Monde en Question

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Archives de Catégorie: Economie sociale

Revue de presse Palestine 15/08/2011


15/08/2011, Akiva ELDAR, September split, Ha’aretz

This time, too, Israel will accuse the Arabs of unilateral steps, ignore the United Nations, expand settlements in the West Bank, and build more neighborhoods for Jews in East Jerusalem.
The Palestinian move at the United Nations, along with the demonstrations that are expected the day after the recognition of Palestinian statehood in the 1967 borders, are a great opportunity for the right-wing government to restore the old and effective status quo. As the vote approaches, they let it be known that even though Netanyahu had agreed to renew the negotiations on the basis of the 1967 borders, the Palestinians were intent on moving forward with a « unilateral step » at the United Nations – hence, proof that there is no partner.
The prediction of Foreign Minister Avigdor Lieberman that the vote will be followed by unprecedented violence and bloodletting prepares public opinion for a harsh response on the part of Israeli security forces to popular protests in the territories. Vice-Premier Moshe Ya’alon will be glad to help Netanyahu « teach the Palestinians a lesson they will not forget » – namely, that they should forget about a state.

14/08/2011, La contestation sociale sort de Tel Aviv, NouvelObs

« L’essentiel pour nous, c’est de montrer que le peuple est uni, que nous vivons dans un seul et même pays et qu’il faut tout faire pour combler les disparités sociales », plaide une des dirigeante du mouvement.
Le peuple est uni pour taire la colonisation de la Palestine et son coût social pour les Israéliens. Lire : Alon IDAN, The word that can’t be said, Ha’aretz

14/08/2011, Gideon LEVY, The State of Israel and its neighbor, the IDF, Ha’aretz

Since its establishment, the state of the Israel Defense Forces has lived amicably alongside the State of Israel. Borders between the two states are well-known, and are defensible.

14/08/2011, Alon IDAN, The word that can’t be said, Ha’aretz

Why does the protest movement ban the word « occupation »? Because using that word would dramatically reduce the number of protesters; it would stir disagreement and splinter the movement. Such factionalism would turn the protest into a « political » entity and expunge its populist character.
So we have to ask questions about the occupation’s other function, the one that complements « security needs » and « ideological fulfillment. » It appears that the « no » implies a « yes » – that is, if it is forbidden to say « occupation » to avoid dividing the public into factions and disuniting the protest movement, it follows that the occupation’s role is to divide the public and eliminate all possibility of protest against it.

Lire aussi :
Revue de presse Palestine colonisée 2011, Monde en Question.
Dossier documentaire Palestine/Israël, Monde en Question.
Dossier documentaire Palestine/Israël – Un seul État, Monde en Question.
Dossier documentaire Mur de l’Aparteid, Monde en Question.
Dossier documentaire Résistance à la colonisation de la Palestine, Monde en Question.

Revue de presse Palestine 12/08/2011


12/08/2011, Dépêches du 12 août 2011, Info-Palestine

12/08/2011, Israël : Des protestations de plus en plus massives à travers le pays, Solidarité Ouvrière

12/08/2011, Ushering politics into the tents, Ha’aretz

So if Jews and Arabs both struggle to find affordable housing, it’s only the Bedouin who have their villages razed and face government plans to herd them onto reservations. Protesters were sympathetic to Basharat’s references to the poverty and inequity affecting Palestinian citizens of Israel, but are they willing to fight institutionalized discrimination against those citizens? Would they, for example, rally behind Bedouin land claims?
If the protest’s solidarity message is to be coupled with the desire to be apolitical, in the sense of not wanting to topple the government, then the biggest obstacle to sustaining all-inclusiveness will be the government itself. The obvious issue is that Benjamin Netanyahu is the champion of a brand of neo-liberal, cutthroat capitalism that fosters social inequity, but he also heads the most divisive government in Israel’s history. His coalition is openly hateful of the Arab minority, persecutes the left as a matter of course, and rules through bullying and intimidation. How can a government that makes no pretense of speaking for all the people all the time, and which works for the good of only designated segments of the population, promote policies based on solidarity?

12/08/2011, Jamal JUMA, L’Autorité palestinienne est en train de « tuer la résistance populaire », CCIPPP

En tant que mouvement de résistance populaire, un de nos principaux objectifs est de trouver le moyen d’impliquer les forces nationales pour qu’elles soutiennent de tout leur poids la résistance populaire, d’en faire leur priorité. Tout le monde parle de résistance populaire mais en pratique, personne ne pense à la mise en œuvre.
Une autre raison qui fait que des villages comme Bil’in et Budrus résistent seuls est la suivante : 70% de la population de la Cisjordanie est située en Zone A, sous contrôle de l’AP qui les empêche de se lancer dans la résistance populaire. Au moins 95% des camps de réfugiés sont en Zone A, ainsi que les villes les plus importantes. La position de l’AP est que quiconque veut résister ne doit pas être en Zone A, comme si la Zone A était libérée. C’est un des problèmes les plus mortels qui tue la résistance populaire. Parce que quand vous excluez 70% de votre population, vous ne soutenez pas la résistance populaire.
Nous sommes dans une phase très dangereuse. Nous sommes dans une impasse. Il doit y avoir un véritable réveil palestinien. Les Palestiniens en diaspora doivent réajuster leurs actions et faire pencher la balance. Ils représentent 70% du peuple palestinien, et ce sont eux qui doivent s’exprimer. Ceux d’ici [en Cisjordanie et à Gaza] sont les otages de l’occupation et des Américains. Ceux de l’étranger peuvent coordonner leurs revendications et travailler avec tous les activistes. L’énorme activité déployée par le lobby sioniste et son chantage sur les organisations internationales exigent un contre-pouvoir puissant, un travail concerté. Pour faire face aux défis, nous devons nous organiser et savoir ce que nous voulons.

12/08/2011, Pour garder mémoire ! 2/5, Info-Palestine

Ce texte est le résultat des recherches d’un citoyen lambda qui, suite à la tuerie de Gaza de 2008/2009, a voulu « comprendre ». L’auteur espère qu’il pourra servir d’aide-mémoire à celles et ceux qui, comme lui, veulent vivre en citoyens conscients. Lire aussi : Guerre contre Gaza 27 décembre 200818 janvier 2009.

11/08/2011, Feu vert pour 1 600 nouveaux logements à Jérusalem-Est, France Culture

Une nouvelle implantation juive de 1 600 logements va voir le jour à Jérusalem-Est, dans le quartier de Ramat Shlomo. Le ministre de l’Intérieur israélien, Eli Yishaï, a donné son feu vert aujourd’hui, arguant de la crise économique en Israël. Les Palestiniens reprochent fermement cette décision.
Ce nouveau pied-de-nez au processus de paix [au droit international] devrait entamer la volonté de Washington de convaincre l’Autorité palestinienne de renoncer à sa requête auprès de l’ONU en septembre.

10/08/2011, Michèle SIBONY, Sur la révolte des tentes, impressions, UJFP

Il semble qu’au delà des revendications sociales fortes engagées contre la politique néolibérale, les éléments nécessaires à un réel changement ne soient encore présents qu’en germes dans une société bridée depuis des années autour de la sécurité et d’une vision close d’Israël isolé dans une région hostile. Cependant là aussi il y a mouvement, mais plus lent, presque souterrain mais affleurant parfois la surface avec prudence. Tout le monde semble ici mesurer les risques d’explosion du mouvement dans sa globalité, et d’un repli consécutif d’autant plus rigide.
Lors de la manifestation du 6 août, nombre des interrogés, manifestants ou artistes et personnalités, prendront sèchement leur distance vis-à-vis de la sacro sainte sécurité nationale, prétexte disent-ils à faire tout avaler au peuple. Le très politique comédien Moshe Ivgui donne le ton. Il indique même qu’il craint comme beaucoup que l’on n’hésite pas à provoquer des incidents frontaliers ou des événements concernant la sécurité pour éteindre le feu du mouvement social. Effectivement les tirs sur la frontière libanaise d’il y a quelques jours ont donné lieu à cette interprétation : c’est Bibi qui aurait provoqué l’incident pour ramener sur le terrain où l’on ne peut que se taire : celui de la sécurité nationale.

Lire aussi :
Revue de presse Palestine colonisée 2011, Monde en Question.
Dossier documentaire Palestine/Israël, Monde en Question.
Dossier documentaire Palestine/Israël – Un seul État, Monde en Question.
Dossier documentaire Mur de l’Aparteid, Monde en Question.
Dossier documentaire Résistance à la colonisation de la Palestine, Monde en Question.

Revue de presse Crise 11/08/2011


11/08/2011, Frédéric LORDON, Le commencement de la fin, Les blogs du Diplo

Pareilles aux images aériennes du front de tsunami avançant inexorablement vers une côté japonaise dont le sort est scellé, le déploiement de la crise financière depuis trois ans donne une impression d’irrésistible fatalité, avec en prime cette sorte d’incrédulité un peu stupide de dirigeants qui croient encore pouvoir tout sauver quand tout est déjà compromis. Un choc de la magnitude de la crise dite « des subprime », crise dont on ne redira jamais assez qu’elle a été celle de la finance privée, était voué à produire, via le canal du crédit, une récession dont les conséquences sur les finances publiques s’annonçaient désastreuses.

Plus encore impliquées dans la détention de titres souverains qu’elles ne l’ont été dans les titres privés hypothécaires, un choc massif dans l’un puis l’autre compartiment menace de mettre à bas tout le système des institutions financières. A ceci près que la puissance publique qui était encore disponible pour ramasser les morceaux du premier accident sera par construction aux abonnés absents si le second vient à survenir – ce qu’il est en train de faire. Et l’on admirera au passage cet élégant jeu de chassés-croisés privé/public (le sinistre des banques sinistre les Etats qui menacent de (re)sinistrer les banques) et Etats-Unis/Europe (les subprime, par récession interposée, ruinent les Etats européens qui, par la crise des dettes publiques, ruineront en retour le système bancaire étasunien (juste après l’européen), soit métaphoriquement : Lehman-Grèce-Goldman – ou le charme absolu de la mondialisation et de ses interdépendances qui rapprochent les peuples (dans le même bac à mouscaille).

Maintenant que sont bruyamment signifiées, à propos du cas a priori le plus favorable, l’impossibilité de le régler dans un horizon de moyen terme et l’injonction sans appel d’aller se jeter dans l’impasse de l’austérité, la certitude de la catastrophe finale commence à se profiler. C’est sous cette perspective qu’il est plus judicieux de reformuler le problème général de la dette – mais évidemment en de tout autres termes : la mondialisation néolibérale va périr par la dette parce que, à l’encontre de l’idée reçue qui le présente comme la raison économique même, le néolibéralisme est fondamentalement le régime économique du surendettement généralisé. Dette des ménages, dette des institutions financières, dettes des Etats : la dette globale a monstrueusement explosé en vingt ans de mondialisation dans la plupart des pays : de 220 à 500 points de PIB pour le Royaume-Uni entre 1990 et 2010, de 130 à 370 points de PIB pour l’Espagne, de 200 à 350 points de PIB pour la France, de 200 à 280 points de PIB pour les Etats-Unis…

Mais l’essentiel est ailleurs : il est dans le fait que jamais un groupe d’intérêt aussi puissant que celui qui s’est constitué autour de la finance lato sensu ne renoncera de lui-même au moindre de ses privilèges, et que seuls peuvent le mettre à bas la force d’un mouvement insurrectionnel – puisqu’il est bien clair par ailleurs qu’aucun des partis de gouvernement nulle part n’a le réel désir de l’attaquer -, ou bien la puissance dévastatrice d’une catastrophe que son système aura lui-même engendré. A l’évidence, c’est cette dernière hypothèse qui tient la corde, et puisqu’elle déploie maintenant ses effets avec la force de fatalité du tsunami évoqué en ouverture, il ne reste plus qu’à attendre qu’elle accomplisse pleinement ses virtualités…

11/08/2011, Dmitri KOSSYREV, Crise mondiale : l’Asie a été capable de faire front, RIA Novosti

Si la « première vague » de la crise 2008 a des conséquences globales, elles se limitent à une simple formule : la crise a profité à la Chine, l’Inde, l’Asie en général. Qui en 2009 a maintenu une croissance économique de 8,8% tandis que le monde entier a connu une baisse de 2,2%? La Chine. L’Inde a connu une croissance « modeste » de 6%, ce qui n’est pas mal non plus.

Et voilà ce qui s’est finalement produit : au début du siècle on pensait que l’économie chinoise égalera celle des Etats-Unis au milieu du siècle. Mais les estimations actuelles montrent que ce sera le quart dans les dix prochaines années, et pour 2050 elle sera deux fois supérieure à l’économie américaine, tandis que l’Inde rattrapera les Etats-Unis (l’auteur de cette estimation, faite en mars dans le  magazine Russia in Global Affairs, est Chas Freeman).

11/08/2011, Les émeutes dues à la politique sociale, euro|topics

Pour la presse, les émeutes reflètent l’échec de la politique sociale et d’intégration menée principalement par le gouvernement Labour précédent.

10/08/2011, Petite histoire des émeutes en France, Vous avez dit sécurité ?

À l’heure où des émeutes d’une ampleur nouvelle ont lieu en Angleterre, et où le parallèle avec le mouvement français de novembre 2005 vient souvent à l’esprit, on proposera ici à titre de document une petite histoire des émeutes en France. Du moins dans leur forme contemporaine, car ce phénomène n’est pas propre à notre temps. Le mot Émeute provient du verbe Émouvoir. Du haut Moyen Age à la Renaissance, une « Esmote » désigne une émotion collective prenant la forme d’un soulèvement populaire spontané. « Tumulte séditieux, soulèvement dans le peuple », indique le Dictionnaire de l’Académie française au milieu du 18ème siècle. Une longue histoire, donc.

10/08/2011, François CHESNAIS, Les dettes illégitimes – Quand les banques font main basse sur les politiques publiques, Contretemps

Aujourd’hui, les économies européennes sont confrontées à la perspective d’une longue récession, accompagnée d’un chômage de masse structurel, qui frappe déjà et qui frapperait toujours plus fortement les salariés de plus de cinquante ans et surtout les jeunes. Depuis l’automne 2008, dans la très grande majorité des pays européens comme dans beaucoup de parties du monde, les salariés et les jeunes ont subi les effets de la crise sous la forme du chômage dont le BIT a rappelé récemment l’ampleur, ainsi que sous celles d’une précarité et d’une déqualification accrues de l’emploi. Depuis 2009, les groupes industriels européens ont réalisé l’essentiel de leurs nouveaux investissements en Asie ou dans les plus grands pays d’Amérique latine. C’est le cas de groupes français importants. Dans de nombreuses régions industrielles d’Europe, les salariés sont frappés par le chômage de masse, à un niveau jamais atteint depuis les années 1930.

10/08/2011, La rebelión de los pueblos, ArgenPress

Es una verdadera rebelión de las masas, de los pueblos del mundo del siglo XXI. Protestas de masas de personas de diferentes edades, pero sobre todo jóvenes, se alzan en distintas partes del mundo; en Europa desde España, las manifestaciones se han extendido como una infección venérea a Berlín, París, Budapest, Lisboa, Praga, Varsovia y Viene entre otras. Pero es una infección positiva que trae vientos nuevos.

No hay ninguna duda que las rebeliones que han estallado en varios lugares de Europa, en especial en Inglaterra y España, es producto de la brutalidad policial y las protestas de los indignados de España tienen mucha semejanza con otras de Europa y de otras partes del mundo. La guerra civil en Libia no habría estallado si Gadafi hubiese escuchado las críticas que se le hacían en las manifestaciones, pero sintiéndose seguro recurrió a la represión violenta dando muerte a jóvenes desarmados. Todas estas rebeliones tienen en común la desocupación de gran parte de la juventud. Y desocupación significa pobreza, mala salud, drogadicción, aumento de la criminalidad. A todas luces es un fracaso del sistema capitalista neoliberal.

10/08/2011, La Chine réclame la réduction du budget… du Pentagone, Dedefensa

La Chine se conduit selon les pures règles du capitalisme le plus pur et le plus dur. Comme le veut ce capitalisme, et notamment aux USA, la souveraineté, l’Etat régalien, ces vieilles choses, valent bien peu de chose. C’est le dollar, le sacré dollar qui règle tout. Alors la Chine, qui a plus de $1.000 milliards en bons de trésor US et donc se trouve être la premières prêteuse à alimenter la dette colossale des USA, tape du poing. Imaginez qu’elle soit à la table du conseil d’administration du formidable consortium Washington-USA, Inc., comme premier actionnaire extérieur, et qu’elle consulte les comptes, et s’écrie, furieuse, à l’adresse des dirigeants de la société : « Ecoutez, vous dépensez trop d’argent en quincailleries militaires, en expéditions pas rentables du tout ; moi, je veux protéger mon investissement, et je veux une société plus rentable, – alors, arrêtez de faire joujou avec la ferraille militariste, sinon… ! » (Menaces de retrait des investisseurs, comme on dit à Wall Street…)

10/08/2011, La crisis de deuda de EE.UU., CADTM

« No es una novedad que los estudios, auditorías e investigaciones denuncian que la deuda pública, en lugar de contribuir con recursos al Estado, ven desviados esos recursos (que deberían estar destinados a áreas sociales) para el pago de intereses y amortizaciones de una deuda cuya contrapartida no se conoce, porque no existe la adecuada transparencia. »

10/08/2011, Dossier : S&P abaisse la note de dette américaine à « AA+ », Xinhua

Lire aussi :
Revue de presse Crise économique, politique et sociale 2011, Monde en Question.
Dossier documentaire Économie crise, Monde en Question.
Dossier documentaire Économie politique, Monde en Question.
Dossier documentaire Économie sociale, Monde en Question.

Revue de presse Palestine 11/08/2011


11/08/2011, Saleh Al-NAAMI, Le vote de septembre aux Nations Unies : l’AP de Ramallah prépare-t-elle une nouvelle capitulation ?, Info-Palestine

Même si l’AP [de Ramallah] va au bout de sa démarche devant les Nations Unies en septembre, il y a des signes que la direction de l’AP fait son maximum pour envoyer des signaux destinés à rassurer Tel Aviv et Washington, selon lesquels les conséquences de cette initiative n’iront pas au-delà sièges sociaux de l’ONU. Et en particulier qu’Israël ne fera pas face à aucune répercussion sur le terrain. Les preuves les plus évidentes sont qu’Abbas a accepté d’envoyer les responsables des agences de sécurité de l’AP à Washington pour qu’ils y rencontrent leurs homologues israéliens sous les auspices de Dennis Ross, conseiller du Président Barack Obama. Ross souhaite s’assurer que les agences de sécurité de Ramallah ne permettront pas que septembre devienne un tournant dans les manifestations de la résistance populaire palestinienne contre l’occupation.

Les Américains et les Israéliens savent bien que les agences de sécurité de l’AP ne toléreront jamais une relance de la résistance armée à l’occupation en Cisjordanie, mais ils s’inquiètent de la possibilité que l’engagement de septembre ne devienne, pour des protestations populaires, un tournant qui déclencherait une troisième Intifada.

Ross n’a pas seulement convoqué les chefs des agences de sécurité de l’AP pour en obtenir l’engagement qu’ils ne permettront pas un soulèvement populaire dans la foulée du vote de septembre, mais aussi pour superviser un accord entre les chefs de sécurité de l’AP et l’armée israélienne sur un plan détaillé pour atteindre cet objectif. Les Etats-Unis veulent rassurer Tel Aviv selon quoi la réaction palestinienne après septembre demeurera dans les limites tolérées. En pratique, cela signifie que les Etats-Unis veulent établir un mécanisme calmant les appréhensions israéliennes que la situation ne se détériore au point de menacer Israël et d’épuiser l’armée d’occupation et ses agences de sécurité.

Après les réunions de Washington, l’AP a envoyé des signaux clairs et évidents montrant qu’elle ne prévoyait pas de changer les règles du jeu. Elle a intensifié ses campagnes d’arrestations contre les responsables et militants du mouvement Hamas et du Jihad Islamique en Cisjordanie, en dépit de l’accord national inter-palestinien de réconciliation. Un autre indicateur est le sabotage de cet accord de réconciliation par Abbas, lequel insiste pour que Salam Fayyad dirige le nouveau gouvernement intérimaire, bien que la nomination de celui-ci soit fermement rejetée par le mouvement Hamas et contestée même à l’intérieur du Fatah.

11/08/2011, Israël : Protestations et pressions policières, Solidarité Ouvrière

11/08/2011, Rapport sur les violations israéliennes des droits humains, Info-Palestine

Lire aussi :
Revue de presse Palestine colonisée 2011, Monde en Question.
Dossier documentaire Palestine/Israël, Monde en Question.
Dossier documentaire Palestine/Israël – Un seul État, Monde en Question.
Dossier documentaire Mur de l’Aparteid, Monde en Question.
Dossier documentaire Résistance à la colonisation de la Palestine, Monde en Question.

Revue de presse Palestine 10/08/2011


10/08/2011, Amira HASS, The people want a reset, Ha’aretz

As the movement grows, some will continue to think and demand « justice » within the borders of one nation, at the expense of the other nation that lives in this land. Others will understand that this will never be a country of justice and welfare if it is not a state of all its citizens.
In the never-ending poem called « social justice, » the singers will reach a confusing line that says the state’s borders reach the Jordan River. And in that great country, the Jewish settlement of Na’aran north of Jericho was allocated 433 liters of water per person per day in 2008, while the nearby Palestinian village of Al-Uja was allocated 82 liters of water per person per day. Later in the poem it will say that the rule is that the state allocates much more water to Jews than it does to Palestinians.
In the coming months, as the movement grows, it will split. Some will continue to think and demand « justice » within the borders of one nation, always at the expense of the other nation that lives in this land. Others, however, will understand that this will never be a country of justice and welfare if it is not a state of all its citizens.

09/08/2011, La lutte continue en Israël, Solidarité Ouvrière

09/08/2011, Sam BAHOUR, Les Palestiniens vont bientôt boucler la boucle, Info-Palestine

Les accords d’Oslo ont tout bonnement entériné le principe de l’occupation militaire et ont codifié l’incroyable déséquilibre entre la force occupante (Israël) et le peuple occupé (les Palestiniens). Les accords ont échoué lamentablement et à plusieurs reprises. Non seulement l’accord final n’a jamais vu le jour, mais les Palestiniens sont aujourd’hui plus que jamais favorables à une solution à deux Etats. Aucune des conditions avancées par Barack Obama et Benjamin Netanyahu pour relancer des négociations sur les frontières n’est acceptable. Les tergiversations du passé n’avaient engendré que des dommages irréparables sur le terrain, invitant à la capitulation palestinienne plutôt qu’à une reprise des négociations.
Le drame vers lequel nous nous dirigeons en septembre tourne autour d’une équation simple. Ceux qui se prétendent être des leaders palestiniens n’ont plus aucun moyen de justifier leur présence dans les négociations avec la puissance occupante. Aussi prétextent-ils ce qu’ils décrivent comme une démarche stratégique pour effectuer une demande d’adhésion de l’Etat palestinien à l’ONU.
Les Palestiniens vont bientôt boucler la boucle. Ils ont douloureusement souhaité un Etat laïc et démocratique à l’issue du conflit. Ils ont tristement perdu un temps précieux et des vies humaines en essayant d’accepter les conditions injustes pour une résolution du conflit.
En l’état actuel, plus tôt Palestiniens et Israéliens comprendront que leur destinée est de coexister et d’être égaux, plus tôt ils pourront réhabiliter leurs communautés et construire une société unique dont les citoyens seront égaux devant la loi et égaux en tant qu’êtres humains.

09/08/2011, Wael SAAD, La proclamation de l’Etat palestinien : probabilités et conséquences, International Solidarity Movement

Le centre al-Zaytuna pour la recherche et la consultation, situé à Beyrouth, dirigé par le docteur Mohsen Saleh, vient de publier sa dernière étude d’évaluation stratégique, qui concerne cette fois-ci la reconnaissance de l’Etat palestinien par l’ONU au mois de septembre prochain, ou ce qu’il est convenu d’appeler « l’échéance de septembre ». Selon cette étude d’évaluation stratégique, il n’y a aucun doute que les déceptions répétées subies par le négociateur palestinien et l’impasse dans laquelle se trouve le processus de règlement, ainsi que l’absence de la référence internationale et le besoin de concrétiser un acquis, même moral, sont derrière l’idée de se tourner vers les Nations-Unies pour proclamer l’Etat palestinien et en devenir membre à part entière. Pour cela, il est nécessaire de mettre fin à la division palestinienne sans cependant prendre des mesures qui susciteraient la colère israélienne ou américaine. Si la direction palestinienne parvient à supporter les pressions américaine et israélienne et poursuit sa trajectoire en direction de l’ONU, elle fera face au veto américain et à plus d’un obstacle qui pourraient entraîner l’annulation du projet ou son report. Pour cela, la proclamation de l’Etat va être confrontée à plusieurs scénarios qui peuvent se conclure soit par une réussite totale ou partielle, ou même un échec complet. Mais cela ne changera rien au fait que l’entité sioniste continue à l’heure présente à se comporter comme un « Etat au-dessus des lois ».

09/08/2011, Pour garder mémoire ! 1/5, Info-Palestine

Ce texte est le résultat des recherches d’un citoyen lambda qui, suite à la tuerie de Gaza de 2008/2009, a voulu « comprendre ». L’auteur espère qu’il pourra servir d’aide-mémoire à celles et ceux qui, comme lui, veulent vivre en citoyens conscients. Lire aussi : Guerre contre Gaza 27 décembre 200818 janvier 2009.

09/08/2011, Dépêches du 9 août 2011, Info-Palestine

08/08/2011, Uri AVNERY, « Comme tes tentes sont jolies », AFPS

Des villes de tentes surgissent dans tout Israël. Un mouvement de protestation sociale gagne du terrain. A un certain moment, dans un avenir proche, il peut mettre en danger le gouvernement de droite.
A ce moment-là, il y aura une tentation – peut-être une irrésistible tentation – d' »échauffer les frontières ». Lancer une jolie petite guerre. Demander à la jeunesse d’Israël, les mêmes jeunes gens et jeunes filles qui occupent les tentes, d’aller défendre la patrie.
Rien n’est plus simple : une petite provocation, un peloton qui traverse la frontière « pour empêcher le lancement d’une roquette », un échange de coups de feu, une salve de roquettes – et voilà, une guerre. Fin des manifestations.
QUI SONT ces gens ? Que veulent-ils exactement ?
Une sélection de slogans donnent une idée : Nous voulons un État social ! Combat pour le logement ! De la justice, pas la charité ! Si le gouvernement est contre les gens, les gens sont contre le gouvernement !
QU’EST-CE QUI manque dans cette énumération ? Bien sûr : l’occupation, les colonies, les énormes dépenses militaires.
C’est délibéré. Les organisateurs, jeunes gens et jeunes femmes anonymes – principalement des femmes – sont très déterminés à ne pas être catalogués comme « de gauche ». Ils savent que soulever la question de l’occupation fournirait à Nétanyahou une arme facile, diviserait les occupants des tentes et ferait avorter la protestation.
Comme je l’ai écrit dans un article de Ha’aretz : Pas besoin de pousser les manifestants. Le moment venu, ils arriveront à la conclusion que l’argent pour les principales réformes qu’ils demandent ne peut venir que de l’arrêt de la colonisation et de coupes dans l’énorme budget militaire de centaines de milliards – et cela n’est possible qu’avec la paix. (Pour les aider, nous avons publié une grande annonce qui dit : « C’est très simple – Argent pour les colonies OU argent pour le logement, les services de santé et l’éducation »).

08/08/2011, Abir KOPTI, Tel Aviv, tente 1948, Info-Palestine

Si vous êtes Palestinien, vous aurez du mal pour trouver quelque chose à quoi vous identifier dans le village de tentes sur le boulevard Rothschild de Tel-Aviv, jusqu’à ce que vous parveniez à Tente 1948.
L’existence de Tente 1948 dans le camp est un défi vers les gens qui participent au mouvement du 14 juillet. Les premiers jours, la tente a été attaquée par un groupe de droite, qui a battu les militants de la tente et détruit son drapeau palestinien. Certains leaders du mouvement du 14 juillet ont dit clairement qu’avancer les questions centrales concernant la communauté palestinienne en Israël ou l’occupation ferait « perdre sa force » à la lutte. Ils ont souvent dit que la lutte est sociale, pas politique, comme s’il y avait une différence. Ils avaient peur de perdre des supporters s’ils appuyaient sur les questions palestiniennes.
En vérité, c’est exactement ce qui pourrait aider Netanyahou ; s’il appuyait sur le bouton de la peur, recréait l' »ennemi » et reproduisait la « menace sécuritaire », il serait capable de faire taire le mouvement. Le problème n’est pas avec Netanyahou, ce n’est pas le premier leader israélien à faire appel à ça. Le problème principal, c’est que les Israéliens ne sont pas encore prêts à voir au-delà des murs qui les entourent.
Le mouvement du 14 juillet est une grande occasion pour les Israéliens pour refuser à leur Etat de continuer à sombrer en un régime d’apartheid.

06/08/2011, Manifestations pour la « justice sociale » en Israël, Journal de 22h France Culture

Près de 250 000 personnes dans les rues de Tel Aviv et des grandes villes d’israël ce soir. Les manifestants protestent contre l’augmentation du coût de la vie. Le mouvement avait été lancé par un groupe d’étudiants qui dénonçaient l’augmentation des coûts du logement. La correspondance de Grégory Philipps.

06/08/2011, Amira HASS, Palestinian pride: Israel protests influenced by Arab world, Ha’aretz

The main element missing in the Israeli wave of protests, according to Tamimi, is the disconnect between social struggle and the Israeli occupation.
Abu Zaida is the only who seems optimistic about the protests, saying »the public will start reckoning with its government on what it is spending on the settlements and settlers. It’s about to happen. Social justice means an equal distribution of the country’s resources. Everyone knows that this isn’t the case due to political and ideological reasons. »
Tamimi and Ghatasha believe this is an opportunity for Israelis to understand that they too are victims of the occupation. « All the tear gas grenades thrown at us in demonstrations cost money which cannot be spent on improving social conditions for Israelis, » Tamimi said.

06/08/2011, Omar BARGHOUTI, Le dernier masque de démocratie tombe, Info-Palestine

La nouvelle loi israélienne bannissant le soutien aux mouvements de boycott va encore plus loin dans la limitation des droits des Palestiniens.
Hind Awwad, coordinatrice du BNC, a réagi ainsi : « Cette nouvelle législation, qui viole le droit international, témoigne du succès de la croissance rapide du mouvement BDS mondial et de la compréhension, parmi les élites politiques en Israël, que l’État devient un paria du monde de la même manière que l’a été l’Afrique du Sud dans le passé ».
Eilat Maoz, coordinatrice de la Coalition des femmes pour la paix, une importante alliance féministe israélienne qui soutient le BDS, a été citée dans Maariv (en hébreu) disant : « Un gouvernement illégitime passe une loi illégitime pour protéger une occupation illégitime, tout en se plaignant de délégitimation. Nous allons continuer à boycotter, à protester, à manifester et à résister à l’occupation – et nous appelons tout le monde à en faire autant ».
En passant cette loi exceptionnellement draconienne, qui réprime ouvertement la liberté d’expression, Israël semble prêt à sacrifier un de ses tout derniers masques de démocratie pour écraser, d’une main de fer, le mouvement BDS.

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Revue de presse Crise 09/08/2011


09/08/2011, Les émeutes embrasent l’Angleterre, France Culture

09/08/2011, La lutte continue en Israël, Solidarité Ouvrière

09/08/2011, Víctor M. TOLEDO, Los indignados: ¡la globalización del poder social ha comenzado!, La Jornada

Todo indica que conforme el tiempo pasa más miembros de nuestra especie estamos indignados. Mientras las noticias de los atracos financieros, las crisis de los partidos políticos, la corrupción de las iglesias, el desastre de los bancos o la imbecilidad de los poderosos intentan saturar todos los espacios de la comunicación, cada vez más se cuelan por las rendijas que quedan las novedades en torno a los que estamos indignados. Porque cada día que pasa es mejor que el que viene, cada vez hay más indignados. Brotan como hormigas y se multiplican como conejos. En Egipto como en Túnez, en Italia como en España, en Marruecos como en Siria. Y la indignación llega hasta lo más norte y vuelve realidad un sueño: en Islandia los ciudadanos expulsan a su gobierno corrupto y ponen en la cárcel a los empresarios cómplices. ¿En cuantos países más habrá que hacer lo mismo?

09/08/2011, Elena ZAGOROGNIAÏA, Baisse de la note de crédit US : faut-il sombrer dans la panique ?, RIA Novosti

Lundi a été un moment de vérité pour les marchés mondiaux et, probablement, pour tout le système économique contemporain. Les dettes souveraines, les perspectives des politiques nationales, le sort des investissements à l’échelle mondiale, la situation géopolitique : tout a été mis sur le tapis. Et tout cela en raison de la première diminution de la note de crédit des Etats-Unis, annoncée vendredi soir par l’agence de notation Standard & Poor’s (S&P).
Ainsi, pour la première fois depuis 1860, lorsque la S&P a évalué la fiabilité des obligations ferroviaires du gouvernement américain, la note de crédit du pays passe de AAA à AA+. Il est à noter que selon la S&P, actuellement 18 pays méritent la note maximale AAA, dont l’Australie, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, le Canada et la France. Les Etats-Unis n’en sont plus dignes.
L’Europe s’est retrouvée dans une situation extrêmement difficile. Au plus fort de la crise des dettes souveraines. Les institutions financières européennes aident déjà la Grèce, le Portugal et l’Irlande à rembourser leurs dettes. Mais les problèmes de la dette de l’Italie et de l’Espagne se sont aggravés, ce qui est susceptible d’aspirer toute la zone euro dans la spirale de la crise.
D’une manière ou d’une autre, tout le monde va ressentir l’effet des turbulences du marché qui viennent de commencer. Toute personne, toute compagnie, tout pays et toute institution supranationale. Et il ne faut pas blâmer la S&P pour avoir appuyé sur la détente. La décision de l’agence de notation n’est qu’un prétexte, et non pas la cause.

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Revue de presse Crise 08/08/2011


08/08/2011, Revue de presse française, RFI

08/08/2011, Revue de presse française, France 24

08/08/2011, Revue de presse internationale, France 24

08/08/2011, La peur d’un nouveau krach financier, euro|topics

L’agence de notation Standard & Poor’s a dégradé vendredi la note souveraine des Etats-Unis et attisé ainsi la crainte mondiale d’une nouvelle dégringolade des cours boursiers. La presse rend le mouvement ultraconservateur du Tea Party responsable de la perte de la note souveraine maximale américaine et doute que les politiques soient en mesure de gérer la crise.

08/08/2011, Les Etats-Unis et l’Europe devront assumer leur responsabilité politique pour la reprise de l’économie mondiale, Renmin Ribao

À ce moment crucial où l’économie mondiale fait face à un risque de « double dip », certains médias et chercheurs occidentaux ont une fois de plus joué la « carte » de la Chine, il semble que le « remède » du règlement de la crise soit dans les mains de la Chine. Un tel procédé n’est pas nouveau. Ces dernières années, chaque fois que l’économie mondiale rencontre des difficultés, l’Occident s’est mis à parler, sinon pour accuser la Chine d’ « avoir rejeté la crise » sur les autres, sinon pour « flatter » la Chine et lui demander de prendre la responsabilité. Ces deux jeux ne visent qu’un seul but, celui de se dérober à sa responsabilité.

07/08/2011, Les Etats-Unis dans la tourmente, les européens tentent de calmer la panique des marchés, NouvelObs

Les conseillers et ministres des Finances du G7 ont discuté de la crise de la dette et de l’évolution des marchés financiers mais rien n’a filtré de leurs décisions.
Standard & Poor’s (SP) a retiré vendredi aux Etats-Unis la prestigieuse note « AAA », dont jouissent les émetteurs d’obligations les plus fiables. Evoquant « des risques politiques » liés à l’énorme dette publique américaine, SP a abaissé la note du pays d’un cran à « AA+ ».
Cette sévère sanction infligée à la première économie mondiale était certes attendue, mais risque néanmoins d’embraser encore davantage des marchés affolés par l’incapacité des dirigeants à trouver une riposte commune à la crise.
Les créanciers étrangers des Etats-Unis ont réagi de façon mesurée, à l’exception du premier d’entre eux, la Chine, qui a exhorté Washington à cesser de vivre au-dessus de ses moyens.
Pékin, qui détenait en mai quelque 1.160 milliards de dollars de bons du Trésor américains, a estimé avoir « désormais tous les droits d’exiger des Etats-Unis qu’ils s’attaquent à leur problème structurel de dette ». »Les jours où l’oncle Sam (…) pouvait facilement dilapider des quantités infinies d’emprunts de l’étranger semblent comptés », a commenté l’agence officielle Chine Nouvelle.

06/08/2011, Coup de tonnerre dans le ciel de l’économie mondiale, Journal de 18h France Culture

C’est une première dans l’histoire de l’économie mondiale : la dégradation de la note souveraine attribuée à la dette des Etats Unis. Elle passe de la meilleure note, triple A à AA+. La Chine veut désormais se faire entendre, nous expliquera Anne-Laure Delatte, économiste.

06/08/2011, La Chine exige que les Etats Unis remettent leurs finances en ordre, Journal de 12h30 France Culture

Après la dégradation de la note de la dette américaine, Pékin, premier créancier des Etats Unis, hausse le ton et évoque l’idée de remplacer le dollar par une autre monnaie de réserve.

06/08/2011, Note américaine dégradée : le coup de colère de la Chine, Journal de 9h France Culture

Après la dégradation de la note de la dette américaine, Pekin exige que les Etats Unis prennent des mesures pour rééquilibrer leur budget.

06/08/2011, Crisis en EEUU, algo más que la deuda, CADTM

La crisis en EEUU sigue ocupando el centro de la atención en el debate económico. No es solo una cuestión de la deuda pública, un tema que preocupa a los acreedores, internos y externos. Entre los primeros, los acreedores internos, lo que se espera es un fuerte ajuste, definido por el parlamento o de hecho por el poder ejecutivo. Entre los segundos, los acreedores externos existe una expectativa que EEUU privilegiará esos pagos para evitar un colapso global. En todo caso, resulta una incógnita el modus operandi de la potencia imperialista, y enfatizo el carácter imperialista de EEUU, porque su lógica es la de exportar sus problemas, o dicho de otro modo, resolver sus problemas a costa del conjunto de la sociedad mundial.

06/08/2011, Lo que todos deberían saber sobre la « crisis de la deuda » en EE.UU, CADTM

Si el presidente Obama pierde ambas cámaras del Congreso y/o la presidencia en las próximas elecciones, será el resultado de una economía débil y alto desempleo, y porque dejó que sus oponentes no sólo sabotearan la economía – algo que hicieron con mucho gusto – pero también porque dejó que ellos redefinieran el debate económico para que en el futuro se le eche la culpa al presidente y su partido por el lío.

05/08/2011, Zeev STERNHELL, From protest to power, Ha’aretz

In these times of hope and anticipation, it is difficult not to wonder what form the protest might have taken, and what results it might already have achieved, if there had been a large and authentic social-democratic party here with a labor union worthy of the name, at its side. Indeed a spontaneous uprising that does not find political expression very soon, and does not threaten those who are in power, will of necessity have very limited achievements.
Therefore the young demonstrators would do well to remember May 1968 in Europe. Beyond the obvious differences, there is a common denominator: a protest that does not find immediate political expression is destined to disintegrate.

03/08/2011, Crise sociale : « l’été israélien », Slate

Depuis plusieurs semaines, les « insurgés israéliens » campent dans les grandes villes du pays. Le gouvernement fait face à un vaste mouvement social contre la vie chère. Oublié l’idéal égalitaire qui a fondé le pays, aujourd’hui les Israéliens réclament plus de justice sociale.

03/08/2011, Dette américaine : l’accord pourrait provoquer une nouvelle crise (expert), RIA Novosti

« J’estime qu’il s’agit d’une des pires défaites du président Obama », a annoncé l’expert grec à RIA Novosti. « La boîte de Pandore est désormais ouverte, et l’économie mondiale va faire face à de nouveaux problèmes ».
« Les Etats-Unis se trouvent depuis longtemps au seuil d’une nouvelle crise similaire à celle qui a frappé le pays en 2008. L’accord actuel qui oblige le gouvernement fédéral à réduire les dépenses budgétaires de façon permanente sans augmenter les impôts pour les plus riches est susceptible de provoquer une nouvelle récession aux Etats-Unis comme dans le monde entier », a annoncé M.Varoufakis.

03/08/2011, México: Políticas públicas para solucionar la pobreza, ArgenPress

De acuerdo con este informe, el número de población en condiciones de pobreza pasó de 48.8 millones de personas en 2008 a 52.0 millones para 2010, significa una variación de 6.5 puntos porcentuales; mientras que la población en pobreza extrema se mantuvo en 11.7 millones, la población urbana reporta más pobreza.

03/08/2011, México: ¿Vivir mejor?, ArgenPress

De acuerdo a las medición multidimensional dada a conocer por el Coneval el pasado 30 de julio, 52 millones de mexicanos (46.2 por ciento del total de la población) viven en la pobreza y de ellos 11.7 millones (10.4 por ciento) padecen pobreza extrema.

03/08/2011, Pékin juge sévèrement l’accord sur la dette publique américaine, France 24

Pour la Chine, l’adoption du texte permettant aux États-Unis d’éviter un défaut de paiement ne parviendra pas à « désamorcer la bombe de leur dette ». Dans la foulée, l’agence de notation chinoise Dagong a abaissé la note de la dette américaine.

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Revue de presse Crise 02/08/2011


02/08/2011, Alexeï PILKO, Le « défaut de paiement » masque une négociation politique difficile sur l’Afghanistan, RIA Novosti

Les négociations difficiles entre le président Barack Obama et ses opposants républicains pour l’augmentation du plafond de la dette publique des Etats-Unis se sont conclues par un compromis provisoire, littéralement à la derrière minute. Nous avons été témoins d’un nouvel épisode d’une lutte sévère et sans merci, dont le véritable objectif est d’empêcher le président américain de prolonger son mandat pour les uns ou de le laisser dans le fauteuil de président après 2012 pour les autres.

Ainsi, dans l’intérêt de la lutte politique contre le président actuel, il est nécessaire de ne pas changer la donne en Afghanistan au cours des 18 mois à venir, voire d’aggraver le conflit. Une telle approche des républicains engendre des projets véritablement fantastiques, tels que le « plan Blackville » d’un ambassadeur américain à la retraite qui a proposé de diviser l’Afghanistan en deux parties. Comme l’écrit l’experte russe Natalia Bourlinova, « ce plan est dans la logique de la politique étrangère des Etats-Unis qui, en poursuivant leur intérêt propre, négligent souvent le droit international ou appliquent ses règles a posteriori ».

02/08/2011, Grève inédite du Samu social, France Culture

Pour la première fois de leur histoire, les salariés du 115 sont invités à cesser le travail ce mardi 2 août. La Coordination nationale des professionnels de l’urgence sociale appelle à la grève partout en France. En cause : la baisse des moyens pour les hébergements d’urgence. Il y a deux semaines, le fondateur du Samu social Xavier Emmanuelli démissionnait pour dénoncer, lui-aussi, les choix du gouvernement.

01/08/2011, Vladimir PETROVSKY, L’Asie dans l’attente du 2 août, RIA Novosti

Les principaux détenteurs d’obligations américaines, avant tout la Chine (plus de 1.150 milliards de dollars) et le Japon (890,3 milliards de dollars), qui se partagent 40% de la dette publique américaine, s’attendent à des temps difficiles. On voit les mêmes dispositions dans d’autres pays, par exemple en Corée du Sud ou en Inde, qui conservent la majeure partie de leurs réserves monétaires en dollars américains.

La Chine n’a pas l’intention de suspendre les achats d’obligations du Trésor américain dans un avenir proche, en dépit du risque de défaut de paiement des Etats-Unis. Comme l’a récemment écrit le journal Renmin Ribao en se référant au centre gouvernemental de recherche, « Pékin n’a pas d’autre choix que de continuer à acheter de la dette américaine, car la Chine veut que le dollar soit stable. Et les obligations américaines demeurent l’un des produits d’investissement les plus liquides sur le marché, compte tenu des immenses réserves de change de la Chine ».

Le Japon, dont la dette publique a atteint 200% du PIB, est également conscient qu’il n’existe pas d’alternative aux obligations américaines. Or, le pays devra dépenser beaucoup d’argent pour éliminer les conséquences de l’ouragan et du tsunami qui ont frappé le Japon en mars, laissant dans leur sillage des dommages estimés entre 16.000 et 25.000 milliards de yens, soit 195-305 milliards de dollars.

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Revue de presse Crise 01/08/2011


01/08/2011, Obama et le Congrès trouvent un accord in extremis sur la dette, France 24

Les responsables démocrates et républicains sont parvenus à un accord susceptible d’éviter le défaut de paiement des États-Unis. Ce plan, qui prévoit d’importantes coupes budgétaires, doit maintenant être adopté par les parlementaires.

01/08/2011, Amira HASS, Palestinian’s low salaries also linked to Israeli social struggle, Ha’aretz

« A financial crisis in the Palestinian Authority » – that is a convenient description of the situation where, on the eve of Ramadan, the Ramallah government is (again ) unable to pay the full salaries of its 150,000 public sector employees. This is a short, but very inaccurate description, however. The crisis, says economist Raja Khalidi, is in the status quo that Israel has enjoyed since the Oslo Accords: Israel is in control of the West Bank and the Gaza Strip – and Palestinian society and the donor countries finance the cost of this domination.

01/08/2011, Netanyahu has only himself to blame, Ha’aretz

Now the prime minister is paying the price for sitting on the fence. His popularity is at a nadir, and although there is no immediate political threat against him – his rivals in the Likud are silent and the opposition is not currently perceived as an alternative – he behaves as if his government is in imminent danger of falling, and responds accordingly out of pressure and panic.

There is nothing worse for a leader than losing control of the agenda. That is what has happened to Netanyahu over the past three weeks, and from a direction he did not expect. He may still be able to come to his senses, calm the protest and lead the country anew. But his time is running out and the camp demanding his resignation is growing stronger.

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Debtocracy


Debtocracy dévoile les causes réelles de la crise de la dette grecque et propose des solutions, sur lesquelles le gouvernement et les médias dominants gardent le silence.

Documentaire avec sous-titres en français, Tlaxcala
Interview du journaliste Aris Hatzistefanou, Tlaxcala

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