Monde en Question

6 août 2009

Dossier Géopolitique : Arc de crise

Dossier documentaire & Bibliographie Géopolitique : Arc de crise créé le 14/09/2008 et mis à jour le 05/08/2009, Monde en question.

4 décembre 2008

Quels conflits pour Barack Obama ?

Classé dans : Afghanistan, Amérique latine, Géorgie, Irak, Iran, Russie, USA, Ukraine — Monde en Question @ 17:05
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L’arrivée au pouvoir de la nouvelle administration américaine dans un contexte d’intensification de la crise économique mondiale et de conflits dans plusieurs “points chauds” pousse à se demander quels conflits pourraient se terminer et lesquels, au contraire, ont une chance d’éclater pendant la présidence de Barack Obama. Comment la situation internationale évoluera-t-elle dans l’ensemble?

Pour comprendre comment pourrait changer la politique militaire des Etats-Unis, un examen attentif des personnes qui l’appliqueront est nécessaire. Le maintien de Robert Gates au poste de chef du Pentagone et la nomination de James Jones au poste de conseiller à la sécurité nationale permettent d’affirmer en toute certitude que les Etats-Unis ne décrèteront pas un “retrait généralisé” et une cessation des hostilités. Néanmoins, des changements considérables sont sans doute à attendre dans certaines zones de conflit.

L’une des principales promesses électorales de Barack Obama était de retirer les troupes américaines de l’Irak. A l’heure actuelle, il est question d’en rappeler les soldats au cours des 16 mois à venir. Le confit dans ce pays ne s’achèvera apparemment pas avec leur départ. L’absence d’une force militaire et politique dominante en Irak empêchera une des forces aux prises dans la guerre civile d’unifier rapidement le pays sous son pouvoir. Par conséquent, le conflit devrait se poursuivre sous forme larvée.

Le conflit afghan, au contraire, a toutes les chances de connaître une intensification. Comme l’a déclaré Barack Obama lui-même, la lutte contre le terrorisme en Afghanistan reste l’une des priorités de Washington. Le secrétariat américain à la Défense a déjà annoncé qu’il projetait de renforcer le contingent déployé dans le pays jusqu’à plus de 50.000 soldats. En s’enfonçant toujours plus profondément dans le conflit afghan, les Etats-Unis courent le risque de s’y enliser, à l’instar jadis de l’URSS.

L’Iran restera certainement sur la liste des objectifs prioritaires. Dans le nouveau contexte, les Etats-Unis devraient vraisemblablement s’abstenir de déclencher une nouvelle guerre dans la région. Il faudrait s’attendre à ce que la pression sur l’Iran s’effectue plutôt de l’intérieur, par le biais du soutien aux forces d’opposition.

L’ex-URSS, surtout la région de la mer Noire, était et restera, à coup sûr, une zone d’attention particulière pour les Etats-Unis. Washington cherche à obtenir coûte que coûte l’adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie à l’OTAN. En Europe, cette position n’est toutefois inconditionnellement soutenue que par la Pologne et les pays baltes, alors que les membres traditionnels de l’Alliance s’y opposent catégoriquement ou estiment que le temps de cette adhésion n’est pas encore venu.

L’Ukraine et la Géorgie n’adhéreront sans doute pas à l’OTAN dans un avenir proche, mais le spectre d’un nouveau conflit russo-géorgien reste omniprésent. Les démarches ukrainiennes liées en particulier au transfert de troupes vers les frontières orientales et sud-orientales de l’Ukraine, ainsi que les actions entreprises par les Etats-Unis, déterminés à protéger leurs navires dans la zone de la mer Noire contre d’éventuels risques militaires, sont également préoccupantes.

Quoi qu’il en soit, si un conflit n’éclate pas avant l’arrivée de la nouvelle équipe à la Maison Blanche (Obama entrera en fonctions le 20 janvier), sa probabilité s’amenuisera considérablement. En effet, les dirigeants américains n’ont aucun besoin d’une guerre ouverte entre la Russie et la Géorgie, surtout si elle implique l’Ukraine. Cependant, la progression de ces pays vers l’OTAN se poursuivra, de même que le déploiement du bouclier antimissile américain en Europe orientale.

Le déclenchement de nouvelles guerres ouvertes dans d’autres régions du globe est également peu probable. Les cabinets démocrates des dernières décennies ont plutôt eu tendance à miser sur “l’ébranlement intérieur” de leurs adversaires potentiels, en épaulant les forces loyales aux Etats-Unis dans les pays concernés. C’est ainsi que Washington essaiera apparemment de régler le problème du Venezuela, en soutenant les forces d’opposition à Hugo Chavez et en les dotant de sommes confortables, tout en évitant une immixtion directe.

En somme, la situation dans le monde ne sera sans doute pas moins tendue. La crise économique mondiale n’en est qu’à ses débuts, et son développement ultérieur est susceptible d’avoir un impact sérieux sur les projets politiques des principales puissances.

Ilia Kramnik
04/12/2008
Publié par RIA Novosti.

10 novembre 2008

L’agression géorgienne du 7 août 2008

Classé dans : Géorgie, Russie — Monde en Question @ 12:27
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Le site WSWS.org, commentant un article du New York Times du 7 novembre, expose le 8 novembre des développements intéressants concernant la crise géorgienne d’août dernier. Ces développements peuvent également concerner les relations des USA avec la Russie, avec l’arrivée de l’administration Obama.

Au départ, il y a un rapport de l’OSCE, objet de l’article du NYT, qui conclut à la responsabilité complète de la Géorgie dans le conflit du 7 août dernier. Ironie sympathique, un qualificatif employé par la catéchisme américaniste, et d’ailleurs repris par les obligeants Européens, pour caractériser la “riposte” russe dans cette crise (“disproportionné” ou “disproportionate”), est employé dans ce cas pour caractériser l’agression de là Géorgie. Le NYT épouse complètement les conclusions du rapport de l’OSCE, dans cet article placé pour qu’il soit vu et lu, en première page du quotidien.

[...]


Source : RFI

Plusieurs points peuvent être observés à la suite de tous ces développements.

• Si l’on accepte la thèse de WSWS.org, ce que l’attitude du NYT semble effectivement pousser à faire, on observerait que la nouvelle équipe Obama semble déjà prendre la mesure des capacités US dans les circonstances présentes, avec le constat que les USA ne peuvent rien faire en Europe s’ils veulent maintenir leur position, voire augmenter celles-ci en Afghanistan. C’est la reconnaissance des limites désormais bien marquées de la puissance US, à la suite des guerres en Irak et en Afghanistan, et des diverses autres activités du genre, du désordre budgétaire du Pentagone et de la crise financière et économique.

• Il apparaît assez probable que cette réévaluation était déjà en cours avant l’élection d’Obama, et qu’elle était faite en coordination avec l’actuelle administration, pour faciliter la transition et le changement de politique. Il y a manifestement un marché qui apparaît entre l’équipe Obama et l’administration Bush, la seconde préparant certaines dispositions politiques et stratégiques pour faciliter certaines mesures de restrictions dans la politique d’engagement US. En échange, il semblerait qu’Obama s’engage à ne pas faire trop d’ombre aux dernières semaines de représentation de GW Bush, par exemple en acceptant de ne pas être présent au sommet du G-20 sur la crise financière du 15 novembre 2008 à Washington. Bush pourra au moins conserver l’illusion d’avoir servi à quelque chose jusqu’au bout. C’est bon pour le moral.

• La démonstration semble faite qu’une attitude ferme et se démarquant clairement des réactions extatiques du reste du monde au moment de l’élection d’Obama est payante. Les Russes ont accueilli cette élection avec froideur et l’annonce de mesures militaires peu engageantes selon le point de vue US (annonce du déploiement de missiles Iksander à Kaliningrad). Résultat: les USA semblent conduits à lâcher du lest sur la Géorgie et sur les relations avec la Russie, y compris éventuellement le système BMDE. La démonstration serait ainsi complète.

Publié par Dedefensa le 8 novembre 2008.
Lire aussi : Revue de presse Géorgie-Adjarie-Abkhazie-Ossétie 2008, Monde en Question.

21 octobre 2008

Guerres au quotidien

Classé dans : Afghanistan, Géorgie, Palestine / Israël, Revue de presse — Monde en Question @ 14:03
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RAYMOND Paul, La guerre des colons contre Israël, ISM

Aucune fête religieuse à Jérusalem ne serait complète sans un incident politique controversé et, cette année, le Yom Kippour ne fait pas exception. Un groupe de près d’une centaine d’extrémistes radicaux de Droite ont forcé leur chemin jusqu’à la place du Dôme du Rocher, l’un des sites les plus sacrés de l’islam. Entrer dans l’enceinte le jour du Yom Kippour est une manière symbolique de revendiquer la souveraineté juive sur le site que beaucoup considèrent comme l’emplacement du Second Temple, détruit par les Romains en l’an 70.

KOSSYREV Dmitri, Conflit caucasien : le dialogue est déjà un succès, RIA Novosti

Tout le monde veut faire étalage de ses propres succès devant les électeurs. Et tout le monde – au stade actuel – juge impossible de faire des compromis ou de montrer une quelconque faiblesse. Mais essayons d’analyser qui a eu besoin d’organiser des discussions internationales sur la situation en Ossétie du Sud et en Abkhazie et pourquoi.

SCALEA Daniele, La guerre pour l’Ossétie du Sud, Tlaxcala

La Géorgie a fait partie de la Russie jusqu’en 1991 où, renaissant des cendres de l’Union Soviétique, elle est devenue une nation indépendante. A l’origine, dans cette zone du Caucase occidental, différents pays coexistaient, dont le plus important était le Royaume de Colchide donnant sur la mer Noire et bien connu des Grecs anciens : en effet, selon la mythologie, c’est ici que Jason et les Argonautes trouvèrent la Toison d’or avec l’aide de Médée, princesse du pays.

Revue de presse européenne, euro|topics

La situation des Européens en Afghanistan s’aggrave constamment. Lundi, la britannique Gayle Williams qui travaillait pour l’organisation humanitaire Serve Afghanistan a été assassinée par les talibans. Le même jour, des soldats allemands de l’OTAN ont perdu la vie dans un attentat suicide. La presse se demande quelle suite donner à la présence européenne dans l’Hindou Kouch.

26 septembre 2008

Revue de presse Géorgie-Adjarie-Abkhazie-Ossétie

Classé dans : Géorgie, Revue de presse — Monde en Question @ 11:55
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Revue de presse russe, RIA Novosti

Le parti de Poutine prône le rapprochement entre la Russie et l’Ossétie du Sud

ONU : le président arménien fustige la politique géorgienne dans le Caucase, RIA Novosti

Réunion sur le Caucase : les Européens renoncent, RFI

La réunion entre les ministres des Affaires étrangères de l’Union Européenne et de la Russie concernant l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie prévue à Genève le 15 octobre prochain a été remplacée par une simple discussion entre experts. Les Européens l’ont annoncé hier en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Bruxelles préfère éviter d’afficher une nouvelle fois son désaccord avec la Russie sur le Caucase.

Le président de la République française s’est d’ailleurs fait remarquer lors de l’Assemblée générale des Nations unies. Il a proposé la création d’un espace commun entre l’UE et la Russie. Cet espace irait au-delà du simple partenariat stratégique mais resterait en deçà d’un marché commun.

Conflit géorgien : une crise mélant contradictions du droit international et crise étatique, Jeunes démocrates – UDF

Le conflit russo-géorgien, sous les feux de l’actualité depuis l’attaque géorgienne en Ossétie du Sud le jour de la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques de Pékin, présente deux aspects importants. D’une part, le président géorgien et non moins atlantiste, Mikheil Saakachvili, avec la complicité de Washington, participe à la stratégie américaine de marginalisation de la Russie, poursuivie depuis 1991, c’est-à-dire suite à la chute de l’empire soviétique, par l’OTAN. D’autre part, par l’extrême violence de ses représailles, la Russie du président Dmitri Medvedev et du 1er ministre Vladimir Poutine entend clore l’ère du laisser faire et récupérer de sa superbe.

Quelques leçons à tirer de la crise géorgienne, Terra Nova

Il nous faut inventer une nouvelle coopération avec la Russie, en ne partant plus du présupposé que Moscou finira par accepter notre point de vue, ainsi que nous l’avons fait dans le cas du Kosovo. Face à cette nouvelle donne, et tant que la situation sécuritaire ne se dégrade pas davantage, l’Union européenne est seule à même de proposer des solutions durables et positives à la crise tout en favorisant la relance d’un nouveau partenariat à la Russie. En revanche, pousser l’OTAN à s’élargir davantage à l’Est ne peut qu’accroître les tensions, sans apporter de solution à la crise, et aggravera l’éloignement de la Russie.

ORY Pascal, La matrice de Munich, Le Monde

L’opinion publique occidentale – y compris les médias et les politiques qui, tout à la fois, l’expriment et la forment – n’a pas vraiment perçu l’enjeu essentiel de cette année 2008 sur le plan géopolitique, aperçu le fil rouge – rouge sang, au besoin – qui unit entre elles des crises en apparence aussi différentes que le Tibet, la Géorgie ou, passée jusqu’à présent presque inaperçue, celle du Cachemire, avec sa traîne d’attentats variés.

C’est pourtant simple : le moteur commun à tous ces phénomènes et à quantité d’autres à travers le monde s’appelle le droit-des-peuples-à-disposer-d’eux-mêmes et voilà que, selon les conjonctures, il joue en faveur d’un camp ou d’un autre, sans qu’il y ait là-dedans à chercher plus de logique et surtout plus de justice que ça.

23 septembre 2008

Revue de presse Géorgie-Adjarie-Abkhazie-Ossétie

Classé dans : Géorgie, Revue de presse — Monde en Question @ 11:46
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Entretien avec Salomé Zourabichvili

Source : Touteleurope – Dailymotion

ZOURABICHVILI Salomé : “l’UE est l’organisation la plus appropriée pour garantir à la Géorgie ce dont elle a besoin”, Toute l’Europe

Salomé Zourabichvili estime que l’Union européenne peut garantir la sécurité dans la région du conflit, et ce beaucoup mieux que ne le ferait l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), dont les critiques vis-à-vis de la Russie sont bien plus prononcées. Selon l’ancienne ambassadrice, “le rapprochement de l’OTAN dans la région est quelque chose qui, objectivement, tend la situation”.

Commentaires : Lire dans le Dossier documentaire “Géorgie-Adjarie-Abkhazie-Ossétie” d’autres articles de Salomé Zourabichvili.

Pékin – Sotchi : même combat ? Retour sur la crise russo-géorgienne, AgoraVox

Force est de constater que la très grande majorité des médias occidentaux – états-uniens en premier lieu – a fait le choix de souligner, parfois jusqu’à la caricature, la virulence de la riposte russe, au point d’en arriver au fil des semaines à déformer totalement la réalité et à faire de Moscou l’unique agresseur. Sous la plume des journalistes, et par voie de conséquence dans une bonne part de l’opinion publique mondiale, la jeune démocratie géorgienne est la victime du terrifiant grizzly russe. Ce qui serait considéré dans un contexte différent comme un mensonge éhonté prend sur l’échiquier international les formes troubles d’une stratégie élaborée de manipulation psychologique et de désinformation.

Lorsque dans la nuit du 7 au 8 Août, vers 1h du matin Saakachvili décide de lancer l’offensive sur Tskhinvali, il compte vraisemblablement mettre un terme à deux semaines de tensions et d’escarmouches sanglantes via milices interposés entre ossètes et géorgiens et mise visiblement sur une victoire éclair pour rétablir la stabilité dans la région ; la justification officielle de l’opération militaire est d’ailleurs le « rétablissement de l’ordre ».

Si la Russie ne réagit pas – comme cela est déjà arrivé – il ne se sera passé rien d’autre qu’une opération de maintien de l’ordre en territoire ossète et abkhaze à un moment où l’attention médiatique est focalisée sur le début des Jeux Olympiques. Si la Russie décide de réagir militairement à l’offensive géorgienne, elle doit obligatoirement rompre la « trêve olympique » et risque de subir les foudres de la presse et de l’opinion publique mondiale, relayés par les inquiétudes des pays de l’ancien pacte de Varsovie (on a très vite parlé d’un risque de réaction en chaîne avec l’Ukraine et les Pays Baltes) et la réactivation étonnamment fertile des vieux démons de l’Europe (Münich).

22 septembre 2008

Revue de presse Géorgie-Adjarie-Abkhazie-Ossétie

Classé dans : Géorgie, Revue de presse — Monde en Question @ 12:24
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GÉRONIMO Jean, Géorgie : le point de non retour, Mondialisation

Depuis la chute du communisme en 1991, la Géorgie apparait comme un double symbole géopolitique : d’une part comme celui de l’avancée américaine en zone post-soviétique, d’autre part, comme celui du déclin de la puissance russe dans sa zone de domination historique. Globalement, la Géorgie est le symbole de l’extension post-guerre froide de la sphère euro-atlantique, doublement centrée sur la compression de la puissance russe et le contrôle des ressources énergétiques. Cela s’inscrit, sur long terme, dans une stratégie américaine structurellement anti-russe et visant à réduire l’influence eurasienne de Moscou par l’intégration des ex-républiques soviétiques.

Aujourd’hui, cet Etat post-soviétique se retrouve au cœur d’une lutte pour le contrôle de l’Eurasie, zone stratégique pour la domination du monde.
La Géorgie apparait véritablement comme un pivot géopolitique dans la stratégie américaine du “rôle back” (reflux) de la puissance russe, prônée par Brzezinski.

La Géorgie (avec l’Ukraine et l’Azerbaïdjan) espère bientôt intégrer le bloc occidental par le biais des institutions de l’UE et de l’Otan. Et c’est surtout cette intégration à l’Otan que redoute Moscou, dans la mesure où elle élargirait la zone d’intervention potentielle de l’Otan – bras armé de l’Amérique – aux portes de la Russie.

En définitive, c’est le statut post-impérial de la Russie qui se joue. Depuis la phase post-communiste, la Russie cherche d’une part à s’insérer dans le nouvel Ordre mondial qu’elle espère “plus juste” et d’autre part, à reconstruire son identité internationale. Mais face à l’hostilité américaine, elle veut garder un droit de regard sur son espace périphérique, source potentielle d’instabilités politique et sécuritaire. Cela explique et justifie son acharnement à défendre les causes ossète et abkhaze, au nom de principes moraux supérieurs et ce, quels qu’en soient les coûts. Sa survie, et son retour comme grande puissance, en dépendent.

19 septembre 2008

Revue de presse Russie

Classé dans : Géorgie, Revue de presse, Russie — Monde en Question @ 08:15
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RAKHMANOV Valentin, Moscou enregistre deux nouveaux alliés dans le Caucase, RIA Novosti

Si, tout de même, la Russie parvient à obtenir l’entrée de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud au sein de l’union russo-biélorusse, cela prouvera l’efficacité de la politique du Kremlin visant à créer plusieurs associations d’intégration dans l’espace postsoviétique, en fonction des intérêts purement régionaux.

LOUKIANOV Fedor, Après la guerre caucasienne : bilan préliminaire, RIA Novosti

A l’heure actuelle, semble-t-il, c’est l’indépendance stratégique qui prime, et non plus les "partenariats stratégiques" qui se sont multipliés au cours des quinze dernières années. La tâche assignée ne consiste plus à intégrer telle ou telle structure. En revanche, l’objectif de consolider sa sphère d’influence afin de renforcer ses positions en tant que "pôle indépendant" dans un monde multipolaire est formulé nettement et sans équivoque, mieux que jamais.

11 septembre 2008

Dossier Géorgie-Adjarie-Abkhazie-Ossétie

Classé dans : Dossier documentaire, Géorgie — Monde en Question @ 11:09
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Bibliographie & Dossier documentaire créé le 30/08/2008 et mise à jour le 11/09/2008, Monde en question.

Revue de presse Géorgie-Adjarie-Abkhazie-Ossétie

Classé dans : Géorgie, Revue de presse — Monde en Question @ 10:45
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Conflit du Caucase : la Géorgie ment en évoquant une agression russe avant le 7 août, RIA Novosti

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