Monde en Question

4 novembre 2008

Déposséder les possédants

Classé dans : Economie sociale — Monde en Question @ 13:34
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Chaque conflit social de grande ampleur voit resurgir le mot d’ordre de grève générale. Cette idée, apparue à la fin du XIXe siècle, fit l’objet de vifs débats entre syndicalistes révolutionnaires et socialistes. Miguel Chueca publie un recueil de textes de l’époque qui permet de restituer les enjeux de cette controverse intellectuelle et politique.

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L’intérêt de ce livre est de proposer un retour aux sources en présentant les différentes opinions émises sur la grève générale à la Belle Époque. En partant des textes de l’époque et des paroles des acteurs, on évite les jugements à l’emporte-pièce et les simplifications caricaturales auxquels on réduit souvent la grève générale. Néanmoins, plus qu’une fidèle restitution des positions qui s’exprimèrent à l’époque, l’éditeur a privilégié le point de vue de ses partisans puisque seuls deux textes (ceux de Jean Jaurès et du socialiste néerlandais Henri Van Kol) présentent le point de vue de ses adversaires. La perspective militante du livre privilégie donc les partisans de la grève générale, ceux que l’histoire a rejetés dans le camp des vaincus. C’est l’un des intérêts de ce livre que de donner la parole à des acteurs largement méconnus du syndicalisme révolutionnaire.

Pour reconstituer le débat et les différentes opinions qui s’exprimèrent, l’auteur a regroupé les textes de l’époque en quatre parties. Il donne d’abord la parole aux partisans de la grève générale comme Émile Pouget, Fernand Pelloutier ou le groupe des étudiants socialistes révolutionnaires internationalistes. La deuxième partie présente le débat sur la grève générale en donnant la parole à Jean Jaurès, qui en formule la première critique construite et systématique en 1901, et aux syndicalistes révolutionnaires qui lui répondent. La troisième partie présente les tensions qui divisent les socialistes sur la question de la grève générale : face à ceux qui n’y voient qu’une « utopie anarchiste » dangereuse, d’autres comme Paul Louis, plus proche du mouvement syndical, s’efforcent de développer des positions plus conciliantes. Enfin, la dernière partie donne la parole à Hubert Lagardelle et Georges Sorel, les théoriciens du syndicalisme révolutionnaire. Après 1901, en effet, la grève générale est considérée comme un acquis du mouvement syndical. Les syndicalistes ne croient plus nécessaire de s’étendre sur le sujet et il revient alors aux intellectuels d’en proposer une traduction plus théorique.

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Ce livre, doté par ailleurs d’un riche appareil critique et d’un très utile glossaire, permet donc au lecteur de plonger au cœur des débats qui traversent le mouvement syndical et socialiste au tournant du XXe siècle et de retrouver la passion qui animait les révolutionnaires du temps. L’éditeur affirme dans son introduction que le mot d’ordre de grève générale a disparu avec la guerre et qu’après 1918 « il ne cessera plus de perdre du terrain » (p. 35). Cette disparition rapide serait due au triomphe des deux modèles de socialisme politique – le modèle insurrectionnel et le modèle réformiste – auxquels la grève générale et le syndicalisme révolutionnaire s’étaient opposés.

Pour ou contre la grève générale ?, La vie des idées.

L’histoire ne se répète pas

Classé dans : Medias — Monde en Question @ 12:52
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Crise : doit-on craindre une montée des extrémismes comme en 1929 ?, Marianne
Crise : attention à la tentation de rechercher un «sauveur», Marianne

Commentaires : Marianne s’appuie habilement sur les propos d’un historien pour attisée la peur… d’un retour de l’extrême-droite. Cet hebdomadaire a l’habitude de surfer sur les fantasmes qui constituent son fond de commerce..

L’Allemagne s’oppose à Sarkozy

Classé dans : Economie politique — Monde en Question @ 12:17
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Sarkozy veut la nationalisation partielle des « entreprises stratégiques », WSWS

Le gouvernement allemand a fait savoir qu’il était « très sceptique » face à la tentative de Sarkozy de « jouer cavalier seul ». Le ministre allemand de l’Economie, Michael Glos (Union chrétienne-démocrate, CDU) a dit que les projets de Sarkozy contredisaient « tous les principes d’une politique économique couronnées de succès. » 

Le secrétaire du groupe parlementaire CDU-CSU au Bundestag a mis en garde contre le protectionnisme. « L’Europe est un espace économique qui est résolument contre le protectionnisme, » a-t-il dit au quotidien FAZ. Il a réclamé que la France « surmonte les différences traditionnelles dans le domaine de la politique économique et ne les cultive pas au quotidien. »

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Le journal économique Financial Times Deutschland a affirmé que Sarkozy a « trouvé son sujet et qu’il avance à présent avec persistance même à l’encontre de la résistance d’importants partenaires tels l’Allemagne : un revirement fondamental, et fondamentalement faux, de la politique économique européenne. » Le journal a instamment pressé le gouvernement allemand de s’opposer à Sarkozy : « Il ne peut pas y avoir de compromis de la part de l’Allemagne quant à cette tentative du président de jeter par-dessus bord le modèle économique européen. »

Le magazine allemand Wirtschaftswoche a placé la proposition de Sarkozy dans la « tradition du légendaire ministre des Finances de l’époque de Louis XIV, Jean-Baptiste Colbert, dont la théorie de base, “l’Etat doit tout contrôler et avant tout l’économie et les finances” a été depuis la prière secrète de presque tous les politiciens français. » L’Europe devant être protégée contre le capital étranger par le protectionnisme, et ce, dans une crise financière où le semi-continent Europe ne peut se permettre de renoncer au moindre investisseur financier.

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Une autre proposition faite par Sarkozy à Annecy a été refusée par l’Allemagne : la création d’un « gouvernement économique européen ». Selon Sarkozy, un tel organisme devrait émerger des « pays du groupe euro au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement ». L’Europe a besoin d’une politique commerciale, industrielle et économique. Désormais, « la politique jouera un plus grand rôle parce que l’idéologie de la dictature des marchés et de l’impuissance de l’Etat est morte avec la crise financière », a déclaré Sarkozy.

Présidence de l’Eurogroupe : Juncker s’oppose à Sarkozy, L’Express7 sur 7

Le chef de file des ministres des Finances de la zone euro a séchement recadré le président de la République. Nicolas Sarkozy a plusieurs fois émis l’idée de mettre en place un véritable gouvernement de la zone euro. Mais pour Jean-Claude Juncker, une telle “structure permanente” n’a pas lieu d’être. 

Crise financière : l’Europe veut “des mesures ciblées et temporaires”, Le Monde – Yahoo! Actualités

Après le succès du plan européen de sauvetage des banques, adopté le 12 octobre sous l’égide de Nicolas Sarkozy, le “gouvernement économique” que le chef de l’Etat français appelle de ses voeux a cependant du mal à se concrétiser face à la récession. Défendue lundi à Paris par le premier ministre François Fillon, l’idée du président français d’institutionnaliser des réunions au sommet de l’Eurogroupe, suscite toujours de fortes réticences. Le président de l’Eurogroupe, le premier ministre et ministre des finances du Luxembourg Jean-Claude Junker, s’est posé lundi, avec le soutien de la chancelière allemande Angela Merkel, en “président naturel” de la zone euro, en jugeant “peu utile d’institutionnaliser” de tels sommets. 

Eurogroupe, Yahoo! Actualités

Les sauveurs de la crise : Chine et pays du Golfe

Classé dans : Chine, Economie, Moyen-Orient — Monde en Question @ 11:16
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La France appelle à la coopération étroite avec la Chine face à la crise financière mondiale, Xinhua – Le Quotidien du Peuple

La France appelle à la coopération étroite entre la Chine et l’Union européenne afin de vaincre la crise financière mondiale, a déclaré lundi à Beijing l’ambassadeur français en Chine Hervé Ladsous. 

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M. Ladsous a souligné qu’il fallait renforcer le rôle de la Chine dans les institutions financières car la monnaie chinoise Renminbi est un grand acteur dans le système monétaire actuel.

L’Union Européenne et la France souhaitent travailler en étroite collaboration avec la Chine dans la résolution de la crise financière, Le Quotidien du Peuple

Hervé Ladsous a rappelé à quel point la Chine était un « acteur incontournable » dans la résolution de la crise financière et que la France, tout comme l’Union Européenne, attendait une « contribution active et positive » de sa part. Toutefois, il a tenu à souligner que les discussions devaient se faire dans un « esprit gagnant-gagnant » et qu’il était important d’adopter une « vision mutuelle et à long terme ». L’Ambassadeur a souhaité rappeler que le CIC, le fond chinois souverain, ne souhaitait pas une « prise de contrôle stratégique » mais plutôt des « placements rentables et à long terme». Pierre Mongrué, conseiller financier de l’Ambassade, a d’ailleurs précisé que les pays disposant de fortes réserves, tels que la Chine, devaient jouer un rôle complémentaire et non se substituer aux institutions financières internationales au détriment des pays pauvres. 

Le président chinois Hu Jintao se rendra au sommet du G20 à Washington, AFP – Aujourd’hui la ChineRIA Novosti

Le président chinois Hu Jintao assistera au sommet du G20 le 15 novembre à Washington sur la crise financière qui doit réunir les dirigeants des grands pays industrialisés et émergents, a annoncé mardi le ministère des Affaires étrangères. 

Le numéro un chinois se rendra au sommet avant d’entamer une tournée en Amérique latine, notamment pour participer au Pérou au sommet de l’Apec, le Forum de coopération économique Asie-Pacifique (22 et 23 novembre), a déclaré le porte-parole, Qin Gang.

Gordon Brown “optimiste” sur une aide financière des pays du Golfe au FMI, AFP – Yahoo! ActualitésNouvelObs

Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, s’est dit optimiste dimanche quant à la possibilité d’obtenir des monarchies pétrolières du Golfe une aide envers le FMI, dans le but de secourir les pays victimes de la crise financière. 

“Je pense que les Saoudiens vont contribuer, comme d’autres pays, et que nous aurons un fonds mondial plus important”, a déclaré M. Brown à la presse à Ryad, estimant que d’autres Etats du Golfe suivront.

“Les gens veulent investir à la fois pour aider le monde à traverser cette très mauvaise passe mais aussi pour travailler avec nous afin que nous soyons moins dépendants du pétrole et que nous ayons des prix du pétrole plus stables”, a-t-il ajouté.

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“J’ai bon espoir que vous et d’autres Etats du Golfe aurez la volonté de vous joindre à d’autres pays pour empêcher la crise de s’étendre, en aidant à renforcer le fonds international pour les économies affectées”, avait-il dit.

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