Monde en Question

5 novembre 2008

Analyses de la victoire "historique" de Barack Obama

Classé dans : USA — Monde en Question @ 22:07
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Avant l’élection

septembre/octobre 2008, Obama et l’empire, Alternatives International

La candidature d’Obama est historique pour ce qu’elle symbolise : l’élection potentielle d’un candidat noir à la tête de la super-puissance mondiale. Cela n’a rien à voir avec une remise en cause du « droit » de cette super-puissance à dominer le monde – pour le bien de celui-ci bien entendu. La perspective globale d’Obama est fermement ancrée au cœur du consensus établi depuis longtemps dans la classe dirigeante sur les prérogatives des États-Unis à intervenir n’importe où et n’importe quand pour rendre le monde sûr pour le capital ; perspective énoncée, comme toujours, dans une rhétorique de la « liberté », de la « démocratie » et de la « stabilité ». 

Commentaires : La plus intéressante critique de gauche sur les illusions de changement.

27 octobre 2008, Ce que pourrait être l’Amérique d’Obama, IRIS

Qu’est-ce qui pourrait changer dans la politique étrangère ?
A. L. Pas grand-chose. En Irak, il est trop tard pour perdre une guerre que Bush a gagnée à force d’obstination. Obama retirera l’armée, comme l’aurait fait McCain, une fois l’Irak apaisé. L’Iran va continuer à crier ” Mort à l’Amérique “, et en Afghanistan Obama devrait renforcer l’effort de guerre. Quant à l’Alliance atlantique, elle restera ce qu’elle est. Au Proche-Orient, les États-Unis continueront d’inciter au compromis. Et cela ne deviendra pas plus facile avec Obama. Ce qui peut changer, c’est que la crise ait comme effet une réduction du budget de l’armée. Cela n’empêchera pas ce pays de rester la principale puissance mondiale.
P. B. Ceux qui pensent que la politique américaine va changer du tout au tout se trompent. Les vraies révolutions en politique étrangère sont rares. Il y aura une continuité sur l’Irak et l’Afghanistan. Mais Obama peut faire la différence sur l’Iran et au Proche-Orient, en s’impliquant personnellement dans le dossier palestinien. Réintégrer l’Iran dans la communauté internationale représenterait une grande réussite. Obama était au départ le candidat que les Israéliens craignaient dans le camp démocrate. Mais il a créé la surprise le jour de son investiture devant l’Aipac (American Israel Political Action Committee) et a fait une déclaration de soutien total à Israël. Il est allé au-delà de ses convictions pour des raisons électorales.
Et en politique intérieure ?
A. L. Il a beaucoup promis en matière de réforme du système de santé. Hillary Clinton a essayé de le réformer au début des années 1990 et elle n’a pas réussi. Le système de santé américain est très cher pour des résultats assez moyens, et il y a beaucoup à faire. Je ne suis pas antibushiste, mais du point de vue de la politique financière, les dix dernières années ont aggravé la situation, et Obama va, contrairement à ce qu’il dit, devoir augmenter les impôts.
P. B. C’est une tâche de Titan qui attend le nouveau président, et ce d’autant plus que les déficits sociaux et budgétaires énormes mettent en cause le modèle social américain. Ce qui se traduit par l’affaiblissement de la classe moyenne, comme l’a montré l’économiste Paul Krugman. Pour tenter d’influer sur cette situation, Obama va avoir un immense capital de sympathie, il va bénéficier d’un état de grâce qui va conforter l’image des États-Unis. Ce que je crains, c’est une déception liée à une attente trop forte. On va attendre de lui qu’il ait une baguette magique. Il pourra modifier les choses dans la durée mais n’aura pas le pouvoir de tout changer. 

Commentaires : Armand LAFERRÈRE et Pascal BONIFACE accréditent la thèse de l’effet Bradley sans remettre en cause les sondages car ils croient aux sondages !

29 octobre 2008, Les origines et les implications de la crise financière : une analyse marxiste, WSWS
Première partie
Deuxième partie
Troisième partie

1er novembre 2008, AVNERY Uri, Notre Obama, Mondialisation

Il y a ceux qui rassurent les gens qui ont peur d’Obama à Jérusalem. Même s’il veut changer les choses, disent-ils, il ne le pourra pas. Les supporters d’Israël (officiel) dominent le parti démocrate, qui jouit du soutien et de dons généreux des électeurs juifs dans ces élections elles-mêmes. Les supporters d’Israël (officiel) domineront le nouveau Congrès, comme ils dominaient le précédent. Comme par le passé, un homme politique qui ne soutiendra Israël qu’à 100% au lieu de 110%, fera un harakiri politique. 

[...]

Quand Obama et ses gens – et j’espère que ce seront des nouveaux, pas les épaves de l’ère Clinton – examineront ce sujet, ils seront obligés d’arriver à une conclusion qui va de soi : que la haine des États-Unis qui bouillonne du Maroc au Pakistan est inextricablement liée au conflit israélo-palestinien ? C’est ce qui a tout empoisonné. C’est une carte maîtresse dans les mains du sunnite Osama Ben-Laden et du chiite Mahmoud Ahmadinejad. Cette conclusion était déjà claire dans le rapport Baker-Hamilton, que Bush a jeté dans la corbeille à papier.

Cette conclusion en entraîne une autre : qu’il est dans l’intérêt de l’Amérique de tourner une nouvelle page dans notre région et de travailler vraiment à une paix israélo-palestinienne, israélo-syrienne, israélo-arabe et peut-être israélo-iranienne. Cette conclusion était apparente dès le lendemain du 11 septembre. J’ai écrit à l’époque que ceci arrivait, d’une minute à l’autre, comme l’inévitable leçon d’un désastre. J’ai eu tort. Bush et les bushistes sont allés dans la direction opposée, et ont rendu la situation dix fois pire. J’espère que cela arrivera maintenant.

En d’autres termes, j’espère de tout mon cœur qu’Obama continuera de soutenir Israël, mais pas l’Israël des tyrans, des imposteurs et des hypocrites, qui prétendent être en train de négocier pour la paix alors qu’ils étendent les colonies, durcissent l’oppression dans les territoires occupés et parlent du bombardement de l’Iran. Ce n’est pas cet Israël-là qui devrait être soutenu par le nouveau président, mais l’Israël qui est prêt à faire la paix, prêt à payer le prix pour la paix, et qui réclame une Administration américaine qui donne l’élan décisif à l’initiative.

Commentaires : Obama ne changera rien au Moyen-Orient car la domination des États-Unis est vitale du point de vue économique, politique et stratégique. Ehud Olmert disait hier que la relation spéciale entre Israël et les Etats-Unis se poursuivra et se renforcera sous l’administration Obama”.

2 novembre 2008, Obama et ses hommes d’influence, Huyghe

Comment un sénateur quasiment inconnu jusqu’en 2004 (jusqu’au discours au congrès démocrate qui l’a rendu célèbre) est-il arrivé à deux pas de devenir l’homme le plus puissant du monde ? 

[...]

Dans les jours qui viennent, on apportera des dizaines de réponses à cette question. Elles se référeront dans des proportions diverses à la crise économique, au retour du rêve américain, au métissage et à la globalisation, à la postmodernité, aux ruses de l’histoire, à des facteurs sociologiques, culturels ou autres et la plupart comporteront une part de vérité. Nous laisserons de plus savants examiner les raisons “nobles” de cette victoire.

Mais il est deux facteurs beaucoup plus terre à terre, qui auront contribué à faire d’Obama ce qu’il est : l’argent et la technique [le marketing politique] (la seconde procurant en grande partie le premier).

Commentaires : L’auteur pose la question essentielle de l’origine des soutiens financiers à Obama et la réponse est éclairante. «Les Républicains (qui, il est vrai, ne critiquaient pas le système quand il marchait en leur faveur) pointent du doigt les 5 millions de dollars versés à Obama par la banque d’investissements Goldman-SachsHenry Paulson fut président et directeur de cette banque.
Lire aussi
L’argent des élections américaines
Cinq vérités de gauche sur l’élection présidentielle américaine et sur Barack Obama.

2 novembre 2008, ERAMO Marco, L’ « Obomanie » et la gauche critique, Le Grand Soir

« Contre Obama » est le titre de la rubrique d’Alexander Cockburn publiée le 22 octobre par The Nation, l’hebdomadaire le plus important de la gauche américaine. 

«Toutes les positions progressistes qu’il avait prises aux primaires pour conquérir la base de gauche, il les a ensuite reniées. Pour limiter la corruption électorale, il s’était engagé à limiter ses dépenses au financement public. McCain a tenu sa promesse, mais Obama dès qu’il a vu qu’il était en train de recueillir le triple des fonds de McCain a dit qu’il n’allait pas utiliser le financement public pour pouvoir avoir les mains libres. En février, il s’était déclaré contre les interceptions non autorisées par un juge et ensuite, en juin, il a voté pour, en soutenant que « la capacité de surveiller et pister des gens qui veulent attaquer les Etats-Unis est un outil vital de l’anti-terrorisme ». Il s’était légèrement rapproché des palestiniens, mais en juin dernier il a couru discuter avec le lobby juif pour déclarer son soutien sans faille à toute politique israélienne. Il avait promis un retour immédiat d’Irak, maintenant il se dit prêt à un retrait responsable, c’est-à-dire dilué dons le temps et partiel. Surtout, il s’est engagé à augmenter de 90.000 unités les forces armées et à augmenter encore plus le budget de la défense. Tiens compte du fait que, avec 635 milliards de dollars, le budget de l’an dernier a été en termes réels le plus haut de toute l’histoire américaine et que les Etats-Unis dépensent déjà maintenant pour le Pentagone plus d’argent que tout le reste du monde n’en dépense en budget militaire. Et Obama promet de bombarder une nation souveraine comme le Pakistan, et son vice-président Biden a déjà dit que les relations avec la Russie seront le premier test important de la nouvelle administration».

3 novembre 2008, Venezuela / Etats-Unis : Chavez prie “l’homme noir” (Obama) d’être “à la hauteur de l’histoire”, LatinReporters

“Qu’un noir arrive à la présidence des Etats-Unis (…) ce n’est pas peu de chose. Que l’homme noir soit à la hauteur de l’histoire, nous l’espérons” a déclaré le président Chavez, deux jours avant l’élection américaine. 

“A l’homme noir qui est sur le point de devenir président des Etats-Unis, nous ne lui demandons pas d’être un révolutionnaire, nous ne lui demandons pas d’être socialiste, nous lui demandons seulement qu’il se situe à la hauteur du moment que vit le monde” a insisté Hugo Chavez.

[...]

“Plût au ciel que le prochain gouvernement des Etats-Unis soit à l’écoute non seulement de la morale, de l’éthique et des temps actuels, mais aussi à l’écoute du mandat des Nations Unies qui, il y a quelques jours, votait une fois de plus la levée du blocus sauvage contre Cuba” a poursuivi Hugo Chavez. Il rappela que “seuls trois pays ont voté en faveur du blocus: les Etats-Unis, Israël et un autre dont je ne me souviens pas” [les îles Palaos, appelées aussi Palau; NDLR].

3 novembre 2008, MANISCO Lucio, « Brocko » devrait y arriver mais des doutes persistent, Le Grand Soir

L’inconnue la plus grave, celle qui motive depuis une année le pessimisme de l’auteur de ces lignes sur une probable et néfaste victoire d’un candidat républicain névrosé, mentalement instable et guerroyeur et, malgré les récentes distances qu’il a prises récemment avec Bush, ultraconservateur, cette inconnue reste celle du racisme, camouflé par les mass medias et par les sociologues et psychologues étasuniens de renom sous des dénominations diverses. Comme celle d’ « effet Bradley », du nom du maire afro-américain de Los Angeles qui, donné comme ultra favori des sondages grâce aux consensus progressistes dans la course pour le gouvernorat de Californie, fut ensuite battu de façon fracassante dans les urnes. 

Commentaires : Lucio MANISCO accrédite la thèse de l’effet Bradley, qualifiée de raciste, mais sans remettre en cause les sondages !

4 novembre 2008, Le principal conseiller d’Obama est un faucon anti-Iran, Bakchich

Lorsque Obama a dévoilé qu’il l’accompagnait comme conseiller principal lors de son voyage en Israël en juillet dernier, Time a intitulé son article sur cet énergumène de la sorte : « Le choix conservateur d’Obama pour le Moyen-Orient » et a relevé que, compte tenu de son passé, il était « surprenant de le voir devenir un membre officiel de l’équipe d’Obama ». 

Commentaires : Si les informations sur Dennis Ross sont intéressantes, il est présomptueux de prédire son avenir au gouvernement avant même que Obama ne soit élu. Le problème de Bakchich est le même que celui de Marianne.

4 novembre 2008, Un sénateur à la Maison-Blanche, affaires-strategiques.info

Dès lors que le prochain président des Etats-Unis sera un ancien sénateur, il convient de s’interroger sur les effets que cela pourrait avoir en terme de manière de diriger la première puissance mondiale. Il est indiscutable que l’arrivée à la tête de l’Exécutif d’un ancien sénateur aura pour effet de favoriser les relations entre les deux pouvoirs, après plusieurs années de crispation, et la prochaine administration verra un dialogue plus étroit entre l’Exécutif et les parlementaires. Cela pourrait également marquer une plus grande reconnaissance des travaux parlementaires, notamment sur les questions de politique étrangère. Plutôt que de s’emmurer, comme c fut trop souvent le cas sous la présidence de George W. Bush, la Maison-Blanche pourrait donc s’ouvrir au Congrès, et se montrer plus à l’écoute de ses prérogatives autant que de ses idées. De même, les tensions partisanes très nettes au cours des deux dernières années pourraient être réduites dans le cas d’une victoire d’Obama et d’un maintien de la majorité démocrate au Congrès, mettant ainsi un terme au gridlock (cohabitation Congrès-Exécutif à l’américaine). 

4 novembre 2008, Dernier film de campagne ou premiers chantiers du prochain président ?, Le Monde diplomatique

L’essentiel des quelques mots consacrés, le 29 octobre dernier, à la situation internationale se résument à ceci : « Président, je reconstruirai notre potentiel militaire de manière à affronter les défis du XXIe siècle. Je renouvellerai la diplomatie ferme, directe, qui empêchera l’Iran de se doter d’une arme nucléaire et qui endiguera les menées agressives de la Russie. Et je réorienterai nos efforts afin de finir le travail engagé contre Al-Qaida et les talibans en Afghanistan. » Voilà qui n’est guère précis, qui peut paraître étrange (« reconstruire » le potentiel militaire des Etats-Unis est d’une urgence relative quand ce pays consacre déjà à son armée presque autant que tous les autres Etats du monde réunis), enfin qui laisse de côté l’essentiel. 

L’Irak, par exemple. Dans sa (longue) publicité, dont la diffusion a coûté plus de 3 millions de dollars, M. Obama parle du pays que les Etats-Unis ont envahi et détruit, mais presque uniquement sous l’angle d’un gisement d’économies à consacrer à d’autres priorités, économiques et sociales : « L’une des plus grosses économies que nous pouvons réaliser sera de changer notre politique en Irak. Nous y dépensons 10 milliards de dollars par mois. Si nous voulons être aussi forts à l’intérieur que nous le sommes à l’extérieur, nous devons regarder comment conclure cette guerre. » Aucune échéance précise pour le rapatriement des troupes américaines n’était indiquée dans le spot, aucun engagement relatif au retrait des bases militaires en Irak.

4 novembre 2008, Le jour où rien ne changea, Le Monolecte

Alors que les mauvaises nouvelles économiques tombent avec la régularité et la violence d’une averse orageuse, le monde entier (enfin, ceux qui ne sont pas en train de crever de faim, de froid, de guerre, du SIDA, de pauvreté…) suspend son souffle et attend, figé, que le verdict tombe des urnes américaines. Cette attente est d’autant plus forte que la candidature de Barack Obama est présentée depuis la fin des primaires comme une révolution intrinsèque, la quasi-promesse d’une révolution profonde et douce à la fois. En fait, l’Occident qui titube sous le poids de ses propres turpitudes attend son homme providentiel, son sauveur… ce qui, l’Histoire nous l’enseigne, est toujours une très mauvaise idée en soi. 

[...]

Parce que, selon toute vraisemblance, la déception sera à la hauteur de l’espoir insensé qui va probablement donner à Obama le job le plus pourri de la planète : celui de président d’un pays totalement ruiné, lessivé, avec une population qui s’enfonce dans la misère, des retours de manivelle annoncés en cascade, que ce soit du point de vue social, politique, géostratégique, diplomatique, environnemental et bien sûr économique. [...] Pour sortir élégamment de ce piège à con, il faudrait quelque chose de totalement inédit, nouveau, imprévisible. Pas juste une rupture de casting, mais un véritable changement de société, le renoncement immédiat et définitif à un système mortifère, injuste, vorace et malsain, mais qui se trouve être le pilier de l’imaginaire de ce pays : le rêve américain, l’aspiration matérialiste à l’accumulation du superflu et au confort bourgeois.

Commentaires : Dire que les États-Unis sont “un pays totalement ruiné” est excessif car ce sont les pays créditeurs qui paient la facture de la casse.

4 novembre 2008, Cinq vérités de gauche sur l’élection présidentielle américaine et sur Barack Obama, Blog + rouge + vert

1. Obama prône une politique économique de droite
2. Il existe une gauche socialiste aux Etats-Unis
3. Il existe un mouvement écologiste conséquent aux Etats-Unis
4. Obama prône la poursuite du militarisme et de l’impérialisme étasunien
5. Le financement privé de la campagne d’Obama fragilise la démocratie américaine 

Après l’élection


Source : ContreInfo

Deux ans de campagne, deux ans de pronostics foireux, Rue89

L’Amérique n’est pas prête pour un président noir. Les supporters d’Hillary Clinton aigris par la nomination d’Obama vont voter McCain. De toute façon, c’est l’argent qui décide… Pendant deux ans, les élections ont été l’occasion d’un feu d’artifices de grandes vérités et de pronostics… Ils sont tous ou presque tombés à l’eau. 

[1] [2] Commentaires : De toutes les “prévisions foireuses”, la plus drôle fût celle qui affirmait que Obama ne sera pas élu à cause du soi-disant effet Bradley accrédité par les médias.

Obama, auréolé de sa victoire, se réveille face à des défis colossaux, AFP – Yahoo! Actualités

Dès son discours mardi soir à Chicago, Barack Obama soulignait “l’immensité de la tâche” à laquelle il va devoir s’atteler, au moment où les Etats-Unis traversent leur plus grave crise financière depuis celle de 1929. 

La récession menace, le chômage atteint déjà 6,1% de la population active et le déficit public est proche des 500 milliards de dollars. Le pays est aussi engagé dans des conflits qui s’éternisent en Irak et en Afghanistan.

“A l’heure où nous célébrons la victoire, nous savons que les défis de demain sont les plus importants de notre existence – deux guerres, une planète en péril, la plus grave crise financière depuis un siècle”.

“La route sera longue. Le chemin sera escarpé. Nous n’atteindrons peut-être pas notre but en un an ou même en un mandat, mais (…) le peuple américain y arrivera”, a-t-il promis.

Commentaires : Barack Obama devra faire “le sale boulot”, c’est-à-dire faire accepter les mesures anti-sociales pour sauver l’économie américaine et poursuivre la guerre en Afghanistan.

Crise financière : Obama et les démocrates attendus au tournant, AFP – Yahoo! Actualités

Le futur président, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, va pouvoir s’appuyer sur une forte majorité démocrate dans les deux chambres du parlement. Mais faute de résultats rapides, la sanction des électeurs pourrait tomber rapidement sur les démocrates, comme l’a déjà montré l’histoire politique du pays. 

Commentaires : Andrew Taylor se présente comme “professeur de sciences politiques à l’université de Caroline du Nord” pour crédibiliser ses propos partisans.

Afghanistan : la victoire d’Obama assombrie par une nouvelle bavure, AFP – Yahoo! Actualités

Notre première et plus importante demande (au président Obama), notre priorité, c’est de mettre fin aux frappes visant les civils en Afghanistan. La guerre contre le terrorisme ne doit pas être livrée dans les villages afghans”, a souligné Hamid Karzaï, au cours d’une conférence de presse. 

“Au moment même où je vous parle, nous avons de nouveau des victimes civiles. Dans le district de Khah Wali Kot de la province de Kandahar, des civils ont été tués dans un bombardement. Il faut y mettre un terme”, a-t-il poursuivi.

Dans le village de Wacha Bakhta, un correspondant de l’AFP n’a trouvé que désolation, bâtiments en ruines et morceaux de chair, les cris et la douleur ayant brutalement succédé à la joie de célébrer ensemble un mariage.

Le président afghan Hamid Karzaï a affirmé que 40 civils, y compris des femmes et des enfants, avaient été tués dans un bombardement des forces internationales lundi sur un village du sud de l’Afghanistan, l’armée américaine évoquant de son côté un “incident”.

Commentaires : On peut sérieusement douter d’une victoire militaire en Afghanistan “contre Al-Qaïda et les talibans” (AFP – Yahoo! Actualités) et plus encore de la légitimité politique de cette guerre.

L’élection d’Obama est une victoire extraordinaire pour la démocratie américaine – Economie et bourse, Capital

Capital.fr : Obama va-t-il pouvoir mettre en place ce fameux changement ?
Charlotte Lepri : Ce sera très compliqué. Barack Obama ne dispose que d’une faible marge de manœuvre. D’un côté le nouveau président doit affronter la crise économique et l’explosion des déficits. De l’autre il doit composer avec les puissants lobbys et le Congrès qui sont autant de contre pouvoirs. [...] les membres du Congrès défendent d’abord les intérêts locaux et peuvent donc s’opposer à la politique d’Obama. 

Commentaires : Contrairement à ceux qui disent que Obama ne pourra rien faire, il est important de tenir compte de l’importance de sa victoire (taux de participation, majorité des d’électeurs, majorité des des grands électeurs, majorité à la Chambre des députés et au Sénat). Dans la même configuration, on parlerait en France d’”État Obama”. Malgré la crise financière, Obama a les moyens mais pas la volonté politique d’un changement.

Obama plébiscité, affaires-strategiques

Dans les chiffres, la victoire de Barack Obama est écrasante, et conforme aux prévisions circulant depuis plusieurs semaines. 

[...]

Les défis qui attendent le nouveau président sont multiples, que ce soit sur la scène intérieure (crise économique et sociale, baisse de la confiance, crise du logement…) ou sur la scène internationale (guerres en Irak et en Afghanistan, enjeux globaux comme l’environnement ou l’énergie, et détérioration de l’image de Washington).

Evidemment historique mais il faut savoir pourquoi, Dedefensa

Les qualificatifs sont à mesure de l’événement mais c’est dans l’événement qu’il faut chercher sa véritable mesure. Rien de ce qui s’est passé hier aux USA n’aurait été possible si la situation n’y était pas celle d’une crise tragique. Ce vote historique est celui d’une période tragique de l’Histoire, nullement le renforcement des arguments intéressés des idéologues habituels de notre temps. Ce vote historique est celui de notre crise générale, et, cette crise, ces mêmes “idéologues habituels de notre temps” en portent la responsabilité qu’ils ont reprise avec entrain de leurs prédécesseurs. 

Obama : Pourquoi il risque de nous décevoir, Agoravox – Yahoo! Actualités

1. Il est le président des Etats-Unis d’Amérique. Et pas de l’Europe, ne nous en déplaise.
2. La crise économico-financière est insoluble à court-terme.
3. L’Afghanistan reste une priorité militaire.
4. Nos attentes sont disproportionnées
5. Un messie qui n’est pas prophète.
[...]
Les dictatures de l’émotion et de l’immédiateté sont les principaux ennemis du premier mandat de Barack Obama. Dans un premier temps, tout lui sera permis. Qu’il demande et il sera exaucé. Le second temps sera celui du contre-coup. Où ceux qui ont cru en lui demanderont des comptes. Leur croyance et leur confiance contre un bon retour sur investissement, si possible rapide et sans efforts. 

Victoire d’Obama, victoire de Piolin ?, La Sociale

Commentaires : Un article intéressant sur les latinos, majoritairement Mexicains, qui travaillent sans papiers aux États-Unis. 

Et si l’élection d’Obama ne changeait rien ?, Contre-Feux

Barack Obama devient le 44ème Président des Etats-Unis. Le moment est historique : c’est la première fois qu’un afro-américain occupe ce poste, et, a fortiori, celui d’homme le plus puissant de la planète. 

Après l’administration Bush, le changement semble démesuré. Pourtant, à y regarder de plus près, la fin de campagne du candidat démocrate a pris un virage à droite, passé sous silence par la presse européenne. Condamné à rassembler pour être élu, Obama a multiplié les déclarations, notamment en politique étrangère, qui laissent perplexe quant à sa volonté de changement.

La crise financière pourrait de surcroit l’empêcher d’appliquer son programme économique et social. Si le candidat Barack a redoré l’image de l’Amérique dans le monde, le président Obama pourra-t-il réformer le pays en profondeur ?

Commentaires : Un dossier qui n’apporte pas grand chose à ce que d’autres ont déjà dit, notamment Alternatives International.

Réactions à la victoire "historique" de Barack Obama

Classé dans : Revue de presse, USA — Monde en Question @ 15:02
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«Un Américain du nom de Barack Hussein Obama, fils d’une femme blanche et d’un homme noir qu’il a à peine connu, élevé par ses grand-parents à l’écart du mouvement de puissance et de richesse américain, est élu 44e président des Etats-Unis.»
Éditorial du New York Times

Présidentielle américaine : les résultats en direct Etat par Etat, NouvelObsTV5RFICBS

Election américaine : le jour d’après, Libération

Le discours Barack Obama :
• Extrait vidéo et verbatim traduit en français, NouvelObs
• Vidéo intégrale traduite en français, Public Sénat – LibérationPublic Sénat – Dailymotion
• Vidéo intégrale traduite en français, France 24 – Agoravox
• Verbatim traduit en français, ContreInfo

Discours de John McCain traduit en français, INFOCOM – Dailymotion

La joie profonde des Démocrates, l’amertume des Républicains, RFI

Extrait du discours de Barack Obama devant ses supporters réunis à Chicago (Illinois).
Extrait du discours de John McCain devant ses supporters réunis à Phoenix (Arizona).
Extrait de l’allocution de Nancy Pelosi, la leader démocrate des Démocrates à la Chambre des représentants. 


Source : Blog de Siné

Revue de presse internationale, France 24
La revue de presse de Télématin, France Télévisions
La revue de presse de France Inter, Radio France
Revue de presse européenne, euro|topics
Revue de presse américaine, NouvelObs
Revue de presse britannique, NouvelObs
Revue de presse italienne, NouvelObs
Revue de presse française, NouvelObs
Revue de presse américaine, Libération
Tour d’horizon des sites de presse américains, Libération

Les réactions dans le reste du monde, NouvelObsChallenges

Asie
• Taro Aso, Premier ministre japonais, a félicité Barack Obama et promis de renforcer les relations avec les Etats-Unis, principal allié du Japon.
• Hu Jintao, président chinois, félicite Barack Obama, indiquant vouloir élever les relations entre la Chine et les Etats-Unis à un nouveau niveau.
• Les Philippines ont félicité le démocrate Barack Obama pour sa victoire “historique” à l’élection présidentielle américaine, appelant à une plus étroite coopération entre les deux pays.
• Kevin Rudd, premier ministre australien : “Il y a 45 ans, Martin Luther King avait fait le rêve d’une Amérique où hommes et femmes seraient jugés non pas sur la couleur de leur peau mais sur leur personnalité”.
• Helen Clark, Premier ministre travailliste néo-zélandais, félicite Barack Obama, attendant de “travailler avec lui” sur les questions de la crise financière et du réchauffement climatique. 

Amérique latine
• Michelle Bachelet, présidente chilienne a “publiquement salué l’élection de Barack Obama comme nouveau président des Etats-Unis” et exprimé, au nom du Chili, ses “vœux de succès pour son administration”.
• Luiz Inacio Lula da Silva, président brésilien : “L’élection du premier noir de l’Histoire des Etats-Unis est un fait extraordinaire, surtout celle d’une personne qui a démontré sa compétence politique, comme le président (élu) Obama”.
• José Miguel Insulza, secrétaire général de l’Organisation des Etats américains (OEA) : “Les Etats-Unis vont changer après (l’élection de Obama) hier, cela ne fait aucun doute”. “Il va y avoir un changement fondamental, un revirement de la politique nord-américaine de ces dernières années, mais cela se produit en un moment difficile de crise économique”.
• Jorge Taiana, ministre des Affaires étrangères d’Argentine : “C’est un message d’espoir. C’est la confirmation de la fin d’un cycle dans le monde, dominé par le néolibéralisme”.
• Hugo Chavez, président vénézuélien a félicité Barack Obama pour son “élection historique” et exprimé sa volonté d’établir de “nouvelles relations” avec les Etats-Unis et relancer “un agenda bilatéral constructif” pour le bien-être des deux peuples.
• La Colombie félicite Barack Obama, à qui elle “réitère sa disposition à continuer à travailler sur des thèmes communs”.
• Felipe Calderon, président mexicain, adresse un courrier à Barack Obama pour le féliciter de “son triomphe” et l’inviter à visiter “prochainement” le Mexique.

Moyen-Orient
• L’Iran : “L’élection d’Obama à la présidence américaine est un signe évident que le peuple de ce pays exige des changements de fond dans la politique nationale et étrangère américaine”.
• L’ancien président du Parlement iranien, le conservateur Gholam-Ali Hadad-Adel : “Pour sortir du bourbier dans lequel ils ont été plongés par Bush, les Américains doivent changer de politique.
• Ehud Olmert, le Premier ministre israélien sortant a salué la victoire “éclatante et historique” de Barack Obama, émettant l’espoir d’un “resserrement” des relations bilatérales et des progrès dans le processus de paix.
• Benjamin Netanyahu, chef de l’opposition de droite et candidat au poste de Premier ministre en Israël, s’est dit convaincu qu’il pourra œuvrer à la paix au Proche-Orient avec le nouveau président américain Barack Obama.
• Le mouvement islamiste palestinien Hamas : Barack Obama “doit tirer la leçon des erreurs des précédentes administrations, notamment celle de Bush qui a détruit l’Afghanistan, l’Irak, le Liban et la Palestine.
• Mohsen Bilal, ministre syrien de l’Information, dont le pays est en froid avec les Etats-Unis, a exprimé l’espoir que l’élection de Barack Obama à la présidence américaine contribuerait à “un changement de la politique extérieure” de Washington.
• Amr Moussa, le secrétaire de la Ligue arabe a salué l’élection “historique” de Barack Obama à la Maison Blanche et a appelé le nouveau président à être un “médiateur honnête” de la paix au Proche-Orient, contrairement à l’administration américaine actuelle.
• Yousuf Raza Gilani, Premier ministre pakistanais a félicité Barack Obama pour sa victoire à la présidence des Etats-Unis, en estimant que cette élection allait promouvoir “la paix et la stabilité” dans la région.
• Mahmoud Abbas, dirigeant palestinien: “Le président Abbas félicite le président américain élu Barack Obama en son nom et au nom du peuple palestinien et espère qu’il va accélérer les efforts déployés en vue de parvenir à la paix, d’autant que le règlement du problème palestinien et du conflit israélo-arabe est la clef de la paix mondiale”.
• En Afghanistan, le président Hamid Karzaï a déclaré que “l’élection du sénateur Barack Obama à la présidence des Etats-Unis a fait entrer le peuple américain et avec lui le reste du monde dans une ère nouvelle”.
• Le Soudan, par la voix du porte-parole des Affaires étrangères, a exprimé l’espoir mercredi que la victoire de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis introduirait “un changement réel” dans les relations très tendues entre les deux pays.

Afrique
• Abdoulaye Wade, le président sénégalais : “Il va y avoir quelque chose de changé au niveau mondial. Mais je souhaiterais surtout que cela amène un changement en France”.
• Kofi Annan, l’ancien secrétaire général de l’Onu : “C’est un changement radical à la tête des Etats Unis d’Amérique”.
• Nelson Mandela, le premier président noir d’Afrique du Sud, a félicité le démocrate Barack Obama pour son élection à la présidence américaine, un exemple, selon lui, que tout le monde pouvait “rêver” de changer le monde. “Votre victoire a démontré que personne, partout dans le monde, ne devrait avoir peur de rêver de changer le monde pour le rendre meilleur”.
• Zine El Abidine Ben Ali, président tunisien a adressé mercredi un message de félicitation au président élu Barack Obama.

États-Unis
• John McCain, candidat républicain battu, reconnaît sa défaite et indique avoir téléphoné à son adversaire démocrate Barack Obama pour le féliciter. “Le peuple américain s’est exprimé”, déclare-t-il en direct à la télévision. “Cet échec, c’est le mien, pas le vôtre”. “Le peuple américain a parlé, et il a parlé clairement”.
• George W. Bush, président américain, appelle Barack Obama pour le féliciter de sa victoire lors d’une “superbe” soirée électorale, a indiqué la porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino.
• Condoleezza Rice, la secrétaire d’Etat américaine a jugé “exaltante” l’élection de Barack Obama à la Maison Blanche et dit qu’elle était fière que les Etats-Unis aient élu leur premier président noir.
• Colin Powell, ancien secrétaire d’Etat américain dans la première administration de George W. Bush : “Le président-élu Obama sera le président de toute l’Amérique”. “Il se trouve également qu’il est noir, ce qui en fait un événement vraiment, vraiment historique”.

Europe
• José Manuel Barroso, président de la Commission européenne : “Nous devons tranformer la crise actuelle en opportunité. Nous avons besoin d’un ‘new deal’ pour un nouveau monde.
• Horst Köhler, président allemand, a félicité Barack Obama pour sa victoire à l’élection présidentielle américaine, indiquant dans un communiqué qu’il pouvait compter sur l’Allemagne “comme partenaire fiable et ami de longtemps”.
Angela Merkel, chancelière allemande : “Je vous félicite pour votre victoire historique à l’élection présidentielle” . “Soyez convaincu que mon gouvernement est conscient de l’importance et de la valeur de notre partenariat transatlantique”.
• Frank-Walter Steinmeier, ministre allemand des Affaires étrangères: “Je félicite Barack Obama du fond du coeur, avec sympathie et respect,” affirme Steinmeier, ajoutant qu’il connaissait le candidat démocrate en tant “qu’homme qui sait surmonter les difficultés” et “qui sait écouter”. “L’Amérique a voté pour le changement, en politique intérieure comme extérieure”.
• Gordon Brown, premier ministre britannique, a félicité Barack Obama pour son élection à la présidence américaine, saluant ses “valeurs progressistes et sa vision pour l’avenir”.
• Lech Walesa, chef historique du syndicat polonais Solidarité: “Je le félicite même si c’est une grande inconnue” qui nous attend. “Il a défendu les règles économiques capitalistes tout en représentant un populisme social”. “Il y a bien des choses qu’il connaît pas mais peut-être grâce à cela il saura découvrir de nouvelles formules de gouverner cette puissance mondiale”. Selon lui, les Etats-Unis restent une puissance militaire mais leur situation économique est moins bonne et leur “situation politique encore moins bonne”.
• Mikhaïl Gorbatchev, ex-numéro un soviétique : “J’ai déjà dit il y a deux ou trois ans que l’Amérique avait besoin d’une perestroïka, et cela a toujours été accueilli par des hourras aux Etats-Unis”.
• Dmitri Medvedev, président russe : “Nous espérons que nos partenaires, la nouvelle administration des Etats-Unis, feront le choix de bonnes relations” avec la Russie.
• Miguel Angel Moratinos, ministre espagnol des Affaires étrangères : “La volonté de changement a donné (à Barack Obama) un appui majoritaire dans la société nord-américaine.
• Brian Cowen, Premier ministre irlandais : “L’extraordinaire histoire personnelle de Barack Obama –associée à son éloquence et à ses énormes talents politiques– adresse un message d’espoir puissant aux amis de l’Amérique à travers le monde”.
• Mary McAleese, présidente irlandaise : Une élection qui constitue une “source d’espoir, pas seulement en Amérique, mais également dans le reste du monde, notamment en ces temps troublés marqués par l’angoisse et l’incertitude”.
• Silvio Berlusconi, chef du gouvernement italien : “Je suis absolument convaincu que l’amitié et la coopération entre nos deux pays continueront à croître et à se renforcer”.

France
• Jacques Chirac, ancien président : “Alors que votre élection suscite dans le monde émotion et espoir en ces temps difficiles, je ne doute pas que la France et le peuple français auront à coeur d’entretenir et d’approfondir avec votre pays et le peuple américain, les liens d’amitié et de coopération si intenses qu’une longue histoire commune a forgés”.
• Nicolas Sarkozy chef de l’Etat français : “Quel que soit le pays, quelle que soit la région du monde, c’est le changement qui avait gagné, qu’Obama avait dans cette campagne incarné la rupture.
• François Bayrou, président du Mouvement démocrate (MoDem) : “Après le désastre des années Bush (…), l’élection de Barack Obama fait que le monde respire mieux”. “Nous savons que le nouveau président n’aura pas une baguette magique, qu’il ne résoudra pas tous les problèmes en un jour”, et que “dans l’ombre, de puissants intérêts ne se laisseront pas oublier”.

• Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR : “Ce qu’on peut espérer en tous les cas, c’est que la classe politique française ne se rue pas sur l’effet Obama pour en faire un effet marketing, et nous sortir un belle unanimité qui ne sera qu’une unanimité de façade”.
• Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF: “Pour celles et ceux qui se battent contre le racisme, les discriminations, dans le combat pour l’égalité, il y aura un avant et un après 4 novembre 2008.
• Jean-Michel Baylet, président du Parti Radical de gauche : “La victoire historique de Barack Obama est celle de la générosité, de la fraternité et de l’espoir de paix dans le monde.
• Les Verts : “C’est un symbole d’une portée immense pour un pays marqué par l’histoire de l’esclavage et la discrimination, et pour le monde entier.
François Hollande, le premier secrétaire du Parti socialiste a salué l’élection “si symbolique” de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis, et appelé à “un dialogue nouveau” de l’Europe et de la France avec l’Amérique.

Commentaires : En bref, beaucoup de platitudes à quelques exceptions près (Lech Walesa et François Bayrou).

Alors que la Chine poursuit sa politique de “coexistence pacifique” avec les États-Unis, la Russie durcit le ton.

Obama ou McCain, Pékin veut une relation stable avec Washington, Aujourd’hui la Chine

La Chine suit de près la campagne électorale américaine, et quelle que soit l’issue du duel entre le démocrate Barack Obama et le républicain John McCain, la priorité pour Pékin est la stabilité de sa relation avec Washington. 

Présidentielle américaine: un événement majeur pour la Russie, RIA Novosti

L’élection d’un nouveau président aux Etats-Unis et le départ de l’administration Bush revêtent une importance colossale pour Moscou, indique mercredi le quotidien Rossiïskaïa gazeta. 

L’angoisse s’accroît car les élections du 4 novembre se sont déroulées sur fond de rhétorique antirusse accentuée, caractéristique ces derniers temps des interventions des élites politiques américaines.

“La Russie aura du mal à coopérer avec le nouveau président des Etats-Unis, quel qu’il soit. Ceci est dû en premier lieu au fait que c’est dorénavant la Russie que l’establishment américain présente comme un ennemi, et non plus le monde islamique, comme le faisait l’administration Bush”, affirme Evgueni Mintchenko, directeur de l’Institut international d’expertise politique.

Les experts sont convaincus que dans la définition de sa politique vis-à-vis de Moscou, Barack Obama accordera davantage d’attention aux problèmes de politique intérieure russe, notamment au pluralisme politique et à la liberté d’expression.

Dans le même temps, les experts estiment qu’il aurait été plus facile [pour la Russie] de s’entendre avec les républicains, qui sont pragmatiques par nature. Barack Obama, lui, bien qu’il n’ait pas de raisons personnelles de haïr la Russie, est un homme dont on ne sait qu’attendre. “Il sera difficile de travailler avec Obama, car c’est un idéaliste [...] Mais compte tenu de son âge, il lui sera plus facile qu’à John McCain, un homme âgé, d’entrer en contact avec le président russe Dmitri Medvedev”, estime Evgueni Mintchenko.

Le député russe Andreï Kokochine, qui a plusieurs fois participé à des négociations avec des représentants de l’administration américaine, affirme que les relations russo-américaines, après l’arrivée d’une nouvelle équipe à la Maison Blanche, seront marquées dans les premiers temps par les retombées de la crise financière. “Cette fois-ci, c’est la situation économique et financière qui dictera l’ordre du jour dans les relations russo-américaines”.

ABM : Dmitri Medvedev dévoile son plan de riposte, RIA Novosti

Le président russe Dmitri Medvedev a durci le ton face aux Etats-Unis, promettant mercredi des “mesures de rétorsion” en cas de déploiement du bouclier antimissile américain. 

Dans son premier message annuel adressé à l’Assemblée fédérale (parlement russe), quelques heures seulement après l’annonce de la victoire du sénateur démocrate Barack Obama à l’élection présidentielle américaine, M. Medvedev a d’abord espéré bâtir un partenariat constructif avec Washington.

Sans citer nommément M. Obama, le chef du Kremlin a ensuite étalé les “mesures de rétorsion” qu’il comptait mettre en oeuvre pour le cas où le nouveau locataire de la Maison Blanche poursuivrait la politique de l’administration Bush, notamment relative à l’extension de l’OTAN et au déploiement du bouclier antimissile américain en Pologne et en République tchèque.

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Medvedev cible les États-Unis dans son discours à la Nation, Reuters – Yahoo! Actualités

Dmitri Medvedev a donné la mesure des défis qui attendent Barack Obama en annonçant le déploiement par Moscou de missiles dans son enclave de Kaliningrad pour “neutraliser” le projet de bouclier antimissile américain. 

McCain ou Obama, qui est le meilleur pour l’Inde ?, Aujourd’hui l’Inde

Comme partout dans le monde, les Indiens semblent avoir succombé à l’Obamamania. Alors que l’élection américaine passionne la presse indienne, une question demeure : qui de McCain ou d’Obama serait le meilleur président américain pour servir les intérêts de l’Inde ? 

Optimisme prudent au Proche-Orient après l’élection d’Obama, Reuters – Yahoo! Actualités

Pour Thabet Salem, journaliste syrien en vue, le monde arabe doit se réjouir de l’élection du sénateur métis, “non pas parce qu’il a gagné mais parce cela signifie le départ du président George W. Bush, véritable sangsue, et de sa clique”. 

La politique proche-orientale de Bush a suscité, de la Syrie à l’Irak en passant par les territoires palestiniens et le Liban, un fort ressentiment et sa “guerre contre le terrorisme” a été interprétée comme une croisade déguisée contre l’islam.

Barack Obama aura pour tâche de ‘réparer les pots cassés’ par son prédécesseur au sein des mondes arabe et perse, tout en s’efforçant de convaincre ses compatriotes qu’il saura éviter une répétition du 11 septembre 2001.

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Seuls les responsables israéliens veulent croire à la continuité entre la politique de l’administration Bush et celle d’Obama, bien qu’ils se méfient de la quête de changement du sénateur métis.

“Nous ne doutons pas que la relation spéciale entre Israël et les Etats-Unis se poursuivra et se renforcera sous l’administration Obama”, a déclare le Premier ministre israélien sortant Ehud Olmert.

Sa ministre des Affaires étrangère, Tzipi Livni, et le leader de l’opposition de droite, Benjamin Netanyahu, ont formulé des commentaires analogues.

Réactions françaises à l’élection d’Obama en France : les politiques, le sociologue et les citoyens, Agoravox TV

Trois types de réactions françaises à l’élection de Barack Obama au poste de président des Etats-Unis : des hommes politiques (Laurent Fabius, Alain Juppé et Nicolas Dupont-Aignan), un sociologue (Emmanuel Todd) et des citoyens interviewés dans la rue. 

Victoire "historique" de Barack Obama

Classé dans : USA — Monde en Question @ 10:24
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CNN prédisait la victoire de Barack Obama dès 21H (heure New York)

Source : CNN México

Barack Obama, premier Noir à la Maison Blanche, AP – Yahoo! Actualités

“Le changement est arrivé en Amérique”, a déclaré Barack Obama, qui avait fait campagne pendant près de deux ans sur la nécessité de rompre avec l’ère Bush. Venue écouter dans un parc de Chicago son premier discours de président élu, la foule a célébré sa victoire en applaudissant, en criant de joie et en agitant des drapeaux américains. Beaucoup de sympathisants avaient les larmes aux yeux, dont le révérend Jesse Jackson, militant historique des droits civiques et candidat à deux reprises à l’investiture démocrate.
[...]
La victoire d’Obama marque l’avènement d’une nouvelle génération d’hommes politiques qui n’ont pas été marqués par la guerre du Vietnam. Obama était encore enfant lorsque la plupart des soldats américains en sont revenus, alors que John McCain, 72 ans, a été prisonnier au Vietnam. 

Elle marque également le rejet final de la politique de Bush. La popularité du président sortant avait augmenté après les attentats du 11 septembre 2001 mais s’était effondrée lorsque son administration avait échoué à venir efficacement en aide aux populations sinistrées par l’ouragan Katrina. La guerre en Irak et la crise financière avaient achevé de l’enfoncer.

Les résultats de la présidentielle Etat par Etat, TV5RFICBS

A 11h00 GMT, d’après les résultats de 48 Etats et du district fédéral (Washington DC, la capitale), le démocrate Barack Obama avait obtenu 349 mandats de grands électeurs contre 163 à son adversaire républicain John McCain. Pour être élu, il devait obtenir la majorité des mandats (270) sur 538. Après le nom de chaque Etat figure le nombre de ses grands électeurs. Le vainqueur de chaque Etat remporte la totalité des mandats, à l’exception du Maine et du Nebraska qui les répartissent à la proportionnelle. 

Victoire d’Obama : une élection saluée par la presse mondiale, AFP – Yahoo! Actualités

Les journaux du monde entier ont salué mercredi à l’unisson l’élection “historique” de Barack Obama à la Maison Blanche, estimant qu’elle allait non seulement transformer la face des Etats-Unis mais également la planète. 

Obama : Pourquoi il risque de nous décevoir, Agoravox – Yahoo! Actualités

1. Il est le président des Etats-Unis d’Amérique. Et pas de l’Europe, ne nous en déplaise.
2. La crise économico-financière est insoluble à court-terme.
3. L’Afghanistan reste une priorité militaire.
4. Nos attentes sont disproportionnées
5. Un messie qui n’est pas prophète.
[...]
Les dictatures de l’émotion et de l’immédiateté sont les principaux ennemis du premier mandat de Barack Obama. Dans un premier temps, tout lui sera permis. Qu’il demande et il sera exaucé. Le second temps sera celui du contre-coup. Où ceux qui ont cru en lui demanderont des comptes. Leur croyance et leur confiance contre un bon retour sur investissement, si possible rapide et sans efforts. 

Evidemment historique mais il faut savoir pourquoi, Dedefensa

Les qualificatifs sont à mesure de l’événement mais c’est dans l’événement qu’il faut chercher sa véritable mesure. Rien de ce qui s’est passé hier aux USA n’aurait été possible si la situation n’y était pas celle d’une crise tragique. Ce vote historique est celui d’une période tragique de l’Histoire, nullement le renforcement des arguments intéressés des idéologues habituels de notre temps. Ce vote historique est celui de notre crise générale, et, cette crise, ces mêmes “idéologues habituels de notre temps” en portent la responsabilité qu’ils ont reprise avec entrain de leurs prédécesseurs. 

Autres points de vue critique : Les origines et les implications de la crise financière : une analyse marxiste, WSWS
Première partie
Deuxième partie
Troisième partie

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