risques que présentent les sanctions pour la société civile : «Les sanctions n’auraient pas d’effet sur le gouvernement, elles causeraient bien plutôt un mal sérieux à la population qui a déjà suffisamment eu à souffrir de la part de ses propres hommes d’État. Nous refusons toute sanction envers notre nation,» a-t-il déclaré très clairement. Son compagnon de luttes Mehdi Karroubi s’est exprimé dans le même sens dans une interview au Corriere della Sera.

Et un problème de fond demeure, qui n’attire guère l’attention de tous ceux qui ont succombé à la dangereuse illusion qu’ils pourraient avoir leur mot à dire dans la définition et la mise en œuvre des sanctions contre l’Iran : celles-ci sont élaborées essentiellement par l’American Israeli Public Affairs Committee (AIPAC) et la plupart du temps soumises au Congrès pour la forme pour être ensuite mises en œuvre par le sous-secrétaire au Renseignement financier et anti-terroriste (Under Secretary for Terrorism and Financial Intelligence) Stuart Levey – un homme de confiance de l’AIPAC. Dans tout ce processus les retombées négatives potentielles sur le peuple iranien ne jouent pratiquement aucun rôle.

Les sanctions, qu’elles soient «paralysantes» ou «avisées» nuisent en définitive à la population. Des «sanctions avisées» c’est un oxymore comparable aux «bombes intelligentes» qui prétendument savent cibler, au moyen de «frappes chirurgicales», uniquement les objectifs à détruire. Et comme pour leurs consœurs militaires ce sont en définitive les «dommages collatéraux» des «sanctions avisées» qui l’emportent. Les trouver «avisées» n’est donc que pur cynisme.

• 12/04/2010, VERNET Daniel, Carnet de Pékin (18) : Pékin entre Téhéran et Washington, Boulevard Exterieur.

Le président Hu Jintao représentera la Chine au sommet sur la sécurité nucléaire organisé par Barack Obama, les 12 et 13 avril à Washington, manifestant ainsi l’intérêt qu’il porte à maintenir des relations suivies avec les États-Unis. Cette annonce est intervenue au moment où les Chinois se déclaraient prêts à discuter avec les autres membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et l’Allemagne de nouvelles sanctions contre l’Iran. Pékin continue de donner la priorité à la négociation pour résoudre le problème nucléaire iranien mais manifeste sa bonne volonté en ne refusant pas la discussion.

Lire aussi :
• Nuclear Arsenals, Carnegie Endowment for International Peace.
• Israel-Palestine CrisisCarnegie Endowment for International Peace.
Articles Nucléaire, Monde en Question.

Brèves du 14/04/2010


Palestine/Israël

NON à la « Promenade David Ben Gourion » à Paris !, Monde en Question.

• 12/04/2010, NABA René, L’inauguration de l’Esplanade David Ben Gourion à Paris, Blog René Naba.

Sur le plan international, la cérémonie coïncide avec le refus d’Israël de participer au sommet nucléaire de Washington destiné à jeter les nouvelles bases d’un contrôle de la dissémination atomique, alors que les pays occidentaux aiguillonnés par Israël, s’emploient à imposer des sanctions à l’Iran précisément à propos de sa politique nucléaire.
Israël, unique pays au monde avec le Kosovo à avoir été crée par une décision de l’ONU, se refuse de se soumettre au contrôle de la légalité internationale, au point que le prestigieuse revue «Foreign Policy » n’a pas hésité à consacrer une étude minutieuse, en janvier 2010, à ce que l’auteur de l’article Jeremy R. Hammond qualifie d’«Etat-Voyou» énumérant soixante dix neuf (79) résolutions internationales qu’Israël viole ou se refuse à appliquer.
L’étude couvre la période allant de 1948, (résolution 57 du 18 septembre 1948 adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU dans la foulée de l’assassinat par les Israéliens du Comte Bernadotte, médiateur du conflit entre juifs et arabes), à 2009 avec la résolution 1860 du 8 janvier 2009 concernant la destruction de Gaza.

• 14/04/2010, HASS Amira, The right to deport, Ha’aretz.

L’ordre militaire n°1650 élargit la définition juridique de l’infiltré en criminel, de sorte qu’il peut immédiatement être appliqué aux groupes de population suivants : les Palestiniens (et leurs descendants) qui ont perdu leur statut de résidence en raison de des actions d’Israël depuis 1967 [l’occupation] ; les Palestiniens qui sont habitants de Gaza selon leur carte d’identité, et les ressortissants étrangers.
L’objectif est de limiter la croissance démographique des Palestiniens en Cisjordanie, d’achever le processus de séparation de la population palestinienne de Gaza et de Cisjordanie (en violation des Accords d’Oslo), et de dissuader les ressortissants étrangers à se joindre à la lutte populaire contre l’occupation.
Le mot clé dans le nouvel ordre modifié est « permis », sans lequel une personne sera considérée comme infiltrée. Au cours des 20 dernières années, Israël a mis en place un système compliqué de permis de résidence pour les Palestiniens de la Cisjordanie et de Gaza. «Permis» est l’euphémisme d’interdiction.

• 13/04/2010, Le Hamas favorable au maintien du cessez-le-feu avec Israël, AP-Yahoo! Actualités.

Moussa Abou Marzouk, vice-président du bureau politique du Hamas, a déclaré, lors d’un entretien accordé à l’Associated Press, que le Mouvement de la résistance palestinienne était favorable au maintien du cessez-le-feu, afin de pas fournir à l’Etat hébreu de prétexte pour initier une nouvelle guerre contre Gaza.
Le Hamas, sur qui Israël fait peser la responsabilité du maintien du calme à la frontière entre la Bande de Gaza et Israël, rencontre des difficultés pour empêcher les petites factions rivales à mener des attaques contre des cibles israéliennes. Le Mouvement de la résistance islamique tente de préserver la trêve décrétée depuis plus d’un an, alors que ses rivaux poussent à de nouvelles attaques.

• Journal vidéo, Sleepless in Gaza…and Jerusalem [26 minutes par jour], YouTube.

Chronique de la Colonisation de la Palestine 2010 Monde en Question.

Iran

• 17/03/2010, GOULON Jean-François, Le programme nucléaire iranien a-t-il réellement une dimension militaire ?, Questions Critiques.

• 18/02/2010, Rapport de l’AIEA [en français et annoté], Questions Critiques.

Dossier documentaire & Bibliographie Iran, Monde en Question.

Turquie

Revue de presse turque, Turquie News.

Dossier documentaire & Bibliographie Turquie, Monde en Question.

Culture

• 13/04/2010, Bac philo 2/5 : Toutes les cultures se valent-elles ?, Les nouveaux chemins de la connaissance.

En attendant d’avoir le temps d’écrire une critique de cette émission, je renvoie le lecteur aux ouvrages suivants ignorés par les « philosophes » bien-pensants et un présentateur manipulateur :
JULLIEN François, De l’universel, de l’uniforme, du commun et du dialogue entre les cultures, Fayard, 2008.
SAÏD Edward, L’orientalisme – L’Orient créé par l’Occident, Seuil, 1980.
WALLERSTEIN Immanuel, L’universalisme européen : de la colonisation au droit d’ingérence, Démopolis, 2008.

• 13/04/2010, Comment faire revenir aux urnes les classes populaires ?, Du grain à moudre.

On a pu croire un moment que les Français reprenaient du goût pour la politique, qu’ils attendaient à nouveau d’une élection des changements pour leur propre vie. C’était en 2007, et la présidentielle a vu les électeurs se ruer sur les urnes. Oubliés, les «accidents» de la présidentielle de 2002, ou du référendum de 2005 ? Pas si sûr, à constater les taux de participation aux récentes élections régionales : plus d’un électeur sur deux (53,6 % des inscrits) est resté chez lui. C’est surtout parmi les classes populaires que prévaut la désillusion envers la politique et les politiciens. Une partie croissante de la population constate une dégradation de ses conditions d’existence que rien ne semble plus pouvoir enrayer.
Dans certaines banlieues sensibles [pour parler des quartiers pauvres], on observe des taux de participation qui tournent autour des 25 %, comme à Vaulx-en-Velin, Sarcelles, ou Clichy-sous-Bois. «Une partie de la population vit en autarcie par rapport au reste de la société. Ils considèrent que les institutions ne méritent pas qu’on s’y intéresse. Ils ont leur vie à eux, réglée par d’autres codes», expliquait au lendemain du 2° tour des régionales le maire de Monfermeil, l’UMP Xavier Lemoine.
Que vaut une démocratie quasi-censitaire à laquelle plus de la moitié de la population a cessé de s’intéresser ? Peut-on se résigner à voir les classes populaires décrocher définitivement de la politique et ne plus rien attendre de ses élus ? Quelle est la légitimité d’élus qui ne représentent qu’une fraction déclinante de la population ? Le décrochage entre les catégories populaires et des élites qui leur paraissent incapables de prendre en charge leurs problèmes est-il définitif ?

Les Juifs iraniens préfèrent Ahmadinejad


Malgré les troubles et la violence qui ont suivi les élections présidentielles en Iran, de nombreux Juifs iraniens d’Israël ou de l’étranger estiment que la vie en République Islamique est meilleure sous le président Mahmoud Ahmadinejad qu’elle ne l’aurait été sous son rival Mir Hossein Moussavi.

Lors d’une conférence de Juifs iraniens à Jérusalem lundi, des leaders de la communauté juive Mashadi ont déclaré que malgré les allégations anti-israéliennes d’Ahmadinejad, l’Iran est un pays dans lequel les Juifs peuvent pratiquer leur religion en sécurité.

« Ahmadinejad fait des déclarations regrettables à propos des Juifs, mais il est préférable à Moussavi », estime Shlomo Zabihi, rabbin Mashadi. Le gouvernement actuel est relativement stable et fournit un environnement sûr pour les Juifs, a t-il poursuivi.

La réunion de lundi était le premier rassemblement de la Fédération des Juifs Mashadi, une organisation qui vise à préserver l’identité religieuse et culturelle des Juifs de Mashad, la seconde plus grande ville iranienne, avec une population de 2,5 millions d’habitants.

Durant la Révolution Islamique de 1979, de nombreux Juifs Mashadi ont fuit vers les États-Unis, essentiellement vers New York, où 6 000 Juifs ayant des liens avec Mashad vivent actuellement. Il n’y a presque plus de Juifs à Mashad aujourd’hui, mais environ 25 000 Mashadi vivent en Iran, et sont concentrés à Téhéran.

Bahman Kamali, le fondateur de l’organisation, a déclaré que les appels à la destruction d’Israël lancés par Ahmadinejad n’ont rien à voir avec l’incitation à la violence envers les Juifs de la Diaspora. « Il y a une différence, car les Iraniens respectent les religions du livre : christianisme, judaïsme » a ajouté Kamali. Les Juifs peuvent donc aller à la synagogue et prier sans rencontrer de problèmes, affirme t-il.

Le Jerusalem Post

Feu vert américain à Israël ?


Selon une dépêche de l’Associated Press, publiée le 5 juillet, les États-Unis auraient donné le feu vert à Israël pour attaquer l’Iran.

Les États-Unis ne feront pas obstacle à Israël si l’État hébreu juge nécessaire une action militaire pour éliminer la menace nucléaire iranienne, car c’est un pays souverain, a déclaré dimanche le vice-président américain Joe Biden.

Les États-Unis « ne peuvent pas dicter à un autre pays souverain ce qu’il peut ou ne peut pas faire », a déclaré M. Biden sur la chaîne de télévision ABC. L’État hébreu peut déterminer par lui-même « ce qui est dans son intérêt et ce qu’il décide vis-à-vis de l’Iran ou tout autre pays ».

« Que nous soyons d’accord ou non, ils ont le droit de le faire. Tout pays souverain a le droit de le faire », a-t-il ajouté. « Si le gouvernement (de Benyamin) Nétanyahou décide d’agir différemment de ce qui est fait actuellement, cela relève de leur droit souverain. Le choix ne nous appartient pas. »

AP-Yahoo! Actualités

Selon une dépêche de l’AFP, publiée le 7 juillet, les États-Unis n’auraient pas donné le feu vert à Israël pour attaquer l’Iran.

Le président américain Barack Obama a affirmé mardi que les États-Unis n’avaient « absolument pas » donné leur feu vert à Israël pour attaquer l’Iran afin de l’empêcher de se doter de l’arme nucléaire, dans une interview à la chaîne de télévision CNN.

Interrogé sur le fait de savoir si les États-Unis avaient donné leur feu vert à Israël pour une éventuelle attaque de l’Iran, M. Obama a répondu « absolument pas. C’est très important, je suis aussi clair qu’il est possible de l’être » sur ce sujet.

Mais… « Le vice-président Joe Biden l’a dit catégoriquement : nous ne pouvons dicter à d’autres pays la conduite à tenir en matière de sécurité », a relevé le président américain qui se trouve à Moscou depuis lundi.

AFP

L’agence israélienne Guysen semble croire à version Obama.

Le département d’État américain a déclaré dans un communiqué paru lundi, que la déclaration de Joe Biden selon laquelle Israël devait décider d’elle-même des solutions à prendre contre la menace nucléaire iranienne, ne pouvait être considérée comme un « feu vert » américain pour une attaque militaire israélienne sur l’Iran.

« Nous n’allons certainement pas donner notre feu vert pour quelque attaque militaire que ce soit, mais Israël est un pays souverain et nous n’allons pas lui dicter ce qu’il doit faire », a expliqué le porte-parole du département d’État Ian Kelly.

Le communiqué indique que les États-Unis « partagent avec Israël leur profonde inquiétude sur le programme nucléaire iranien ».

Guysen

L’agence russe RIA Novosti reste perplexe.

Moscou est surpris par les propos du vice-président américain Joe Biden sur un éventuel emploi par Israël de la force armée contre l’Iran, a déclaré mardi le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères (MID) Andreï Nesterenko.

« Nous sommes pour le moins étonnés par les propos du vice-président américain Joe Biden. Nous estimons qu’ils sont en contradiction flagrante avec les approches déclarées par le président américain Barack Obama concernant le règlement de la situation autour du programme nucléaire iranien, et notamment la disposition des États-Unis à engager le dialogue avec Téhéran afin de rechercher une solution à ce problème par des moyens politiques et diplomatiques », a indiqué le porte-parole de la diplomatie russe.

RIA Novosti

Que penser de ce double langage ? Non seulement entre Biden et Obama, mais aussi de Obama lui-même. Philippe Grasset minimise cette affaire :

Le mythe resurgi d’une attaque contre l’Iran, que nous avons subi pendant trois longues années, l’est ici à partir de circonstances complètement fortuites bien plus que de fuites ou de pressions maladroites. C’est le pur produit du système de communication, enchaînant le thème sensationnel associé à “la politique de l’idéologie et de l’instinct” qui a prévalu officiellement pendant huit années, additionné au caractère d’un homme prompt à un peu trop parler. C’est un signe intéressant que l’extrémisme constant, ce “gauchissement” (vers la droite extrême, pour ceux que l’étiquetage passionne) systématique du discours et des options, est d’abord le produit de l’automatisme de la communication, qui est une sorte d’idéologie en soi. Il semble que tout le monde a paniqué dans cette affaire, y compris les Israéliens qui ont fait passer vite fait le message, par le Washington Times, qu’ils ne demandaient aucune autorisation d’attaquer à Washington, – impliquant par là qu’ils la demanderaient s’ils devaient attaquer, comme, apprend-on de source officielle israélienne cette fois, Olmert l’a fait auprès de Bush.

La chose (l’Iran) semble donc tenir à cœur à Obama, par conséquent la politique qu’il tente de mener depuis quelques mois, qu’il semble vouloir poursuivre malgré les événements depuis les élections présidentielles du 12 juin. Son intervention est abrupte et ne s’embarrasse pas de protocole. Le Absolutely not prétend répondre à la question “avez-vous donné votre feu vert à Israël pour une attaque?”, ce qui nous fait comprendre qu’effectivement la chose pourrait être demandée, ou a été demandée, ou même devrait être demandée. Pour l’instant, malgré les événements d’Iran, il semble hors de question d’appuyer de quelque manière que ce soit sur l’option militaire, même pour faire pression sur l’Iran. En soi, la réaction d’Obama est un message puissant pour l’Iran, qu’il ait été conçu de cette façon ou non, – et probablement ne l’a-t-il nullement été.

Dedefensa

Joe Biden a donné le feu vert à Israël pour attaquer l’Iran le 5 juillet. Barack Obama n’a refusé le feu vert que le 7 juillet et depuis Moscou, où il discute de la question des armes nucléaires. Pourquoi a-t-il réagi si tardivement ?

En utilisant le double-langage de la carotte et du bâton avec l’Iran, Barack Obama ne risque-t-il d’encourager la fuite en avant d’une guerre préventive déclenchée par le gouvernement de Benjamin Nétanyahou ?

Qu’en est-il de la volonté de Barack Obama de s’impliquer en faveur de la question palestinienne ? Ses atermoiements avec Israël ne sont-ils pas l’aveu de l’acceptation du fait accompli de la colonisation, qui rend impossible la création d’un État palestinien viable ?

Serge LEFORT
07/07/2009

Note du 08/07/2009 Lire aussi : Feu vert ou faux pas ?, Dedefensa.

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